dimanche 28 décembre 2008

Rêve 24

Une histoire de pistolet et d'homme mort dans la salle.
Un salon avec des femmes et beaucoup de gens, et Thomaas (nous sommes dans son appartement mais il n'en a pas l'allure).
Une pièce circulaire et des phrases écrites dessus : Au pied de la nuit bondissait une étoile
Des rideaux.
On critique encore mes oeuvres, quel anéantissement.

Rêve d'hier :

Une fenêtre face à New York la nuit
Elle est sur une chaise,
Je soulève lentement son maillot jusqu'à soutenir ses seins
Et pincer leurs pointes,
Que d'amour terrassé !

vendredi 26 décembre 2008

Foire d'empoigne

La chair, blanche dans l'incendie
Luit comme jamais,
La chair, l'ombre des flammes danse sur elle
Autour perle la glace,
La chair, à mille lieux en dessous
Dort sérieusement,
La chair, meurtrie, abusée,
Pénètre la pure angoisse,
La chair, apprend à parler
Après les coups,
La chair, pâle et enfantine
Mordille ses premiers mets

Et déjà la chair,
Pourtant fébrile et affamée,
On a envie de l'embrasser

Comme de s'ouvrir le ventre
Pour que l'air passe mieux.

Une vague rouge caresse
Des mers aux continents
Les coeurs des humains,
Les circuits des robots,
Soudain folie,
Rafales dans ces chairs grises,
Fêtes qui se terminent
Lentement en noirs charniers,
Ballons de galas
Ecrasés sur la nuit,
Chevaux aux tripes traînantes,
Bellissimes trop belles pour être approchées
Saccagées comme des livres.

Maintenance :
De la crasse, de la rouille, de la charogne
Partout,
On s'éteint par habitude,
On perd prise dans la lave,
Générateur percé à l'aile,
On mange avarié,
On rêve mort.

QUELLE BLONDE ZIGURAT !

mercredi 24 décembre 2008

Le Sifflement

C'était juste après les fêtes, un bourdonnement imperceptible. Il fallait prendre des bonnes et longues douches et soulever son ventre, une légère pointe dans le tympan. Comme un petit peu d'eau niché dans le canal auditif, rien de grave, pencher la tête cinq secondes et réentendre le monde tout à coup, ouvert et vrai et non plus étouffé. Chanter, the Shadow of your smile, entière, rien à dire. Walking with the deads into a night of silence.

pardonnez-moi. j'écris d'un monde qui n'existe pas. un monde qui, à cause de cette légère anomalie a perdu toute la somme de cohérences acquises pendant deux millénaires. d'ailleurs, moi-même je n'existe pas, un humain doté de telles nuances dans l'élocution est impossible maintenant. disons que je suis une idée, un espoir, un drapeau. je suis tout ce que ces gens dans cette affliction auraient aimé laisser aux générations futures. je suis le langage, la forme, le fond. je suis ce qui ne sera plus.

Avant qu'Il ne se déclare, j'avais toujours vécu la peur au ventre. A dire vrai, je vivais de rêves en rêves, je vivotais entre eux. Chaque jour je me mettais dans les bras d'une femme différente ou à la tête d'une nouvelle affaire florissante. Je me plaisais à revêtir toutes ces casquettes dans le secret de mes contemporains. Il ne devait rien savoir de moi. Les passantes devaient toujours penser que je n'étais qu'un être faible et dégoûtant pour que je puisse les deshabiller tranquillement. Si elles devinaient seulement les paradis que j'inventais pour elles, elles s'affoleraient c'est sûr. Je devais rester celui que je croyais devenir ou tout tomberait par terre. A ce moment là, je ne me rendais pas compte de mes faiblesses.

Si l'on devait résumer les choses basiquement et de manière ordonnée, n'importe laquelle de mes connaissances me décrirait ainsi : un jeune homme pas très bavard, au teint pâle et à l'air effacé. Son travail ? Je crois qu'il fait la nuit, je ne sais plus où, dans une usine peut-être dans un hôtel. Des petites amies ? Je ne sais pas, quand je le croise il est seul, il me dit souvent qu'il est sur des pistes mais on en sait jamais plus. Mon avis général sur lui ? Je l'aime bien mais il ne fera que passer, je n'ai pas l'impression de pouvoir lui dire grand chose ou qu'il pourra m'apporter quoi que ce soit.

J'étais en effet, un être parfaitement aimable. J'étais également une chimie des plus creuses. Je n'avais pas appris à parler. Mes parents dans toutes les époques que mon cerveau façonne maladroitement n'avaient jamais cessé d'être des amas de chairs beuglantes dénués de sens. Il est commun également qu'une seule image et qu'un seul souvenir nous vienne en tête quand on vient à nous questionner sur l'enfance. Certains se rappellent de leur balançoire, d'autres du sein de maman, d'autres encore de la pâte à sel ou des ruades entre frères. Moi, je n'avais aucun souvenir de rien. J'étais une carcasse émotionnelle formidablement vide qui comme dit précedemment se contentait de morceaux de désir dérobés on ne sait où. J'étais un mal de l'époque, une absence de volonté. Lorsque l'on me disait de me tenir correctement à l'école, je ne rechignais pas mais je ne percevais pas absolument pas la finalité de tout ceci. Quand mes examens furent acquis, ma position n'avait pas bougé d'un iota. Ce n'est pas tellement que j'hésitais mais il était alors strictement inadmissible d'agir autrement. L'action n'était pas pour moi. C'est avec l'âge et les premières sorties que la peur a commencé à grossir.

je signale que. bien que cette introduction soit un tantinet verbeuse. elle est nécessaire à la bonne compréhension de mon histoire et donc de l'histoire de l'homme tel qu'il n'existera plus. voilà pourquoi rien ne vous sera épargné.

Elle était là dans ces sous-sol où l'on dansait des grands bonheurs. Elle était là quand il fallait faire le premier pas et quand je ressentais non plus une absence de volonté mais le regret de celle-ci. Je regrettais de ne pas pouvoir chuchoter aux oreilles des jeunes filles car je me disais que ça devait être agréable. Le monde tournait autour de ces chuchotements et j'étais assis dans mon silence. Quelquefois, une audacieuse, une malade, une miraculeuse osait me tirait le bras pour le coudre autour d'elle. Là, j'évoluais dans un temps et un espace où terreurs et paniques rythmaient toute la scène. C'était l'arrivée de réalité dans le giron du rêve et comme toute fin de conte ça tenait de l'effrayant. Pourtant à cet âge-là et c'est dommage pour moi, les filles n'étaient pas encore toutes des sottes, esclaves à leur tour d'un tout autre système. Mais là n'est pas la manoeuvre donc revenons à moi, les mains crispées, et, suintant sur le ciel des robes. Car il faut le comprendre et ceci rapidement car la fin viendra vite mais ces petites filles aux doux airs piétinaient en valsant mes fameux châteaux de sable.

Des châteaux pourtant célèbres dans les quatre coins du monde, farcis de douves et de donjons aux solides charpentes, avec ses chapelles vives, ses guérites solides. Alors comment rien qu'un pied de fillette pour écraser ces constructions fortes de plusieurs millénaires ? C'est facile, à l'heure des bals, le pied de fillette et le château de sable appartenaient à la même famille, celle du néant. Cependant l'univers est complexe et avant d'être au parfum, il me fallait comprendre également que même le néant avait plusieurs étages. Cela n'est pas très clair je sais mais cela ne l'était pas pour moi. Il faut saisir aussi que cela ne fait pas longtemps que je sais si je travaille effectivement dans une usine ou bien dans un hôtel.

/ /

We are puppets. Nous sommes des marionnettes. Certains disent du destin, d'autres disent du désir. Je dirais plutôt que nous sommes des marionnettes. Nous ne pouvons qu'avancer dans le noir. Nous n'avons pas grand chose à dire et parfois quand c'est fait, il n'y a personne pour nous écouter. Nous sommes des êtres de chairs, de sang, d'os, nous sommes faits pour nous reproduire. Pour engendrer convenablement et perpétuer la folie. Vivre est une folie, un mal de crâne épouvantable. Et puis il y a ces petits moments qui font que l'on supporte. Ces fois où, porté par la lumière du jour, on a envie de tout embrasser. Ces fois où, une tête se penche sur vous, une main est passée dans vos cheveux, des lèvres se mettent à traîner là où vous avez toujours cru que c'était infect. Ces fois là où un ami vous fait comprendre quelque chose de beau. Il n'y a rien de plus enrichissant et de plus fragile à la fois que de comprendre quelque chose de beau. Nous sommes des marionnettes, nous vivons le nez tendu vers le soleil en espérant qu'il fonde ou quelque chose s'en rapprochant. Nous n'irons jamais parler à la coiffeuse comme dans les films car c'est sûr, elle nous balancerait à la justice. Cet homme m'a parlé, il ne fait jamais ça d'habitude, parler à un inconnu, c'est au-dessus de ses forces. Quel acte monstrueux ! Il est sorti de son rôle. Vous a-t-il blessé ? Non, il m'a violé correctement. Cet homme. Vous êtes buveur ? Joueur ? Menteur ? Vous faites parti d'une secte ou d'une organisation parasataniste ? Avez-vous fait vos rappels ? Quelle question ! Je lui ai adressé la parole, j'avoue tout. J'avais les yeux qui partaient dans tous les sens, le front en sueur, les mains ramollis, le corps et l'âme tous entiers déchirés. Il fallait que je lui parle pour...vous voyez...nous sommes des êtres vivants...c'est dans nos qualifications de naissance...Pourquoi ne pas avoir attendu votre petite en tailleur gris comme tout le monde ? Pourquoi ne pas avoir guetté la vilaine secrétaire qui vous traiterait comme un rien ? Pourquoi ne pas avoir patienté le temps que les formes de votre demi-cousine s'apprennent ? Pourquoi pas monsieur ? Vous devez être un sacré pervers pour parlez avec une telle angoisse à une coiffeuse. Les coiffeuses sortent généralement avec des ouvriers incapables. Les hommes d'esprit tel que vous doivent eux s'en remettre à la paume et au sifflet comme on dit. Les hommes d'esprit tel que vous tombent sur des filles de bonne famille et se doivent de trouver un travail pour subvenir aux besoins conséquents de ces dernières. Les hommes d'esprit tel que vous monsieur, se doivent de mettre un tout petit peu l'esprit de côté s'ils ne veulent pas finir creux et catatoniques. Je me suis mis à penser que cette coiffeuse pouvait être quelqu'un de tout à fait charmant au-delà de sa fonction clairement débilisante. Je me suis mis à penser que derrière les franges parfaites et les bigoudis installés, une femme en émotion, sommeillait tendrement. Monsieur, une coiffeuse est une coiffeuse, elle coiffe, elle met en ordre les révolutions capillaires du quidam et ensuite elle s'en rentre chez elle, avec ou sans ouvrier. Elle n'en aurait rien à faire de vos histoires et de vos breloques déroulées à la plume et à l'encre. Les coiffeuses ne sont pas là pour vivre d'amour, de mots et d'eau fraîche. Les coiffeuses marchent à l'eau tiède. Je ne sais pas quoi faire de vous monsieur maintenant, vous êtes en tort mais je ne peux pas vous frapper sur la nuque, vous risqueriez de bâtir une grosse oeuvre sur cette maltraitance et de vous en féliciter par la suite, me faisant passer pour ridicule. Je ne suis pourtant pas ridicule, je dois seulement vous faire admettre qu'enfreindre le silence est un crime punissable. Des gens ont souffert plus que vous pour que ce silence existe. Des gens qu'on a mis en cage, qu'on a réduit à l'état de larves, pire même que les larves, pour que ce silence existe et soit respecté. Des gens ont eu la gorge tranchée pour ce silence, des femmes furent gazées à la chaîne pour ce silence. Des enfants, là pas si loin, à quelques kilomètres, en file indienne, fusillés, le chef de file, une balle dans le front, celui qui est tout à la fin voit tout le monde tomber. Tout ce monde pour ce silence et vous, sans considération aucune, vous vous permettez un romantisme avec cette coiffeuse au demeurant très peu jolie. Merci monsieur l'agent, vous savez, je me contente de faire mon travail, d'ailleurs sur vous, je verrais bien je sais pas moi, une houpette. Nous verrons cela plus tard, je dois d'abord m'occuper du monsieur. J'accepte, j'accepte, je deviens ouvrier. Vous ne pouvez pas monsieur, votre qualité est celle d'un homme de lettres, vous hantez les salons, vous mangez de la viande froide, vous rêvez plus que tout. Vous trempez votre doigt dans la misère et vous le ressortez et vous écrivez avec les larmes aux yeux, des larmes lumineuses. Vous faites la figure du siècle et nous derrière nous corrigeons selon nos méthodes. Ce qui fait que vous laissez derrière vous une impression douce et nostalgique d'une époque morte, proprement annihilée et que vous ne faites que réchauffer timidement le coeur de quelques aventuriers de la langue. Ils ne feront rien comme vous n'avez rien fait. Vous allez écrire des livres monsieur et des très intelligent mais vous ne ferez rien. Nous marcherons, nous construirons une Terre vue de l'espace encore plus juste qu'elle n'est aujourd'hui. La coiffeuse croisera son ouvrier et leurs machoîres s'uniront et sans même que l'acte ait ou non consistance, ils auront fait l'amour. Vous détaillerez les matins et nous les ferons jaillir. Vous périrez avec le sourire désastreux du savant et nous, nous continuerons. Destin, désir, non, juste un temps s'étirant jusqu'à sa limite. Disparition. Que l'on soit le premier ou le dernier dans la file, nous finirons le corps moite, gueulant et cherchant dans les draps.

