La chair, blanche dans l'incendie
Luit comme jamais,
La chair, l'ombre des flammes danse sur elle
Autour perle la glace,
La chair, à mille lieux en dessous
Dort sérieusement,
La chair, meurtrie, abusée,
Pénètre la pure angoisse,
La chair, apprend à parler
Après les coups,
La chair, pâle et enfantine
Mordille ses premiers mets
Et déjà la chair,
Pourtant fébrile et affamée,
On a envie de l'embrasser
Comme de s'ouvrir le ventre
Pour que l'air passe mieux.
Une vague rouge caresse
Des mers aux continents
Les coeurs des humains,
Les circuits des robots,
Soudain folie,
Rafales dans ces chairs grises,
Fêtes qui se terminent
Lentement en noirs charniers,
Ballons de galas
Ecrasés sur la nuit,
Chevaux aux tripes traînantes,
Bellissimes trop belles pour être approchées
Saccagées comme des livres.
Maintenance :
De la crasse, de la rouille, de la charogne
Partout,
On s'éteint par habitude,
On perd prise dans la lave,
Générateur percé à l'aile,
On mange avarié,
On rêve mort.
QUELLE BLONDE ZIGURAT !
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