mercredi 4 mars 2009

Tribute to a black rapist

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais avoir osé le demander de Woody Allen :



Ce film à sketches de la période stand-up-tv-show de Woody ne vaut que pour son dernier (le célèbre épisode des spermatozoïdes aéroportés) et pour son premier (un Woody en bouffon multicolore multiplie les incohérences et les douceurs sur fond de reine enchastetée) sketch. Le reste n'est qu'une bourrinade bien triste. Drôle certes mais bon.



Manhattan de Woody Allen :

Ce film représente à lui seul un prochain projet d'étude, étant donné que je l'ai vécu la première fois comme on vit drôlement dans cet état de transition qui n'est pas tout à fait le sommeil et ses rêves mais qui s'en rapproche grandement. Vous savez cet état où une variété étendue de phrases et d'images se succèdent, et dont vous souhaitez garder souvenir avant de fermer les yeux pour de bon. C'est de la rêverie à l'état pur.

Et bien Manhattan, toutes proportions gardées a de ça. En tout cas pour moi, puisque j'ai mis tout le film avant de comprendre que je l'avais déjà vu et je ne sais plus comment et je ne sais plus où. Cette chronique en noir et blanc des amours névrosées d'intellectuels new-yorkais ne me séduit pas vraiment car comme le personnage principal, on ne se sent pas vraiment amoureux. C'est d'ailleurs là où il réussit autant que dans la truculence romancée du personnage principal qui lors d'une scène clé du film met côte à côte Bergman et...mettons les hot-dogs. Il y a de moi dans ce film aussi, pour cet homme perdu dans son roman et qui ne voit plus sa vie (encore qu'on ne le ressente pas très bien). Il y a de moi dans ce noir et blanc, dans cet Allen qui fume des clopes pour plaire aux femmes et dans scène de pluie au planétarium. Il y a peut-être trop de moi dans Manhattan pour que je m'y attache, trop de cette romance que j'affectionne mais après tout c'est un beau film. Diane Keaton y est superbe, de même pour M(e)ariel Hemingway. Et c'est New-York aussi, le pont de Brooklyn magnifié, et, comme déjà dit auparavant et comme ça m'ennuie de le faire pour un Woody Allen, ce film doit se voir rien que pour cette scène.

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