lundi 22 décembre 2008

Je dois être cette autre chose

Rêve :

Je tiens un de mes manuscrits chiffonés
Qu'Olivier semble avoir lu
Il me dit : Ce n'est pas un roman, ça ne peut pas être ça
Il me chuchote l'abandon.

Je lui réponds et tout répond à cet abandon :

C'est la Mort.

///////////////

Je souffre de trop de vies que je ne vivrais jamais
De trop de cadavres dans tout le corps.

lundi 15 décembre 2008

Lune, mère blanche

The Dead Clock

Simulate the time

Papoteries pour l'hiver

...IL FAUT AVOIR VU BLOW OUT



l'écriture viendra sans se presser...

Pièce de vers pour une veuve nommée Marta
...
Leene...
La cloche de Leene...
Je repense à toi...
Ces mots que tu me disais
Tu ne peux pas leur dire...
Ce ne sont pas les mêmes, ils sont faits de froideur,
D'un mensonge...

Lune, mère blanche :

J'avais fait de la pluie ma compagne légère,
J'avais fait du vent mon frère des routes,
J'avais fait des couchers mes soeurs adorables,
J'avais forgé de même mon glaive dans la givre,

J'avais fait de la science mon ennemie millénaire,
Je vivais dans les coeurs clairs des arbres,
Je trempais mes lèvres dans l'aube du matin,
Je réchauffais mon corps sous le manteau astral,

Je dormais souvent en écoutant les bêtes
Me servir des chants incohérents et beaux,
Je chassais à la lumière,
Et la lune, grosse, ventre du ciel,

Me poussait au travers des ronces nocturnes,
Sans cesse, je la regardais, sans cesse une chaleur
Me rassurait l'esprit,
Elle faisait de mon front le théâtre de tous les rêves,

Elle faisait de ma nuque un sol brillant,
Une arche fertile,
Elle faisait de mes yeux des merveilles d'inertie,
Elle faisait de mon torse, sec et serré à ses creux,
Un tapis herbeux d'où les roses jaillissent...

Elle faisait de mes journées des randonnées grandioses,
Je le savais
A sa façon de s'éteindre sur les villes de l'Est,
A sa façon de céder sa place à la tâche de flamme,

JE NE CONNAISSAIS RIEN DU TEMPS QUI PASSE
Ni des filles aux jupes taillées dans le délice,
Ni des lignes nostalgiques dans la tendre Paris,
Ni des vampires d'acier qui vous chicotent la glotte,
Ni des allées et venues sur ces artères lasses,
Ni des lanternes dont le jus noircisse le lys,
Ni des guerres où dentelles et parfums périssent sous le bruit,
Ni des lacs fait d'un sang épais comme de la soie / Note :

Je n'aurais pas dû ouvrir le premier livre
J'aurais dû continuer sur mes sentiers d'oeillets
A contempler ce qu'ils appellent vivre
En tirant sur tous les bouts de mon éternité.

samedi 13 décembre 2008

Rêve Nombre à venir

J'entre dans la salle de classe, une salle bon dieu ensoleillée, je me demande si je vais rester, je regarde la professeur, elle a pas le visage commun, je la trouve belle en quelque sorte, je reste, je suis Déborah dans le fond de la classe (j'espère qu'elle va s'asseoir à mes côtés, Debbie elle est jolie), je fais une mauvaise blague en demandant si la prof est morte (cela fait longtemps que j'ai pas été en cours d'anglais avec cette femme au nom macédonien), elle l'est effectivement

L'AMBIANCE SE RAFRAICHIT

je me retrouve dehors, non loin du préau, les noirs se moquent de moi, je retrouve mon père en voiture par la nuit parisienne, il m'engueule sur la fragilité de mes résultats scolaires, Olivier traîne et je veux à tout prix que Thomaas porte un long manteau sablé.

...
Le Sifflement est une nouvelle de science-fiction.
En 2011, les monde entier est touché par un mal imprévisible : un sifflement continu et barbare se fait à leurs oreilles sans que rien ne puisse y changer, savoir comment le monde réagirait en tel cas, voici l'histoire, son fond, l'OBSESSION, la maladie et les moyens de toutes sortes pour s'en défaire et à aspirer à une idée VAGUE-DIVAGUE du Happiness !

jeudi 11 décembre 2008

The Map : Le sifflement

THE MAP
EST DANS l'ordre des choses
à venir,
une cruciale folie

- LE PROBLEME DE TOUTE SOCIETE C'est qu'elles sont toujours
Reposé sur des incertidudes
...des individus
Voilà POURQUOI
Toujours l'anarchie est-elle de mise !
MAIS BON

...JE SUIS le pantin d'une maladie
Appelle-ça comme tu veux
DISONS QUE ça me COLLE AU SOL
Comme une rafale DOUZE MEME

...
The Map
Et le Sifflement (nouvelle de science-fiction)(LODZ ? Trouver l'appartement ? Faire l'amour ? Débrouiller cet amitié ? EMPLIR LES PIECES ?)
Ne plus être une puanteur (prier)
Faire l'amour
Et puis Le Spectateur
Petite pièce de théâtre
Pour les derniers qui suivent.

Merde.

dimanche 7 décembre 2008

The Map

Il exagère !
Cette fois SANG Nez trop !
Toujours il s'abandonne à l'UK title !
Il doit aimer sa mère d'une folie nulle pour fonctionner ainsi !
...
Bien,
Ces derniers jours commencent par :

J'aurais pu comme tant d'autres
Faire sauter le diable sur mes nuques.

Et comme je suis à l'intérieur d'un traumatisme, je ne livrerais pas plus de détails.

Bonjour,
Je suis Keanu Reeves et vous êtes sur le blog "La Page des Rêves"
Bienvenue et vive la France.

Y'a un truc qui cloche chez Keanu Reeves
Il est beau mais
Il doit sûrement être malade ce Keanu Reeves,
Déprimé,
Et puis foutu, je sais pas, je le vois bien seul et ventru au bord d'une piscine à jongler avec les antidépresseurs (j'ai lu ça dans un canard aux feuilles de glace),
En tout cas, il est évident qu'il sait qu'il joue dans un mauvais film,
Il y a qu'à voir la feuille de thé qui le réalise (un inconnu snobinant)
Pour savoir que c'est de la peloche numérique gâchée.

Comme je me dois de respecter un minimum le principe d'existence
De CE TOMBEAU A LA LANGUE FROIDE
Je m'en vais raconter un Rêve :

Je suis dans une voiture,
Je sais que je ne dois pas traîner dans ce coin
(je me dis : je ne dois pas traîner dans ce coin sous peine de mort)
Je me fais tirer dessus
Et avec toute une famille (petite famille juive à robe marine)
Qui passe par les vitres
Je me retrouve seul avec mon tee-shirt blanc James Dean tâché de sang,
Et je leur parle (foutus mexicains sans doute)
Mais je ne me souviens pas de mes mots.

J'ai fait un rêve aussi hier soir mais dans la marche des mots
Et des évasions, il s'est fait la malle (salaud de rêve)

...
Qu'elles soient douces ou non, elles portent toutes de longs manteaux de lait

/
J'ai une lettre à écrire
Pour célébrer la non logique
Je dois me faire connaisseur de l'oeuvre de Dino Risi
Et de Léon Bloy
Et de Joë Bousquet
Et lire Chateaubriand dans la lumière christmasique
/

Celui là il jouissait d'une puanteur, quelque chose d'émouvant...
Il y avait tellement de nègres dans le wagon que ma rance odeur de mort
Pouvait bien passer pour la rose princière !
...
LE STYLE C'EST UNE MUSIQUE
ET COMME ELLE
IL DOIT DE TRANSPORTER
DE NE PLUS LACHER QU'AU DERNIER MOT
ET QU'ON SE DISE APRES
QU'AI-JE FAIT ? JE VIENS DE LIRE UN LIVRE
JE ME SOUVIENS
JE REVIENS EN ARRIERE
LA SENSATION M'EST FAMILIERE
ELLE ME GLACE LES OS
JE NE POURRAIS LA TROUVER AILLEURS
LE STYLE C'EST UNE MUSIQUE

je n'ai pas de style,
je ne suis pas musicien,
pour le moment j'interprète...

*************************
au revoir.
'les femmes,
ô pour vous je suis le bas camélia
étranger au parfum'

jeudi 4 décembre 2008

Island of memory

DOUZE HEURES DE SOMMEIL DANS LES TRIPES
AND
UN TITRE EN ANGLAIS
AS EVER
MAIS UN REVE SANS MOT
SANS SIGNIFICATION
A PART
LE MOUVEMENT DES CORPS
ET LES PORTES
DES MILLIARDS DE PETITES CELLULES
ET LES PORTES
ET UNE IMPRESSION DE SABLE
PLUTOT MEME
DE MARRON
ET LES PORTES
LES PORTES
UNE ACTIVITE BIEN SPECIFIQUE
DERRIERE CHACUNE D'ENTRE ELLES
DANS CES PIECES
J'AI VECU TOUTES LES ACTIONS "INIMAGINABLES" DE LA VIE
A GASP
JE SUIS
OR
I HAVE TO MAKE MY WAY QUICKLY
SO QUICKLY
SO QUICKLY
QUE JE LE FAIS DE PLUS EN PLUS LENTEMENT
LIKE AN INJURED PERSON
LIKE MYSELF
AND NO ONE CAN SAY THAT
JE NE SUIS PAS INNOCENT
JE DOIS FAIRE DISPARAITRE LES PORTES
TOUTES CES MANIERES DE DEVINER
TOUS LES TREMPLINS AU REVE
I HAVE TO BE THE ROOM


. . .
. . . . . .
. . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . .
?
!
I
L
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A
I
M
E
L'ERREUR %


