jeudi 26 mars 2009

Les nuits de 7H00 du matin

T'entends les oiseaux chanter leur chant cancérigène...

/ Je pense que je suis en train de perdre peu à peu mon savoir livresque, les fautes se multiplient, les problèmes d'accent et de syntaxe sont légions (être légion...je ne me lasserais jamais des expressions françaises), ma lente et perpétuelle désorganisation sociétale touche à ma plume à la moelle...que faire, bref, après une nuit sauvage (mes nuits sont plus belles que vos jours)...j'ai décidé et ce avec froideur et minutie, d'offrir au monde une plaquette intitulée :

"Les nuits de 7h00 du matin"

Cette dernière regroupera nombre de textes copieusement désespérés, totalement anarchiques, brodés à même la tunique d'infant transpercé par les balles, écrits à coups d'épingles dans le cuir chevelu d'une morte, oui c'est à peu près ça. "Les nuits de 7h00 du matin", viendra ensuite la Pieuvre et après qui sait...peut-être que je m'intéresserais à mon RPG, celui là que personne n'a encore pensé, surtout pas en France, quelle perte de temps, peut-être aussi que je donnerais à renifler toute la puanteur actuelle à travers une fable tentaculaire où des couples libidineux s'entredéchirent sous l'oeil des fibres optiques et d'un tueur en série au timbre clair. Peut-être que j'irai m'affaler sur la scène, dégueulant à un débit monstre mes claustrophobies à l'air libre, mes jeux de mots glaudicants, mes pointes d'esprit aussi fines et judicieuses que de la crème sur une tarte à la meringue, peut-être seulement que je me mettrais à faire de la meringue, avec mon oncle, sans rien dire, comme Piaf, boire mon mescal, vomir par tous les trous ma vie à cinq centimes, sans femmes à espérer, sans piscines chauffées, sans craquelins qui grésillent sur les dents, sans amis qui me paient mon café, sans Nova Yorke, sans Tokyo, sans mon Andalousie celle que j'espère avant qu'une curieuse maladie, qu'une curieuse fièvre, m'emporte, avant que je gagne à poings fermés, comme tant d'autres avant moi morts pour la cause.

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