mardi 12 août 2008

Cauchemar 01

C'est un cauchemar qui n'en est pas un. Juste profiter d'une plage virtuelle pour poser quelques mots, des virgules, des gouttes. Car le périple a déjà ses baguettes en mains et qu'elles viendront bientôt frapper le cercle de peau de ma descente. Je compte m'exiler, changer mes tripes. J'envisage d'être ce nourrisson mort au soleil sur la banquette arrière. Rien qu'un peu. Offrez-nous des tornades, des parcs envolés, des pluies qui creusent des tombes, offrez-nous des tornades, lampadaires en ballets, des éclairs tranchant toutes ces galeries marchandes, offrez-nous des tornades, un chaos comme on en fait plus, sans chair sans images, simplement en silence.

Les chanteuses aux dents éclatées ne pourrissent plus les rues de Saint-Michel,
Mes cornes s'alourdissent.
Comme s'il fallait que je plonge dans le fleuve une bonne fois,
Tout sauf Paris,
Tout sauf vos yeux sur ma carcasse ronflante.
Un fantôme de lait dormant au fond de ce visage de fer,
Pourtant, le goût est mort.

...d'un enthousiasme de la nostalgie à une nostalgie de l'enthousiasme...

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