Les poètes de 7 ans, Lettre à Paul Demeny



1 Et la Mère, fermant le livre du devoir,S'en allait satisfaite et très fière, sans voir, Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,L'âme de son enfant livrée aux répugnances.
5 Tout le jour il suait d'obéissance ; trèsIntelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies. Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies, En passant il tirait la langue, les deux poings10 À l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points. Une porte s'ouvrait sur le soir : à la lampe,On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe, Sous un golfe de jour pendant du toit. L'été Surtout, vaincu, stupide, il était entêté 15 À se renfermer dans la fraîcheur des latrines : Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.
Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinetDerrière la maison, en hiver, s'illunait, Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne 20 Et pour des visions écrasant son œil darne,Il écoutait grouiller les galeux espaliers. Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiersQui, chétifs, fronts nus, œil déteignant sur la joue, Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue25 Sous des habits puant la foire et tout vieillots, Conversaient avec la douceur des idiots ! Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes, Sa mère s'effrayait ; les tendresses, profondes, De l'enfant se jetaient sur cet étonnement. 30 C'était bon. Elle avait le bleu regard, — qui ment !
À sept ans, il faisait des romans, sur la vie Du grand désert, où luit la Liberté ravie, Forêts, soleils, rives, savanes ! — Il s'aidait De journaux illustrés où, rouge, il regardait 35 Des Espagnoles rire et des Italiennes. Quand venait, l'œil brun, folle, en robes d'indiennes,— Huit ans, — la fille des ouvriers d'à côté,La petite brutale, et qu'elle avait sauté, Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses, 40 Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses, Car elle ne portait jamais de pantalons ; — Et, par elle meurtri des poings et des talons, Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.
Il craignait les blafards dimanches de décembre, 45 Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou, Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ; Des rêves l'oppressaient chaque nuit dans l'alcôve.Il n'aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu'au soir fauve, Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg 50 Où les crieurs, en trois roulements de tambour, Font autour des édits rire et gronder les foules.— Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles Lumineuses, parfums sains, pubescences d'or, Font leur remuement calme et prennent leur essor !
55 Et comme il savourait surtout les sombres choses, Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes, Haute et bleue, âcrement prise d'humidité,Il lisait son roman sans cesse médité, Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées, 60 De fleurs de chair aux bois sidérals déployées, Vertige, écroulements, déroutes et pitié !— Tandis que se faisait la rumeur du quartier, En bas, — seul, et couché sur des pièces de toile64 Écrue, et pressentant violemment la voile !26 mai 1871
*
Né le 8 février 1844 à Douai, Belge naturalisé Français, il avait vécu une enfance austère. Il avait été reçu au baccalauréat de philosophie en août 1863, puis avait décidé d'abandonner ses études et de vivre de sa plume. En 1867 il commence à composer un recueil nommé Les Glaneuses, qu'il publia, en autoédition, en 1870 à la Librairie artistique, dont il était copropriétaire. Ceci, bien que Rimbaud méprisât sa poésie, lui donna aux yeux du jeune poète ardennais à la recherche de publication, l'aura du poète édité et éditeur. Quel est d'ailleurs la réalité de ce mépris, et ne pourrait-on aller jusqu'à dire qu'il sert aussi au jeune poète à couvrir ses emprunts, même postérieurs : en effet ne voit-on pas les strophes d'un poème de ce recueil, « Anomalies » (p. 10, 11 et 12) commencer toutes par une anaphore en « J'ai vu » ; et un vers même peut évoquer « le Bateau ivre », en même temps d'ailleurs que d'autres poèmes de Rimbaud : « J'ai vu le flots porter ses baves amoureuses » ?
C'est à lui que Rimbaud adressera, non sans ironie peut-être, la «
seconde lettre du Voyant ». Il n'obtint apparemment aucune réponse à ce manifeste poétique.
Néanmoins Paul Demeny publia chez Alphonse Lemerre en 1873 un recueil qu'il nomma Les Visions, dont le premier poème est intitulé « Les Voyants », un autre « Vision d'Ophélie » et un troisième est dédié à Verlaine (cf. Pierre Petitfils, Rimbaud, Juillard, 1982, p. 407).
Son frère Georges, né à Douai en 1850, peut être considéré comme un des inventeurs du cinéma. Il fut le collaborateur de Marey et inventa le chronophotographe.
Je me demande d'où vient cette île de mémoire.

lundi 1 décembre 2008

Infesté ou l'Anti-rêve premier

J'avais fait fort ce soir-là, rêver et succomber,
Tourné le dos aux jours de magies et d'espoirs,
et dire :
Ici-bas git mon corps d'où sortent les vers noirs,
Dans mes yeux vérolés, le temps vient de tomber.

AVEC LUI LES AIGUILLES, LES BELLES HEURES NUES !

dimanche 16 novembre 2008

Comme une brêche rose dans un ciel en faillite

Suite informatique d'un texte perdu dans mon cahier rouge.
L'intrigue est simple : Un journaliste se fait virer et il s'enfuit de tout ce qu'il n'a pas été.

Enfin j'arrive. Après foules de feux, de trottoirs, de portes, de sas. Je suis dans le hall d'une gare dont je ne me rappelle plus grand chose. Je sais que je la connais, je connais son toit de verre, ses espoirs et ses quais qui poussent vers le gris. Je sais que sous son panneau horaire, j'ai embrassé une brune aux cheveux longs. Je sais que mon coeur bat vite et que ma veine au bas du cou doit saillir. Je sais que je suis dans une catastrophe, que j'ai laissé au café un fantôme confortable. Je sais que mes pupilles sont en train de recouvrir mes yeux. Je sais que je dois être là, il n'y a plus d'ailleurs. Je sais qu'il me faut un ticket, comme une bête sublime je m'avance, je demande un renseignement. Il me faut descendre au long du mur pour aller aux guichets. Descendre, descendre, des noirs, des femmes, des formes me frôlent. Mes chevilles bondissent à l'intérieur de mes chaussures, j'y vais deux par deux sur un escalator en panne, j'adresse un regard autour de moi, je vois des files et des files d'hommes monter et descendre, marcher, aller, à droite, à gauche, au-dessus, en dessous, je me sens comme dans un prisme dont je serai l'unique chose libre. Encore une marche, mon pied glisse sur les stries larges du fer, mon corps bascule vers l'avant, ma tête claque contre le sol. Je me relève, ma bouche est vive, elle brûle. Je constate les dégâts : une de mes dents au milieu des pétales sanguines. Ils me regardent, ils s'interrogent, comment va-t-il, a-t-il besoin d'un médecin ? Dressé mon visage blessé répond : Non, je vis, laissez-moi brûler à ma guise et saigner à l'envie ! Tremblant, choqué mais terriblement vivant, j'achète mécaniquement un billet pour le train de nuit.

En remontant, j'ai salué mon bouquet de sang et j'ai essayé mon sourire édenté sur les inombrables reflets environnants. J'ai attendu, bouillant, en fièvre, que la voie s'affiche, j'ai glissé jusqu'au train, j'ai frappé une dizaine de fois la fenêtre dans une joie destructrice que je ne pouvais pas définir et j'ai senti mes paupières fondre sur mes joues alors que le ciel brun au dehors offrait ses dernières traces de jour.

Je me suis réveillé et c'était déjà la soirée d'un nouveau jour. Je suis descendu quand j'ai entendu ce nom que je ne connaissais plus. J'ai fait quelques pas sur le quai rénové (où étais passé le petit abri blanc et le chemin de terre ?) et j'ai levé les yeux. Ce que j'ai vu dépassé tout type d'imagination ou plutôt c'était l'imagination. Une calme cavalerie de couleurs, de mauves et de roses, comme si des cadavres de flamands et d'aigles violets s'étaient figés dans l'air et avaient laissé ces nuages. Comme si toutes les nuances se donnaient la main pour offrir une symphonie. Le miel rejoignait l'orbe, l'orbe caressait le pourpre, le magenta enlaçait l'améthiste, le flave le cassé, le violet sur l'ivoire...une robe infinie à l'étoffe parfaite. C'est sous ce paradis que j'ai repris ma route, grimpant, longeant cette gare balnéaire pour toucher bientôt ma destination. Je me suis retourné une autre fois, les mordorés et les cuivres glissaient les uns sur les autres. Par ce gala céleste, je savais, je savais que le Miracle se souvenait de moi, je savais pourquoi j'allais, sur cette avenue légèrement mouillée et déserte, pourquoi j'allais vers ma maison d'enfance. Je ne savais pas combien de kilomètres il y avait (1 ? 10 ? 10 000 ?), je ne savais pas si mes parents y habitaient encore mais ça importait peu. J'étais, autant que le nègre, autant que le ciel.

Rendu sur la place rouge où Christelle avait posé sa tête sur mon épaule (le banc n'est plus là, c'est dommage), j'ai tourné les talons encore vers la voûte. Cette fois je voyais le reste du village et l'or de l'air se mêlant à la fumée des maisons attendries, le soir magnifique...et la lune...oeil divin, blanche tâche, bouton souverain...l'IMAGINATION...les planètes et les teintes dans mes paumes sereines. J'ai pris le raccourci, j'ai fait traîner mes pieds dans ces tombeaux de feuilles d'automne. En moins de deux (10 000KM ?), je suis arrivé devant chez moi, cette maison simple, j'ai contourné par la boue pour arriver dans mon jardin, presqu'île des plus austères. Pourtant il brillait (l'Idée ! l'Idée ! l'Idée...mon corps brûle...mon cerveau flanche...l'Idée c'est un souvenir vivant ! Ce n'est peut-être pas ça mais pour moi c'est ça...l'Idée, la sensation la définit...l'acte la compose), l'herbe pleine d'eaux et par dessus la ligne d'arbres du voisin, le dernier ciel s'évanouissant, c'était l'évanescence, l'âme à grande échelle, belle, émouvante, l'absence meilleure que toute présence. Il n'y avait pas de lumière dans mon salon, je suis resté jusqu'à ce que la nuit tombe (toujours). Je n'étais ni écrivain, ni poète, ni journaliste, ni de la race des rêveurs, j'avais seulement perdu la saveur des journées et le goût du passé. Ma tête a sorti un morceau de papier et a écrit :

" Un fou dangereux renverse un homme sans mensonge " / L'enfance était morte mais le monde restait beau.

samedi 15 novembre 2008

Un sourire hors concours

C'est la chute essentielle...en deux parties...sur les bras qui s'écrasent...sur les jambes qui perdent...je vous dis : suis-moi...tu n'en fais rien...quel navire épisodique...c'est un tête qui n'est plus très loin du bord...de là, il voit l'horizon coiffé de flammes, le réveil d'une certaine chaleur...la danse l'emportant sur le ménage...ils n'ont pas des physiques de cinéma...heureusement...en fait oui...le concept c'est de conter mon rêve...alors

Nous sommes en Belgique...
Thomaas et Olivier doivent être devant...
Je ne les suis pas et...Rolland-Garros...Gilles Simon avec son petit ami homosexuel dans les tribunes...et Val Kilmer, plutôt bel homme...
Franz, légère barbe et parapluie me rejoint, ainsi que Pierre en veste à carreaux rouge,
Là, on fricote avec deux semi-punks-manga, des nénétes pétées et fans de la lecture droite gauche, l'une d'elles, oui je vois ses seins, deux petits seins sortant de son soutien-gorge sans qu'elle s'en rende compte, des tétons exceptionnels (framboise!)
Je me retrouve près d'une table au-dessus de la place,
Olivier me jette un regard et s'assure que je suis pas loin,
Un homme (est-ce cet être dégoûtant qui était à mon lycée et dont on raconte qu'il se masturbait publiquement devant des femmes ravies et horrifiées ?)
Allongé comme un pauvre, boit sa bière en la renversant,
Dans ses gesticulations, il bouscule un autre homme (fort, grand, sérieux, assis),
Celui-ci gueule subitement, explose, l'écarte d'un coup de pied, se lève
Et là la folie gagne,
Il sort un pistolet de son cuir, tire une première balle à côté du buveur de bière, puis l'atteint à la tête, il tire ensuite à bout portant dans le crâne d'un autre, dépassé par la peur, et s'apercevant que la place s'est vidée, il commence à tirer dans notre direction, j'essaie de me cacher derrière quelqu'un, j'ai à peine le temps dans, les cris, la mort, de penser qu'il devra forcément recharger un jour que...
Le rêve est terminé.

