samedi 25 octobre 2008

Rêve eurf...Du vague, du vague, du vague

J'ai laissé Bret sur la table. Mon verre COCA KING SIZE obtenu chez MACDO est rempli de lait. Mon Ipodtouch est plein de bonnes chansons. Un Blaise Cendrars est retourné. 1984 est par terre. Un ouvrage massif de Paul Klee emprunté à la Faïencerie sur le compte d'un ami, Memyan, je le connais peu, un mec simple, arrogant car très beau, sa soeur, le chef d'oeuvre, c'est pour elle : L'orage que j'imagine, un chef d'oeuvre de 15ans maintenant, j'en ai été amoureux pendant plusieurs heures mais d'un amour malade vraiment, pas d'une vague envie. Cela fait 4mois que j'aurais dû lui rendre cet ouvrage et je me demande comment il se débrouille avec ces gens...en tout cas il m'a pas balancé. Une fois, une Pléïade s'est retrouvée dans un grille-pain dans la banlieue de Canterburry alors qu'une machine à bulles dictait sa loi, il ne faut pas me faire confiance. Je porte un jean et une chemise que mon Ami a bien voulu me filer. Ils doivent être au coeur d'un Paris riant ou essoufflé mais mon portable fait la banane. L'homme sans qualités est caché par une pile de cds mal gravés. La Bible de Néon est suspendue à la chauffeuse sur laquelle nous avions dormis la première fois il y a sûrement un an. A cette époque, j'étais maudit parce que je n'écrivais pas et parce que je délaissais mes amis mais j'étais dans le tourbillon d'une concrétisation amoureuse ! Que dis-je du sprint final ! Trois mois plus tard, les lignes se sont effacées. Un an plus tard, je suis encore là à regarder ces lignes effacées avec le même genre d'oeil incrédule. Pas loin de la Bible, mon cahier rouge, dedans mon livre, avec Léo et Blanche, Viktor et Eve, l'Humaniste et les autres...Je devrais être en train de les animer mais ma vieille barre continue de me tanguer dans les côtes. Je ne me confesse pas ni ne passe le temps, j'oblige mes doigts à battre une mesure. Je n'aurais pas droit à des détectives affamés cherchant la moindre de mes lignes et trouvant ces petits morceaux comme autant de pépites. Je le sais depuis peu. J'aurais le droit certes à un documentaire de seconde ou deuxième partie de soirée sur Arte mais rien de plus. Je ne suis pas du faste parce que le faste n'est pas de moi. Je suis du lait et des bureaux sans âme, des ampoulées mal visées se réfletant dans une fenêtre où seulement il y a quelques heures un de ces ciels portés par la forêt m'aurait fait faire naufrage. Je suis de ces peluches en pagaille et aux moultes origines, un lapin de mon enfance, un autre, celui d'Alice, volé à Jennifer, une souris violette trouvée dans un diapome à ma mère. Je suis de la guitare qui ne sert qu'à bruiter les saisons de mes nerfs (GASP). Je suis du bouton trop serré, tu tee-shirt trop large / JE SUIS DU VENT CASSé ! DES PLAGES PLEINES DE TROUS ! je suis des feux sans envergure ! de la jeunesse sans larmes ! JE SUIS DU RIRE AU DENTS JAUNES ! de la musique de fin de repas qui gêne, qui gêne ! JE SUIS DE LA BELLE BLEUE QUI FINIT DANS LES CHEVEUX DU PUBLIC ASSOUPI ! je suis du film qui fait trop traîner ses plans ! je suis du livre dont on se décourage ! JE SUIS De la beauté toute molle sans voix.

Je suis le guide de toutes les joies
L'époux au superbe,
Car ma toilette est faite
A l'eau de misère
Au vinaigre de mort.

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