lundi 3 novembre 2008

Dingue ce que je pleure

/ Mes épopées sont des danseuses légères /

S'il fallait parler du nègre, du juif, du bicaillon dans sa barre d'immeubles,
S'il fallait parler du dégoutant bourgeois, du graisseux collabo,
S'il fallait parler du voleur, du violent, du chinois sournois,
S'il fallait parler du puant hindou, du nain ridicule, du légume bavant,
S'il fallait parler du débile profond, du taillé dans le Nankin,
S'il fallait parler du Hitler petites chaussures, du père ivre mort,
S'il fallait parler du pelé pas malin, du grec tournedos,
S'il fallait parler du professeur râpeux, de la nana dans la poudre,
S'il fallait parler du genre tout dans le torse, rien dans les tempes,
S'il fallait parler du machin gay, du sang foutu en poisse,
S'il fallait parler du suicidaire bouffon, du facho pas un livre,
S'il fallait parler du rêveur qu'en rame pas une, du poète palichon,
S'il fallait parler du voisin langue partout, du nippon concupiscent,
S'il fallait parler du bâton africain, du petit bois européen,
S'il fallait parler du fond de couches, de la grande ou petite,
S'il fallait parler des arabes tous mauvais,
S'il fallait parler des portos cons comme l'oeillet,
S'il fallait parler des grosses bouffant, ruminant sans cesse leur maïs,
S'il fallait parler des clochards, vastes amas de loques grises,
S'il fallait parler des chômeurs, des immigrés qui nous piquent tout,
S'il fallait parler du nazillon, prêtre dans son église,
S'il fallait parler du Nègre encore toujours comme un nègre, là dans nos yeux,
S'il fallait parler du sous genre vivant, bougnoules et pékinois,
S'il fallait parler de tout ça
Alors il faudrait parler
De ces cadavres dans mes jambes,
De mon lot lacunaire et ne plus dire un mot
Du gonflement céleste.

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