Ces rêves sont superbes, ils sont emprunts du cauchemar, du titanisant, qui terrasse toute chose quand la violence se fait vraie...Brrrr...

dimanche 9 novembre 2008

Tu les vois ces lumières ?

Nous sommes début novembre,
Le grand arbre maigre aux feuilles jaunes ploie dans le jardin de mon voisin,
Ma chemise est trop grande,
Le jardin est plein de pluie,
Remettre mon col de chemise en place,
Et puis...
J'ai rêvé ! GLOIRE A MOI ! VIVE L'INSTITUTION DU REVE !
VIVA EL SUENO ! VIVE MOI REVANT !
Je ne vous cache pas que c'est sans doute grâce à Obama.

Dans le premier rêve :

Je suis dans un métro aérien (BRETON)
Avec Olivier et Romain,
Et nous filons ad night and orange
Vers Genova,
C'est à dire ville large, grise, horloges etc...
Puis je suis seul,
Dans un train de marchandises,
Un fou, visage en ruines me demande si "JE CONNAIS BUCAREST"
Je ne dis rien
Il SE MET A RIRE COMME UN FOU (qu'il est)
(DENTS DE DEVANT DEFONCEES)
Il dit :
"Elles ont dû tomber"
Je visualise deux fillettes, deux ombres filiformes,
Avant que par la fenêtre
Je me mette à voir différents monts de tailles différentes
Et enfin une très longue colonne de pierre un peu rose (l'OPALE)
D'où chutent ces deux ombres.

Dans le second :

Je fais l'amour à Marie-Adélaïde,
Je cherche à mettre la main sur une super-nintendo,
Je n'en ai pas je sais mais je me rabats sur ma N64
Et en me trouvant face à elle je m'aperçois qu'elle a plusieurs étages
Et qu'il suffit d'en enlever un pour enfin toucher l'objet du désir
Une SNES accompagnée comme par magie d'une manette adéquate
(chose que je n'ai jamais eue)
Et je n'ai pas de jeu.

Dans le troisième :

L.F, un remix du baiser et de l'épisode sur le canapé,
Bordel le rêve comme médium pour retrouver le contact
Et un brin de chair,
On arrive dans une classe de musique avec
OLIVIER ET THOMAAS
And,
Dans l'idée nous sommes un groupe de musique
Et pour la fin de la semaine,
UNE CHANSON DOIT ETRE COMPOSEE,
Toujours est-il qu'on note nos camarades
Et que je mets un 16 (entouré de rouge) à Laura Kadinsky.


/ je suis avec mon père (est-ce un père?)
des lampadaires froids passent sur nous et sur la taule de la voiture,
et je me demande pendant qu'il baîlle fort,
s'il...
enfin...
papa...
tu les vois ces lumières ?

lundi 3 novembre 2008

Dingue ce que je pleure

/ Mes épopées sont des danseuses légères /

S'il fallait parler du nègre, du juif, du bicaillon dans sa barre d'immeubles,
S'il fallait parler du dégoutant bourgeois, du graisseux collabo,
S'il fallait parler du voleur, du violent, du chinois sournois,
S'il fallait parler du puant hindou, du nain ridicule, du légume bavant,
S'il fallait parler du débile profond, du taillé dans le Nankin,
S'il fallait parler du Hitler petites chaussures, du père ivre mort,
S'il fallait parler du pelé pas malin, du grec tournedos,
S'il fallait parler du professeur râpeux, de la nana dans la poudre,
S'il fallait parler du genre tout dans le torse, rien dans les tempes,
S'il fallait parler du machin gay, du sang foutu en poisse,
S'il fallait parler du suicidaire bouffon, du facho pas un livre,
S'il fallait parler du rêveur qu'en rame pas une, du poète palichon,
S'il fallait parler du voisin langue partout, du nippon concupiscent,
S'il fallait parler du bâton africain, du petit bois européen,
S'il fallait parler du fond de couches, de la grande ou petite,
S'il fallait parler des arabes tous mauvais,
S'il fallait parler des portos cons comme l'oeillet,
S'il fallait parler des grosses bouffant, ruminant sans cesse leur maïs,
S'il fallait parler des clochards, vastes amas de loques grises,
S'il fallait parler des chômeurs, des immigrés qui nous piquent tout,
S'il fallait parler du nazillon, prêtre dans son église,
S'il fallait parler du Nègre encore toujours comme un nègre, là dans nos yeux,
S'il fallait parler du sous genre vivant, bougnoules et pékinois,
S'il fallait parler de tout ça
Alors il faudrait parler
De ces cadavres dans mes jambes,
De mon lot lacunaire et ne plus dire un mot
Du gonflement céleste.

dimanche 2 novembre 2008

Dans le crépuscule des muses

Je fais toujours le même rêve,
Boucles, boucles, silence,
Je fais toujours le même rêve,
Boucles, terre, mesures,
Je fais toujours le même rêve,
Instinct, folie, désespoir,
Je fais toujours le même rêve,
De corps grêles en paquets soulevés par la pelle,
Je fais toujours le même rêve,
De forêts brunes, les portes larges du temple sans fond,
Je fais toujours le même rêve,
Esprits, masques, seringue,
Je fais toujours le même rêve,
Peindre dans le vide,
Je fais toujours le même rêve,
Copier systématiquement le genre des miens,
Je fais toujours le même rêve,
Sa tête dure, dans sa torture de 20ans,
Je fais toujours le même rêve,
Les jarrets sur la table de ces peaux élastiques,
Je fais toujours le même rêve,
Un espace, une faiblesse dans la nuque, une blancheur,
Je fais toujours le même rêve,
De dormir un jour dans un de mes cimetières,
Je fais toujours le même rêve,
Femmes sans pudeur sortant aléatoires,
Je fais toujours le même rêve,
Grandir, épousseter l'astre blême,
Je fais toujours le même rêve,
De ne plus avoir à suivre ainsi cette tristesse,
Je fais toujours le même rêve,
Ces chapelles florentines, ces fontaines grenadines,
Je fais toujours le même rêve,
Etre toujours le prince de rien,
Je fais toujours le même rêve,
Une nuit bien anxieuse et belle reposée,
Je fais toujours le même rêve,
Ma tête versant son sang sur le lambri du monde,
Je fais toujours le même rêve,
Danser, épanouir et vieillir comme une promenade,
Je fais toujours le même rêve
Inventé, noire hypnose où
Au toit vont des couleurs qui rosissent
Comme des lèvres.

Festival sous la brume

Ces rivières étaient parfaites
Brillantes et de mises
Elles riaient sur ta gorge
Attendrie par la fête

Par la tête de ces gosses
Près du manège roux
Qui leur ennui écosse
En usant tous leurs sous

Pour eux tu organises
Des javas blanche neige
Où le moins maladif
Remporte un éternel

Baiser de ta beauté,
Ton lontain et ta ligne
Qui par ce temps voilé
Nous ramènent au spleen.

jeudi 30 octobre 2008

Des villes et des feux

Encore un titre oublié. Vous êtes sur un quai pris dans les brumes de cet octobre déjà mort, dans votre sac un livre, celui qu'à écrit votre père étant jeune, une surprise, ce dernier étant d'un naturel plutôt stérile. Il aura fallut attendre douze ans après sa disparition pour que ce manuscrit vous tombe entre les mains. The curious citizen, le titre est en anglais, le texte en français. Une fiction autobiographique écrite par votre propre père alors qu'il était encore avec son ex-femme, c'est à dire dans sa première jeunesse. Un compte d'auteur, vous en avez hérité justement de cette femme qui, apprenant que vous aviez quelqu'ambition littéraire, a décidé de le sortir de l'oubli. 234pages composant 10chapitres, la première phrase étant : "Je dois être né dans un tunnel". Votre père se sert de son personnage pour se raconter, un enfant un peu perdu dans sa campagne grise, dans ses lentes après-midi bretonnes desquelles il s'extrait un peu en balançant des pierres sur les trains à grande vitesse, l'enfant se demande pourquoi il n'y a jamais d'accident, sa vie avec une mère à moitié droguée (par les calmants et le champagne) et un père obnubilé par son travail, sa vie à jouer seul sur la large moquette cendrée. Et puis il rencontre cette femme, qu'il aime parce qu'elle ne se lasse pas de lui mais qu'il déteste parce qu'il aurait "préféré qu'elle ait les seins plus généreux". Très vite, votre père écrit comment il a "écopé d'une fille" et comment il n'a pas su faire face à cette paternité soudaine, ses rêves étant ailleurs. Vous comprenez pourquoi le peu que vous l'aviez connu, votre père avait toujours l'air de faire semblant d'être votre père. Vous comprenez que ce père qui n'était qu'une présence désagréable et sur la fin, une respiration gazeuse et maladive, vous comprenez qu'il était bourré de regrets. Votre tête est torturée par cette information et c'est à ce moment qu'une amie d'enfance vous rejoint sur le quai, de ces amies d'enfance qu'on a invité qu'une ou deux fois chez soi, auquelles on pense qu'une ou deux fois l'an et qui ne vous a jamais attiré, vous barbouillez une ou deux phrases pleines d'esprit (vous vous demandez alors où est votre âme à ce moment-là et où la sienne aussi) et vous montez dans le train, déçu de ne pas pouvoir penser à votre père en paix. Vous avez néanmoins remarqué la jolie blonde (25ans) et vous avez tout fait pour ne pas être placé trop loin d'elle, vous pourrez vous distraire de cette amie gênante en la regardant trois rangées plus loin d'un oeil charmeur. Sait-elle en posant brièvement son regard sur le mien, sait-elle la terrifiante comédie qui se joue dans votre crâne ? Sait-elle pour votre père ? Sait-elle pour le livre, pour le fait que je me sente observé quand je descends chercher des vivres à la cave ? Pour votre désir pour elle ? Sait-elle que vous allez passer un Halloween désastreux cloîtré chez vous à attendre que les gamins gourmands aient finit de frapper à votre porte parce que vous ne voulez pas être dérangé par des visages d'enfants alors que vous souffrez de perdre le votre ? Toutefois vous êtes chanceux, votre amie empoisonnée décide de passer le train à dormir (elle a peut-être compris que vous n'étiez pas d'humeur accorte...non elle est juste fatiguée, elle comprend peu) et vous avez tout le loisir de jeter des clins à la blonde et de reprendre votre réflexion. Votre père, une fois sa fille née, décide de passer beaucoup plus de temps à son travail où pourtant il déteste tout le monde, et chaque soir, en rentrant au domicile conjugale, il se pense poursuivi. Poursuivi par un homme en manteau de pluie beige, au teint cireux, aux joues creusées et au nez volontaire. Cet homme est partout, dans le fond du bus, à la sortie d'une boutique, à l'intérieur d'un bar. Votre père est rendu fou par cet homme en manteau de pluie beige. Il en parle à sa femme, qui dans la chaleur moite de l'hiver, paraît comme éteinte, seulement là pour s'occuper de la petite et pour se laisser "baiser". Votre père, en écriture, est triste et il décide de noyer ses jours libres chez une prostituée qu'il connaissait de réputation. Il se rend uniquement là-bas pour la sodomiser et il y a plusieurs pages assez troublante qui décrive avec détails et minutie, les joies et horreurs de cette pratique anale. Le style de votre père n'est pas immonde, il rappelle un peu Salinger auquel on rajouterait une placidité toute camusienne mais dans l'ensemble il n'est pas bon, déchenillé, ampoulé, crispé. Ce livre n'existera que pour vous et vos rapports avec votre père. Vous venez de passer la première gare et il reste deux arrêts, votre amie dort toujours (des paupières sans couleur, un cou tristement charnu) et la blonde a elle aussi couché ses paupières (irrésistible, une de ses mèches de cheveux pris sous le verre de ses lunettes). Votre père s'échappe un peu de sa paranoïa grâce à ses séances de plaisir sauvages et la fin d'année approche à grand pas, il y a quelques pages poignantes où votre père essaie de croire que sa fille est jolie alors qu'il sait qu'elle ne l'est pas et qu'il haït le vert blanc pistache qui habille cette "petite horreur boudinée". Mais tout s'emballe quand l'homme au manteau de pluie le bouscule alors qu'il sort de chez sa préférée, le peu de force mentale de votre père s'effondre et il flanque à terre le manteau avant de lui asséner une série de coup de pieds au visage dans les hurlements de cette "pute infidèle". Il décampe alors jusqu'à chez lui et trouve sa maison vide ( "une maison dénuée, désertique, à l'éclairage trop crue pour permettre à la lumière d'inventer quoi que ce soit"), et dans ses cent pas, il s'aperçoit que le long manteau de pluie pend sur sa rampe d'escalier. Soufflé, rendu fou, il est tout de même extirpé de sa terreur par les babillements de sa fille se trouvant bizarrement là. Il se rend jusqu'à sa chambre et la regarde ramper dans son parc à jouets avec son sourire aux gencives nues. "Cet être insignifiant m'a tiré une larme" et reposé il s'endort. Il est réveillé par les cris de sa fille, par ce qui semblait être trépignations, spasmes, étranglements, les yeux ouverts, il constate que la nuit est tombée "seules éclairaient les petites étoiles d'enfant collées au plafond" et que tout paraît encore plus vide (il ne reste plus qu'une gare). Il voit sa fille sur le dos et sur ses lèvres une traînée d'un liquide épais et luisant, il voit son corps en train de secouer, de se battre, de s'abandonner, il la voit s'étouffer et mourir dans ses vomissements et il ne bouge pas. Il écrit : "Ma fille étant bientôt morte, je pensais déjà à comment l'annoncer à ma femme, à la face sérieuse du prêtre, à la tristesse des amis, et aux longues heures d'attente avant l'inhumation.". Et le roman se termine ainsi (la capitale s'annonce désormais sous vos yeux) et cette cruauté vous fait comprendre la froideur de son ex-femme quand elle vous a remis ce livre et pourquoi il est à ce point resté secret. Vous ne pensez pas qu'il y ait un monstre chez votre père ni un artiste, vous pensez qu'il y avait simplement au fond, un homme au teint cireux, aux joues de creux et au nez volontaire. Un homme qui aurait sûrement aimé rester seul un petit peu plus longtemps mais qui n'en avait pas le courage. Un homme qui par trop de paresse s'est fait dépasser par sa vie. Un homme et non plus un père et les pleurs vous montent alors que votre amie vous quitte en un tendre salut et que la blonde est partie sans que vous vous en rendiez compte.

