Tu voulais une vraie vie toi
Pas de pâle opaline
Tu voulais une paire de bras
Quand tout vire héroïne
Tu voulais du changement
Et des autres au chevet
Tu voulais l'élément
De ces aubes achevées
Tu voulais la ligne directe
Vers les colonies noires
De ces merveilles infectes
Qui ne sortent que le soir
Tu voulais que ton art se vende
Larme après larme
Tu voulais qu'on puisse se pendre
A ta mémoire
Que les enfants chantonnent
Qu'il est beau qu'il est mort
Que ta folie détonne
Qu'elle éclaire même l'or
Tu voulais qu'on te présente
Qu'on te pose tout au bord
Tu voulais des amantes
En liasses tout d'abord
En laisses tout au bout
Tu voulais que le toubib
Te fasse tenir debout
Comme ces héros horribles
Tu voulais que les fêtes durent
Qu'elles s'étendent comme des blondes
Tu voulais le cru de l'aventure
Tous les corps dans ta ronde
Tu voulais à la montée du château
Déjà être courronné
Tu voulais à peine touché l'eau
Déjà savoir la soulever
Tu voulais qu'on te dise
Ce qui brûle les lèvres
Quand elle mente, fièvres
Amères et banquise
Ce sont les âmes derrière
La voix de ton sacre
Les servantes du désert
Que tes vieux pieds massacrent
Celles qui ont fait ta couche
Et chaque jour t'ont fait rire
Celles qui belles accouchent
D'un diable sans avenir.
RETENIR DAVID SERPENT DE LIERRE
QUE CE TEXTE A ETE ECRIT AU COURS D'UN PARADOXE
TEMPOREL
FRANCAIS (P.T.F)
ET QU'IL FAIT DONC DEJA PARTI
DES ARTS EN PERDITION
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