dimanche 26 octobre 2008

Observations approximatives sur un phénomène de moyenne importance

Tu sais dans la littérature
Et dans toute histoire, y'a pas 36voies.
C'est la vie et son emprunte légère,
La mort et son long manteau
Ou l'entre-deux...
C'est l'amour ou la mort
Ou l'entre-deux...
Le moment faible.
Donc au fond il n'y a pas infinité de concept,
Il n'y en a que foutu deux.
La mort, le gel de tout, le marteau qui éclate la tempe,
La vie, l'herbe rafraîchie par le soleil, la cambre,
De là, il y a des hommes et des femmes (mais surtout des hommes)
Qui ont voulu raconter cela.
Il se sont d'abord servis de Dieux et d'animaux,
De ducs et de comtesses,
De princes et de reines,
De marquis et de courtisanes,
De bons partis et de chastes,
De guerriers et de veuves,
De soldats et d'infirmières,
De papas et de mamans,
De frimeurs et de pétasses...

Il a toujours été question de modifier la forme
Le fond lui, reste inchangé.
Que des questions sociales majeures s'y accolent
N'est que zèle d'écolières.
La vie. La mort.
L'entre-deux.
Alors pour modifier la forme,
On est allée très loin,
Dans l'espace et dans le bas de nos rues,
Dans le futur et dans le fantasme,
Dans les clubs et dans les caves,
Dans les paradis terrestres,
Dans les noirs et dans les juifs,
Dans les écoles et dans les pestes...

Ce qui a amené à un épuisement
Prévisible des possibilités formelles
Ce n'est pas étonnant de se retrouver en face de TORTUES MUTANTES ET ADOLESCENTES
De voir la Faucheuse descendre sur Terre,
Pas étonnant de voir que certaines pages de certains livres
Ne couvrent qu'un seul mot,
Pas étonnant de découvrir l'ABSURDE
Et son malhabile penchant :
Le témoignage direct, qui en grec se dit Autopsie.
L'ABSURDE appartient autant au rêve que la Réalité,
La réalité étant de toute manière traversée par le rêve.

Si l'on se confesse maintenant
C'est pour relater.
Précautionneusement
Une somme de faits plus ou moins atroces,
Plus ou moins incroyables.
On en oublie de réfléchir.
On se contente d'aller le long d'un fil reconnaissable.
On suit une intrigue qui se réglera à coup sûr,
On regarde un film qui se terminera,
On sortira de là sans secousses
Comme après mille autres actions de la vie quotidienne.

Est-ce là l'effort, la nuisance que l'art se doit d'apporter ?
L'art doit-il être une de ses affiches que l'on observe
Inattentif avant de débarquer ?
L'art ne doit pas rendre fou,
Il doit rendre sain, être sain c'est avoir
Quelque chose à penser de différent.
Avoir quelque chose à penser qui ne soit pas longuement mâché
Par les crocs des machines,
Ces machines sont autant les médias que les gens qui nous entourent.
Ils nous déséquilibrent et tout le jeu
Consiste à se tenir,
Avec eux.
L'art doit faire tiquer les plus récalcitrants,
Il doit servir la vie,
Rendre frénétique le moindre matin,
Rendre morose le départ,
Rendre mordantes les journées perdues,
Rendre dure la faillite,
Il doit donner des formes particulières
Aux idées simplissimes.

Il doit saler notre course idiote.
Faire que merde, les passants cessent de passer
Une seconde, une seconde,
Pour vomir un délire,
Ce que l'on va mourir !
Ce que l'on va mourir !
Nous aurons laissé par-delà de Nous
Nos visions,
Nos euphories,
Nos blases,
Nos façons de danser,
Comprenez-les
Et inventez vos pas.

samedi 25 octobre 2008

Showman / Passage à l'heure d'hiver

Tu voulais une vraie vie toi
Pas de pâle opaline
Tu voulais une paire de bras
Quand tout vire héroïne
Tu voulais du changement
Et des autres au chevet
Tu voulais l'élément
De ces aubes achevées
Tu voulais la ligne directe
Vers les colonies noires
De ces merveilles infectes
Qui ne sortent que le soir
Tu voulais que ton art se vende
Larme après larme
Tu voulais qu'on puisse se pendre
A ta mémoire
Que les enfants chantonnent
Qu'il est beau qu'il est mort
Que ta folie détonne
Qu'elle éclaire même l'or
Tu voulais qu'on te présente
Qu'on te pose tout au bord
Tu voulais des amantes
En liasses tout d'abord
En laisses tout au bout
Tu voulais que le toubib
Te fasse tenir debout
Comme ces héros horribles
Tu voulais que les fêtes durent
Qu'elles s'étendent comme des blondes
Tu voulais le cru de l'aventure
Tous les corps dans ta ronde
Tu voulais à la montée du château
Déjà être courronné
Tu voulais à peine touché l'eau
Déjà savoir la soulever
Tu voulais qu'on te dise
Ce qui brûle les lèvres
Quand elle mente, fièvres
Amères et banquise
Ce sont les âmes derrière
La voix de ton sacre
Les servantes du désert
Que tes vieux pieds massacrent
Celles qui ont fait ta couche
Et chaque jour t'ont fait rire
Celles qui belles accouchent
D'un diable sans avenir.

RETENIR DAVID SERPENT DE LIERRE
QUE CE TEXTE A ETE ECRIT AU COURS D'UN PARADOXE
TEMPOREL
FRANCAIS (P.T.F)
ET QU'IL FAIT DONC DEJA PARTI
DES ARTS EN PERDITION

Rêve eurf...Du vague, du vague, du vague

J'ai laissé Bret sur la table. Mon verre COCA KING SIZE obtenu chez MACDO est rempli de lait. Mon Ipodtouch est plein de bonnes chansons. Un Blaise Cendrars est retourné. 1984 est par terre. Un ouvrage massif de Paul Klee emprunté à la Faïencerie sur le compte d'un ami, Memyan, je le connais peu, un mec simple, arrogant car très beau, sa soeur, le chef d'oeuvre, c'est pour elle : L'orage que j'imagine, un chef d'oeuvre de 15ans maintenant, j'en ai été amoureux pendant plusieurs heures mais d'un amour malade vraiment, pas d'une vague envie. Cela fait 4mois que j'aurais dû lui rendre cet ouvrage et je me demande comment il se débrouille avec ces gens...en tout cas il m'a pas balancé. Une fois, une Pléïade s'est retrouvée dans un grille-pain dans la banlieue de Canterburry alors qu'une machine à bulles dictait sa loi, il ne faut pas me faire confiance. Je porte un jean et une chemise que mon Ami a bien voulu me filer. Ils doivent être au coeur d'un Paris riant ou essoufflé mais mon portable fait la banane. L'homme sans qualités est caché par une pile de cds mal gravés. La Bible de Néon est suspendue à la chauffeuse sur laquelle nous avions dormis la première fois il y a sûrement un an. A cette époque, j'étais maudit parce que je n'écrivais pas et parce que je délaissais mes amis mais j'étais dans le tourbillon d'une concrétisation amoureuse ! Que dis-je du sprint final ! Trois mois plus tard, les lignes se sont effacées. Un an plus tard, je suis encore là à regarder ces lignes effacées avec le même genre d'oeil incrédule. Pas loin de la Bible, mon cahier rouge, dedans mon livre, avec Léo et Blanche, Viktor et Eve, l'Humaniste et les autres...Je devrais être en train de les animer mais ma vieille barre continue de me tanguer dans les côtes. Je ne me confesse pas ni ne passe le temps, j'oblige mes doigts à battre une mesure. Je n'aurais pas droit à des détectives affamés cherchant la moindre de mes lignes et trouvant ces petits morceaux comme autant de pépites. Je le sais depuis peu. J'aurais le droit certes à un documentaire de seconde ou deuxième partie de soirée sur Arte mais rien de plus. Je ne suis pas du faste parce que le faste n'est pas de moi. Je suis du lait et des bureaux sans âme, des ampoulées mal visées se réfletant dans une fenêtre où seulement il y a quelques heures un de ces ciels portés par la forêt m'aurait fait faire naufrage. Je suis de ces peluches en pagaille et aux moultes origines, un lapin de mon enfance, un autre, celui d'Alice, volé à Jennifer, une souris violette trouvée dans un diapome à ma mère. Je suis de la guitare qui ne sert qu'à bruiter les saisons de mes nerfs (GASP). Je suis du bouton trop serré, tu tee-shirt trop large / JE SUIS DU VENT CASSé ! DES PLAGES PLEINES DE TROUS ! je suis des feux sans envergure ! de la jeunesse sans larmes ! JE SUIS DU RIRE AU DENTS JAUNES ! de la musique de fin de repas qui gêne, qui gêne ! JE SUIS DE LA BELLE BLEUE QUI FINIT DANS LES CHEVEUX DU PUBLIC ASSOUPI ! je suis du film qui fait trop traîner ses plans ! je suis du livre dont on se décourage ! JE SUIS De la beauté toute molle sans voix.

Je suis le guide de toutes les joies
L'époux au superbe,
Car ma toilette est faite
A l'eau de misère
Au vinaigre de mort.

vendredi 24 octobre 2008

Cloche-marre (putain, des flingues, une femme, quelque chose)

Comme David tu le sais
Un blog est un formidable déversoir à fiantes odorantes
Et autres liqueurs putrides
Je me permet une petite douceur intitulée
Et je demande les deux points

:

merci


... FIGUREZ-VOUS

qui n'est ni plus ni moins qu'un abécédaire non exhaustif et non alphabétique de tous les articles nettiquetées commençant par FIGUREZ-VOUS, formule motrice plus que médiocre avouons-le...SO :

Figurez-vous que vous avez du style
Figurez-vous que demain, c'est la fin du monde ! ! ! (j'aime ces points d'exclamation)
Figurez-vous que le figuratif soit imposé comme le voile islamique ou Ayatollas de l'art qui se veut contemporain tout en crachant sur...(c'est indigent, inconstruit)
Figurez-vous que mon lapin me répond lorsque je lui parle...(formidable!)
Figurez-vous que dimanche dernier en feuilletant le quotidien le "Parisien" du 6/7/2008 que m'avait rendu fort obligeamment le vendeur à la criée...(quel connard!)
Figurez-vous que les chrétiens...(ah on aimerait avoir la suite, salauds!)
Figurez-vous que (KNOBZ) PODCASt - (apparemment une chanson s'intitule "Figurez-vous que")
Figurez-vous que c'est l'histoire blague POLICE et Militaire (un de mes préférés)
Figurez-vous que j'ai dessiné un cabri avec GéoplanW (et bien nous te félicitons)
Figurez-vous que je vous méprise (avec en dessous) Hay je vous lâche ! Au fait si vous n'êtes pas content sachez que je vous emmerde :D.
Figurez-vous un peu. Oh ! Qu'une, d'Elle-même, un beau soir, sût venir, Ne voyant que boire à Mes lèvres ! où mourir....je m'enlève rien que d'y penser ! (c'est de la poésie...respect)(ahahahah le ringard, l'assembleur à la manque)
Figurez-vous que j'étais peinard dans la gran...dans la cham...(dans le top 3 assurément)
Figurez-vous que ...- bow-window (c'est tellement bon que je met la suite) figurez-vous que...j'ai fait une journée de figuration pour une série télé, on attend longtemps et du coup j'ai beaucoup dessiné, à moi les nouveaux...

AND ENFIN UN TOP TOP TOP

Figurez-vous que je suis contente que mon second fils ait la varicelle

Figurez-vous que Lionel Jospin nous a sorti du marasme en arrivant à faire monter...

Figurez-vous que non ! Nous les champignons sommes ouverts à tous les moyens de communication malgré notre situation...bref là n'est...

Figurez-vous que cette plage dispose d'un pavillon bleu

AND THE ABSOLUTE GENIUS WINNER of le monde idéal :

Figurez-vous que j'ai dû emmener ma fille ce matin chez le vétérinaire pour lui faire passer ce test.

//////////////////

Voilà un concours de Figurez-vous est bien sûr dès à présent mis en ligne
Et le plus créatif d'entre vous remportera un seau de terre cuite
Et un collier composé de zobs et d'amanites tue-mouches ////////

Fin de la dégoûlinade.

Cauchemar en devenir : La terrible et authentique histoire de Matty Sénégal

J'ai fait les plus grandes études. Je les ai lâché en cours de route. J'ai été perché dans des arbres, dingue la chloro, dingue le vert, dans des habits bleu marine trop courts pour moi. J'ai fait du cheval, j'en ai sauté des obstacles, ce que j'aimais leur odeur, chaude comme devrait être celle de l'humain. J'ai écrit des lettres d'amour alors que la pluie allait tranquille à la fenêtre nuit d'automne. J'ai écouté une centaine de chansons différentes sur le chemin de mon école et chaque jour c'était bon. J'ai chanté devant quelques filles, ma voix avait un petit quelque chose, de bizarre, de grave, de touchant, même une qui m'a dit que je devais faire ça, même des plusieurs qui m'ont dit que je devrais faire de la scène, des histoires, conter, faire se bidonner les classes de concert. Je n'ai jamais frappé que mes frères ou des faibles, des nés pour se faire pourrir. J'ai fumé ma première clope dans une maison brûlée avec une brochette d'amis, on devait crapoter. J'en ai fumé quantité d'autres le long du canal, certains de comprendre un paquet de choses. Dans la mélancolie, le coulant des lumières. J'ai vu floppées de films sans consistance, rendu des devoirs en retard, décroché des 12, des 13, des 17, deux ou trois 20, des images, des bons points, des bonnes appréciations, des blâmes, des retenues. J'ai roulé des patins à des pas croyables, j'ai rêvé un nombre à lier de femmes à qui je n'ai jamais osé adresser la parole, même qu'elles étaient toutes à côté, même que je sentais leur pouls, leur poitrine, c'était au-dessus de mes forces. Malsain l'avalanche d'évènements et d'actions qui sous le glaçage du temps se sont révélés être au-dessus de mes forces. Je n'ai jamais joué au petits soldats, toujours aux figurines. J'ai pris une dizaine de cuite, j'ai peut-être violé une...enterré...non, vomis, suées, tête basse, rien de plus, j'ai jamais été bon pour l'alcool. J'ai dansé un slow avec ma prof de littérature, comme j'aurais aimé être un homme à ce moment-là, lui dire je ne sais pas, ce qu'on dit aux amantes, je ne désire que vous, un de ces sacrés barratins. J'ai vendu pas moins de trente-et-un jouets à un excentrique sur Ebay. J'ai dormi six heures avec elle et ses belles boucles blondes. Je l'ai regardé dormir pendant 53minutes. J'ai demandé une ou deux fois ma direction à un officier de police et chaque fois, on m'a indiqué un plan qui se trouvait juste derrière moi. J'ai reçu quatre cartes gratinées pour mon anniversaire. Une carte de Milan où se trouvait Laeticia, une carte du pays Basque où crânait Emma, une carte de London où Debbie avait posé bagages, une carte d'Australie où Oli s'emmerdait, une carte de mon oncle à la neige où il faisait le service minimum. J'ai fait sembler de pleurer à la mort de Lady Di et mon père m'a cru. J'ai tenu des propos racistes au moins six fois dans mon enfance sous le coup de la colère. Je n'ai jamais aimé faire l'amour protégé. Je ne me suis jamais abonné à aucun magazine. J'ai tenu la main à Naïs pendant 5secpndes avant que nous ne soyons déjà plus un couple. J'ai fermé ma porte un nombre incalculable de fois pour pouvoir me masturber sans danger. J'ai été exécrable avec mes frères presque tout le temps parce qu'ils ne pigeaient rien. J'ai mis longtemps à comprendre que c'était moi qui ne pigeais rien. J'ai su que c'était la vie quand j'ai vu la mer détaler et que mon coeur rebondissait dans tous les coins de ma cage thoracique. J'ai appris le piano pendant deux ans avant d'abandonner. J'ai donné à Rose le surnom de : Phénomène. Je n'ai jamais rencontré de stars, enfin pas de vrais. J'ai pris le métro sur toutes les lignes, tous les arrêts, toutes les heures. Je n'ai jamais rencontré personne dans le métro. J'ai fait du printemps ma saison préférée. J'ai toujours pris son d'éviter Nietszche et les romantiques pour m'attarder sur la Beat Génération. J'ai faillit crever quand j'ai entendu "Green Island Never Turns White" la première fois. Je n'arrive pas à supporter le silence. J'ai peur d'Amsterdam. J'ai peur qu'on me traite comme de la merde parce que j'ai peur d'être de la merde. J'ai brisé une pile d'assiettes une fois par plaisir et j'ai accusé mon petit cousin. J'ai peur des accidents de voiture, le soir par nationale, défoncés, fauteuils roulants, soupe matin midi et...J'ai peur qu'on ne se souvienne pas de moi. J'ai peur qu'on se souvienne de moi comme d'un bonhomme timoré, un épicurien inassouvie, un amant morbide...J'aime bien le matin quand elles portent mes chemises. Je n'ai jamais cru en Dieu ce qui ne m'empêchait pas de prier. J'oublie toujours l'année de découverte de l'Amérique. 1000 oui mais combien 17...16...1784...beurk. J'ai toujours aimé quand la soirée annonçait quelque chose de neuf, Noël, les cieux bleus et froids, un appart' avec de la bonne musique, des merveilles à portée de mimines. J'ai, étant petit, très longtemps eu peur en regardant Ghostbusters. J'ai la douloureuse certitude que l'homme m'ennuie. J'ai été à une fête où l'on attendait que moi et tout brillait, tout me réussissait, tout, femme, travail, amitié et dans le désordre. Famille aussi. J'ai craqué pour elle alors que je me vautrais dans les escaliers. J'ai pas compris comment elle est partie, c'est sûr...elle ne m'attend plus ?...c'est sûr. J'ai été le plus jeune journaliste à intégrer l'équipe de ce foutu radeau médiatique qu'était "l'Overall Magazine". J'ai tout rendu à temps, j'ai été apprécié et un jour on m'a débarqué sans raison suffisante. J'ai commencé les Dures et un an plus tard je me retrouvais sur la côte est, à plusieurs milliers de kilomètres de mes petites misères et de mes parents endormis devant des shows absurdes. J'avais maigri peut-être ou grossi, et j'étais à l'arrière d'un van à me faire sucer par une portoricaine bavarde sous l'objectif d'une caméra DV tenu par un homme que j'avais croisé un jour...je ne sais plus où...et je débitais des phrases tandis que mon membre se mettait à durcir de plus en plus sous les caresses de...quel est son nom ?...et sous ses assauts salivaires grandioses...je lui demandais si ça lui plaisait de sucer une queue française...J'avais dans l'ambition de ne pas renflouer le poison mondial...J'avais dans l'idée d'être un chanteur émouvant derrière un piano bleu pétrole...ma chose vibrait dans sa bouche...pour quelques dollars, je deviendrais un encart sur un site porno de plus, on me téléchargerait...mon membre et ma voix et les adolescents de Bombay, Moscou ou Taninges s'évaderaient en espérant un jour être à ma place sous le corps tané de cette pro dans ce van craspec...J'ai des mélodies, des refrains que je composais étant plus jeune, ils me reviennent en tête...ça s'appellait..."I'm dreaming of a white wedding", un accord de guitare plus tard on y était...que c'était bon. Elle sur ma carcasse disparue et moi en train de charmer la place...

Wake Up
His in your life
...

jeudi 23 octobre 2008

Je ne rêve plus donc : Monologue pour tous ces coeurs espérant l'embellie

Le monde entier buffe
Les assiettes sont vides
Il faut être télégraphique et être alexandrin
Je loupe mes trains, ma chaussure gauche fout le camp
La cour grise me passe par dessus
Les gens mêmement
Y'a bien Joyce mais bordel Joyce
Quelle intelligence, un cerveau
Et tout maintenant est affaire de pertes
Et je les suis
Avec ou Sans conscience
L'alcool, les amis, les fêtes
Dieu Paris la nuit sur ces marches où elle brûlait
L'agression, quelle connerie de petites lèvres roses
Pas d'un pouce mouvement, je timore !
That guy with glasses and AVGN, HOLY SHIT
Hooper11, BIBI, l'ASPISHOW, WTF !
Les draps bleus à l'accueil, une guerre ?
LE LABIRYNTHE DE PAN
LE LABYRINTHE DE PAN
LE LABYRYNTHE DE PAN
LE LABIRINTHE DE PAN
Le sicilien à une copine, on prend un café tous les trois and
Je suis réellement AWAY
AWAY, all the time away like a fucking dead robot
(une araignée vient de passer sous ma chaussette HOMER que je possède depuis 5ans)
(elle est putain de grosse)
JE NE SAIS PAS ECRIRE D'HISTOIRE
Je gagne 700euros par mois parce que je suis né à 6mois et demi
Et que les passants me regardent d'abord par le bas
J'emmerde ceux qui emmerdent le "JE"
J'emmerde le "Je"
La poésie, tout ce grand truc n'est pas pour moi
Je suis un minable, une cage, une cave, une case, une came, une cape, une ca
Je ne mérite pas qu'on se penche sur mes indignes folies
Je mérite de crever le ventre gros et les hémisphères stériles
Je suis un étudiant comme les autres
Comme j'aimerais me paumer dans Dublin dans les boucles d'Eileen
Comme j'aimerais la vitesse supérieure
Ne plus me gaver
Ne plus sortir, ouvrir la porte de mon imagination où j'ai une bite longue comme
PAS DEUX
Je me suis à comprendre que si j'avais eu un sexe d'une longueur déraisonnable
Toute ma vie aurait été conditionné par le dit membre
Et que j'aurais pu la passer plus de temps au coeur d'entrejambes rosées
Je n'aurais pas eu à croire à ces cauchemars que sont les mots
LES FORMES,
Les images libérées,
Les climats,
Je me serais contenté comme le peuple,
J'aurais tout mordu mon pain et ma cagnote, j'aurais bronzé debout,
S'il ne m'était pas arrivé des miracles à l'esprit,
Des qui font des terres blanchies par le soleil,
Des héros pathétiques,
Des qui sont à la manque,
Des araignées sous des chaussettes,
Dans le plafond,
Des amours avec le peu d'aise craché par ce WORD
AINSI qu'ils vont au cinéma, s'empiffrer d'amorces à se réacheter de la guimauve
EN TONNEAU, en boxes !
Ils lisent dans le métro des thrillers, des polars, des noirs mecs
Qui plombent, épousent, foutent en vrac des cadavres,
Des modernes romans où les hommes et les femmes collaborent
A des idées RIDICULES ET AFFAISSées !
AFFESSées ?
Je ne sais plus ma France,
Des témoignages 300pages sur la politique, notre président,
LA CRISE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Les africains sous-alimentés
Les américains tous des cons
Les européens petits bourgeois
Les clodos aussi se mettent à tricoter des odes le dimanche après le foot
Faites TRôNER Giselle la dealeuse !
Et il faudrait qu'un vingtenaire de mon sang foute en boîte
Un roman, des millions de mots, des baignoires pleines d'encre
(dire qu'avec celle-ci on aurait pu peindre ces dragons élégants qui volètent sur ma joue)
FAUDRAIT QU'IL REUSSISSE A AGIR
DANS CE SIECLE Où TOUT s'OBTIENT MORGUE A LA MAIN ?
Que de phrases longues et compliquées, mal construites, nuques pliées, dos voûtés,
Des phrases alambiquées mais sonores,
Puis des phrases décors
Des phrases ambiance
Mais surtout des phrases CRITIQUES
Des phrases PENSEES
Des phrases VIVANTES
Alors oui Cendrars c'est un acte car il faut les faire vivre
Alors oui Céline today vivre ce n'est plus que parler (et le chant dans tout ça ? A la rue)
Alors oui mon ami je me gaspille sûrement
Alors oui et je laisse à mon mais ce vieux soin de rêver.

...
Don't worry et patiente ma rêveuse mon inanite
Je te sais ma nature
Je sais que ce sont là mes mémoires adolescentes
...
Et bêtises nécessaires
...
C'est que l'élan a remplacé le geste
Si tu veux
Impression ... EXPRESSION
C'est
Impression ... IMPRESSION PLUS (expression ?non)

lundi 29 septembre 2008

Rêve 15 ?

Je suis sur une plage. Précisément derrière les gradins d'estrades installées sur la plage. Drôle et belle idée que de construire des travées pour voir la mer. J'ai l'air de me réveiller ou plus au moins, je suis allongé là derrière les gradins quand un clochard, fumeux, pouilleux, barbu, hirsute, cauchemardesque s'approche de moi et dit de sa petite voix baveuse : "J'ai bien fait d'attendre", un petit flacon de médicament tombe de sa poche et je comprends qu'il ambitionne de me violer. Fin.

/ Ce n'est pas un rêve mais je peux écrire partout alors autant écrire ici.
Je suis chez moi, c'est à dire dans un train et soudain je vois deux petites lumières suspendues dans la nue, je pense un moment aux extraterrestres et à leurs soucoupes avant de me raviser très vite et de comprendre une histoire de reflets, mais l'essentiel n'était pas là.
J'ai compris aussi tous ces ufologues et autres déjantés, car dans ces petites lumières, dans ses reflets, il y avait la possibilité d'un monde différent et surtout du chaos, des flammes partout, et de la mort de l'univers enfin perceptible.

Je me suis aussi amusé aux reflets du couloir, cet homme parlait à cette blonde, sans le savoir, sans se parler, le bras de celle-ci sortait du cou de celui-ci et je souriais sagement, puis les oiseaux, une grappe, s'évadant au dessus des arbres, d'autres oiseaux aussi en cordées sur les grues, quel bal magnifique, grises merveilles immobiles, et je suis le seul à y être, et je suis le seul à les Voir, et je suis le seul à m'en sentir profondément ému, content de cette vie et de ces carnavals visuels, et si je suis le seul toujours à les Voir ces oiseaux, comment voulez-vous que je n'en ressente pas une douce pointe d'impétuosité ?

+

La Man, Christophe

Elle veut des grands palais de marbre rose
Plein d'escaliers pour ses nuits blanches
Des jardins suspendus au-dessus du temps
Où se rejoindraient les amants
Elle veut l'amour pur et sans faille
Dans le profond des horizons lointains
Mordre au citron de l'idéal
Elle veut le début sans la fin
Elle veut tant de choses
Renverser le ciel
Les paupières mi-closes
L'étincelle
Et que la nuit se lève
Dans son coeur elle veut
Quelque chose de nouveau
Elle veut tant de choses
Rêver sa vie
Dans ces vies de rêve
Traverser le ciel
Prendre le large elle veut
Quelque chose de nouveau
Elle veut des robes, changer de peau
Un coeur griffé en satin rouge
Chaque fois, repartir à zéro
Elle veut la fête, et que ça bouge !
Elle veut tous les soleils couchants
L'or de la chair, l'ivresse, la gloire
La vérité nue, belle à voir
Elle veut tout, elle veut le chaos
Elle veut tant de choses
Renverser le ciel
Les paupières mi-closes
Elle veut l'étincelle
Que la nuit se lève encor
Technocolor elle veut
Quelque chose de nouveau
Elle veut tant de choses
Ouvrir en deux le ciel
Hisser haut le drapeau
Et vous mener tous en bateau
Tracer dans le bleu elle veut
Quelque chose de nouveau

samedi 27 septembre 2008

Rêve 14

C'est un rêve de classe mondiale. Des images vidéo arrivent, noires et blanches, c'est censé être un jeu vidéo, une vidéo de jeu vidéo (quid de GTA?), Gautier est là, nous arrivons dans une brasserie très bien éclairée dans un quartier pavé, il ne peut malheureusement pas se laver les pieds, c'est que, il s'est embrouillé avec la patronne. On attend que le film commence, un film avec Denzel Washington, sûrement, il ne vient pas et des vélos déferlent en files tout autour de la brasserie, une demoiselle chute lourdement sur le pavé. Je suis dans ma chambre, peut-être, une chambre, je m'amuse avec cette fille et je sens qu'elle peut tout être à moi, alors je titille je titille, on s'amuse comme de vrais gosses et la passion n'est pas très loin, c'est euphorisant, elle m'embrasse sur la joue et me dit : "J'ai besoin de toi"

C'était Mélissa je crois.


p-s : bonjour à David, ô toi unique lecteur, et au passage, une entaille sur le monde moderne

samedi 6 septembre 2008

Rêve 13

LA PAIX SUR LA TERRE !

Enfin une nouvelle image !

Celle de moustiques bleus et rouges voulant ma peau, gros moustiques bleus et rouges.
Alors je me cache sous ma couette, ne leur laissant pas un centimètre.
Et une femme me dit qu'ils sont bons pour leur drogue, ces gros moustiques bleus et rouges au ventre gonflé mais que la moindre piqûre me met out.
Une idée d'absinthe flotte.
Je suis sous ma couette, sous ma couette, vous ne m'aurez pas gros moustiques bleus et rouges.

LE CHAOS DANS MA CHUTE !

vendredi 22 août 2008

Cauchemar 02 / Rêve 12

Du côté de la vie rêvée des villes : Je n'ai le souvenir que d'une fillette avec des jambes et des bras de bois qu'il fallait à tout prix amputer et ça lui faisait atrocement mal.

Maintenant : Se souvenir que si tu descends pas du bon côté à Réaumur-Sébastopol tu peux aller jusqu'au beau milieu d'une crêperie et parler d'abricots avec une blonde. J'ai dû être avec quelqu'un aussi mais je ne m'en souviens plus.

mardi 12 août 2008

Cauchemar 01

C'est un cauchemar qui n'en est pas un. Juste profiter d'une plage virtuelle pour poser quelques mots, des virgules, des gouttes. Car le périple a déjà ses baguettes en mains et qu'elles viendront bientôt frapper le cercle de peau de ma descente. Je compte m'exiler, changer mes tripes. J'envisage d'être ce nourrisson mort au soleil sur la banquette arrière. Rien qu'un peu. Offrez-nous des tornades, des parcs envolés, des pluies qui creusent des tombes, offrez-nous des tornades, lampadaires en ballets, des éclairs tranchant toutes ces galeries marchandes, offrez-nous des tornades, un chaos comme on en fait plus, sans chair sans images, simplement en silence.

Les chanteuses aux dents éclatées ne pourrissent plus les rues de Saint-Michel,
Mes cornes s'alourdissent.
Comme s'il fallait que je plonge dans le fleuve une bonne fois,
Tout sauf Paris,
Tout sauf vos yeux sur ma carcasse ronflante.
Un fantôme de lait dormant au fond de ce visage de fer,
Pourtant, le goût est mort.

...d'un enthousiasme de la nostalgie à une nostalgie de l'enthousiasme...

lundi 11 août 2008

Rêve 11

J'ai rêve d'une floppée d'actrices pornos, de Tiffany Hopkins, d'Ovidie, de Salma Hayek pleine de tatouages aussi, de Fabien Lafait. Encore un rêve inutile.

vendredi 8 août 2008

Rêve 10

C'est un rêve vicieux. Je suis sur un tournage avec Caroline, nous nous embrassons enfin, en cachette. Nous nous retrouvons sur un futon sur un trottoir parisien, on s'embrasse encore, je pense que je suis presque heureux. L'équipe de tournage revient, je me sens fier d'être avec elle, les matins vibrent. Pourtant, ce n'est que Caroline.

jeudi 7 août 2008

Rêve 09

C'est un rêve maussade. Je suis dans un bus, Olivier est à l'arrière, bonne barbe. Nous sommes trois dans ce bus qui semblent passer dans un tunnel, lumières jaunes pales et oranges, il y a Kin aussi à qui je fais l'amour. Kin a la peau noire et ne me plaît pas alors elle blanchit au fil de mes coups de langue mais je sais que cela reste Kin malgré tout. Olivier nous (me) regarde et ça me gène...qu'il me voit comme ça...mais plus l'outrage avance, plus son image semble s'éteindre au fond. Pour finir, je suis seul dans le noir à jouir dans une blanche quelconque.

mercredi 30 juillet 2008

Rêve 08

C'est un rêve confondant. Il y s'agit d'un train, pris dans la neige et la nuit. D'un homme, mon ami, peut-être moi qui annonce qu'il a un cancer et qui prend ce train et des gens qui l'aiment qui doivent attendre un autre train pour le rejoindre. Il y a aussi un homme sur une chaise en fer entre deux voies, qui laissent passer les train tout près de lui en se contorsionnant. Il y a le deuil d'un père pour mon ami ou peut-être moi dans ce train qui chante : "J'ai dix ans" d'Alain Souchon. Cela se termine dans un stade, toujours dans la nuit, il y a des coups de feu, un jeune homme tire, puis est blessé, il y a des mouchoirs, du sang, du faux sang, sauce tomate épaisse dessus, il veut un dernier tirage couleur avant de mourir et j'ai l'air de le détester mais je lui accorde parce que cela reste un homme. Enfin la tempête de neige reprend, les trains passent, j'ai une longue écharpe bleu foncé qui vrillent dans le vent. C'est la nuit et je me réveille.

mercredi 23 juillet 2008

Rêve 07

C'est un horrible et sédicieux. Il commence par l'apparition du père (Gene Hackman) dans la famille Tennenbaum dans la même ville que dans "Substance Mort" que je lis en ce moment. Celui-ci dit qu'il est malade, et je le comprends, et nous buvons du café. Ensuite, je me retrouve dans ma cuisine, et ma famille tout autour de la table me demande de tuer un mec, un cousin qui semble attardé. Il est marrant de voir que par habitude j'appelle cousin tous ceux qui ont un scarabée dans la cafetière. Alors je le fais, avec un couteau à beurre, je lui fais des trous partout, atrocement. Pas de cris, peu de sang. Il meurt, fin.

...

Je crois que j'ai besoin de solitude. Je n'aime pas réellement les gens. Ce n'est pas qu'ils m'ennuient mais jamais hormis dans ta propre aventure, je n'ai jamais ressenti le moindre sentiment de tranquillité. J'exclus en cela les femmes et tout le bagage amoureux que je peux y inclure. J'aime marcher. Guetter les heures fauves et écrire des poèmes. J'aime prendre des trains en étant malade de ma propre pensée. J'aime imaginer comment sera le monde affecté par ma voix, comment les journalistes se comporteront pour m'accueillir, comment un tel ne baissera pas les yeux, comment un autre osera, etc...J'aime imaginé cette foutue petite célébrité qui tuerait tout ce que je ne pourrais jamais être. Il ne faut pas mettre au pas ma misère, mon échec. C'est en cette perte que se situe mes dents, ma gorge, mon larynx. C'est dans cette chambre à la fenêtre ouverte et au rideau fermé, dans ces bouts d'ongles disposées sur cette moquette mille fois sali par l'eau, le lait, la jouissance...c'est dans ces toiles d'araignées que j'aspire une fois par mois en pensant être un gladiateur romain ou quelque chose dans le genre, c'est dans chaque fois que je balance un verre par terre, chaque fois que je suis lâche, chaque fois où je n'arrive pas à avoir une conversation normale, où je me sens planer sans rien prendre. Les gens n'aiment pas. Ils restent assis sagement devant l'écran, ils ficellent un paquet de salives et de suçons. Ils ne sentent pas l'herbe les cueillir, leurs coeurs battre comme une armées de bombe H. Les gens n'aiment pas, ils vont au travail, s'engueulent, se consolent, pratiquent la levrette ou se disent des mots tendres. Ils vont au cinéma et si l'actrice sortait de la toile pour s'offrir au mari, le mari hésiterait, c'est cette hésitation qui m'indigne. J'ai vu des gens s'ouvrir les veines pour des reines impossibles. Ils étaient avec elles, nous étions avec elles, leurs seins nous permettaient de ressentir quelque chose en écoutant des chansons tristes. Elles sont parties et la vielle est venue, avec elle, plus aucun moyen d'intimité, c'est la foire, faut trouver le bon soir, la bonne fille qui t'emmenera danser jusqu'au fond, et faut boire et faut boire, pour l'exemple. Se gâcher, gaspiller son temps dans des délibérations carrées sur l'avènement incoercible de l'idiotie humaine généralisée. S'exclure, sans argents, sans coeurs brisées.

lundi 21 juillet 2008

Rêve 06

  1. C'est un bout de rêve violé à la réalité. Dans la journée avec amis, il fut évoqué la possibilité d'appeler ou d'envoyer un message par erreur à une personne chère mais non destinataire.
  2. Alors j'ai sonné. Je l'ai sonné elle. Et elle m'a répondu ce qu'elle me répondrait si cette folie me prenait.
  3. Ce n'était qu'un petit cauchemar, je suis sauf et rien n'a changé.

Rêve 05

C'est un rêve violent. Je suis dans mon salon, il y fait noir, je suis sur mon canapé et devant moi se tient mon frère, le grand, le rasé, l'olympien. Il me titille sur mes résultats désastreux et la fac et je lui répond comme une bête, méchamment, comme lorsqu'une colère nous dépasse. Il ne bronche pas mais me menace, et nous arrêtons au moment où mes yeux considèrent le jour.

vendredi 18 juillet 2008

Rêve 04

C'est un rêve bigre et confus. J'ai l'impression qu'il n'a qu'une fin, pas de début propre, à part peut-être une sensation de neige et d'arrêt de bus. Toujours est-il que cette fin est drôle. Je suis dans une maison qui transpire la cocaïne tant chaque recoin semble en être incrusté, il y en a sur les tables, sur le sol, partout. Curieux d'y goûter, je me mets à la flairer sans en prendre, un moment tout de même, je me décide à y aller, et on me la chipe des mains, alors j'en trouve autre part, et on me la chipe, et on me la chipe et on me la chipe...Tantale cocaïnomane. Sur la fin une ambiance de thé, un gosse noir tourne autour de la table et j'essaie de la trouver pour mettre la main sur la précieuse substance, ce qui doit arriver arriva, comme souvent dans ce genre de chamailleries, l'objet de conquête explose, le sachet commence à s'égrainer dangeureusement, coke perdue dans l'abime du monde ! Je me dépêche de laisser le reste couler dans une théière, heureux et peunaud et toujours sans blanche aux narines...le maître de maison semble parler à son fils et dit : "Tu sais ce que ça veut dire"

Ma mère intervient alors pour me dire que vu l'heure elle va devoir retourner à une banque ou quelque chose comme ça...et la sensation de neige revient.

mercredi 16 juillet 2008

Rêve 03

C'est un rêve long. Il commence par le sexe et finit par le meurtre avant un dernier mouvement. Le sexe tout d'abord, trois femmes apparemment, la brune m'excite le plus, elles n'ont pas de visage, très peu de corps. De quoi m'éblouir. Le meurtre ensuite, je suis enfant, un gamin de l'école (sans doute mon collège) me fait une crasse et méticuleusement le lendemain je crois que je le tue. Ma mère est au courant et décide de m'envoyer là-bas dans les champs (je vois la grosse vitre de la voiture), elle pleure. On me retrouve quelques années plus tard au coeur d'une maison, avec des amis, sauf que mes amis me vont se faire trucider des plus horribles façons qu'ils soient (je me souviens juste d'un homme tout long habillé en noir qui en s'allongeant sur mon ami (qui ressemblait à Will Ferell) semblait vouloir le violer). A la fin, une des tueuses nous laisse, (je suis dans la peau de Will Ferell et le mec en noir a l'air d'avoir fait de moi sa chose) deux amies et moi, et comme je le sais vu que j'ai fait un flashback, ces filles ont réussi à voler de la corde de piano à leur tortionnaire. La scène finale donc, l'homme en noir me laisse pour s'amuser avec les filles, les filles profitent du moindre moment d'innatention et l'attaque par derrière en sciant à l'aide de la corde tout son visage en le prenant par le dessous du nez, on voit son crâne s'ouvrir au fur et à mesure qu'il hurle ou qu'il rit, elle le termine, il ne saigne pas bizarrement et on m'envoit son corps et on me demande de le cacher sous les couettes (j'étais sur un lit et les filles sur un autre).

Je me retrouve à Paris, un Paris froid, un Paris que l'amour rafraîchit au printemps. Devant moi des murets blancs tout du long et de longues files de voitures, presque arrêtées mais qui ne s'excitent pas. On lance un générique, très floral, très champ encore une fois avec Christophe Lambert en premier rôle, je peste : "Putain encore un film avec Christophe Lambert" et je traverse tout en pensant qu'ils doivent être en plein tournage, je vois sur ma droite un acteur jouant un aveugle dans l'un des épisodes de H, j'arrive sous un tunnel, une jeune noire porte une mitraillette, je lui tire dans le dos et tout le monde se met à rire.

Je reviens en arrière, Mr Smadja, un prof du lycée me demande si j'ai des nouvelles d'Estelle A sauf que je connais une Estelle B mais pas une Estelle A, mais il continue, il continue et le rêve s'achève, près de l'Alma, je commence une belle chanson très Brassens sur le vert des cimetières mais je peine à m'en souvenir au bout de deux secondes et en me réveillant je me souviens de

Diana, tous les paysans pleurent,
Diana, au journal de vingt heures,
Diana, y'a même le sang du chauffeur,
Diana...

Et Dieu sait que ces paysans enfouient sous leurs larmes étaient magnifiques.

lundi 14 juillet 2008

Rêve 02

C'est un rêve superbe. Il commence par son baiser je crois et par un nouvel espoir dans le "fond de ma viande". Je dois la voir le lendemain et mon frère a l'air d'être là et ça me gêne et ça me terrifie, j'aimerais qu'on soit seul, elle m'a embrassé et pourtant je vais vers elle comme si je ne l'avais pas encore revu depuis depuis...Et il y a ces grandes buttes, peut-être vivantes dans un coin de mon village, peut-être parisiennes, toujours est-il que des hommes sautent de ces marches immenses de terre et d'herbes et qu'ils se receptionnent comme ils peuvent, toujours est-il que je saute aussi et que j'arrive en bas sans me faire trop de mal...Nous arrivons Boulevard Voltaire peut-être ou une de ces places faites de petits cafés aux larges terrasses, je marche en compagnie d'amis quand soudain certains hommes, peut-être des skins, se mettent à nous jetter des bouteilles à la terrasse d'en face, chaque bouteille est une peur, chaque bouteille vole au-dessus de mon crâne et explose non loin, après la dernière salve, je croise ma mère, le visage et les cheveux étonnamment clairs près d'un kiosque à journeaux. Elle me dit que je peux dormir chez Rosario si je le veux, je me dis que nous sommes le 14 Juillet et que mes parents ont très bien pu partir vers la capitale mais qu'elle me dise cela me surprend quand même...je pense au fait que je peux très bien dormir chez Olivier, que j'imagine tranquille dans son lit et dans une chambre plus vaste qu'en réalité...je veux une de ces solutions, Rosario ou Olivier, car je pense que je la verrai demain sur Paris...avant que je n'ai pu dire quoi que ce soit (d'ailleurs je parle très peu dans mes rêves, même si je fais parler d'une certaine manière toute la clique m'entourant), ma mère se propose de me ramener, me dit d'être sérieux et qu'il faut rentrer...

Je me retrouve chez moi à penser à ces phrases : "A 20ans on est comme un noir, fort, séduisant, robuste, animal" puis à une espèce de femme qui pouvait être une actrice porno inuite qui avait l'air d'avoir des dents comme "d'impeccables petits rochers"...

Le let it be des Beatles ainsi qu'un pont de bois où nous nous trouvons face à face (encore sans un visage précis) font ensuite leur apparition mais je pense qu'ils sont d'avantage conséquence de mon imagination à semi-éveillé que de mon inconscient naturel...

dimanche 13 juillet 2008

Rêve 01

J'ai eu une session de sommeil fracturée. Ayant mis mon réveil à 13h mais étant sûr de ne pas pouvoir me lever à cette heure, j'ai donc fait une première session de 6h à 13h et une autre de 13h à 16h. Je voulais à tout prix retenir des choses de la première car elle semblait très riche mais ma mémoire fut prise à défaut et je n'ai réussi à retenir que de cette phrase : " Je revoyais très clairement tous les moments passés avec elle, et ils n'étaient plus éparses ou en pointillés, mais doux et exacts ". Elle, du reste, n'était encore là qu'en impression, sans avoir d'identité visuelle propre, comme une toile, un arrière-plan. Pour ce qui est de la deuxième session, j'ai souvenir de mon cousin Michaël, un cousin que j'ai toujours trouvé beau, dont le visage changeait soudain par bribes pour prendre les traits de Sacha, que je trouve beau également, mon cousin Michaël jouait donc du ukulélé tandis que des images de bus scolaire jaune sautant de collines en collines pour attraper des espèces d'orbes bleu ciel animaient le reste. Différents personnages ont dû passer par la suite mais pour la plupart je ne me souviens ni de leur place ni de leur nom.