Les faussaires de Stefan Ruzowitsky :
Il est 3h30 du matin, vous n'êtes pas tout à fait fatigué, vous venez de vous enfiler deux sandwichs au jambon ainsi qu'un bol de céréales sucrées, vous portez un tee-shirt rose en hommage à un célèbre personnage de manga, votre tête vous fait mal, vous avez pris un cachet en conséquence après avoir failli en absorber un contre les rhumatismes, votre roman piétine sans vraiment que vous sachiez pourquoi, vous vous retrouvez devant ce film traitant encore une fois de la Shoah, encore une fois les allemands sont des ordures sanguinaires et abominables tellement abominables qu'on a du mal à se dire que ça date du siècle d'avant toutes ces histoires grises, la photo est travaillée, l'histoire se déroule normalement, le faible meurt, le fort s'en sort, les allemands tuent à tour de bras et finissent en déroute, ces juifs-là sont ceux qui ont fabriqué des billets pour les SS afin qu'ils dérèglent l'économie mondiale, ces juifs-là auraient mérité de se cantonner à une pièce de théâtre à enjeux purement dramatiques et THEATRAUX (c'est horrible de se dire qu'une telle folie humaine ne peut être traité qu'au théâtre avec justesse, afin de saisir un peu, comment mais comment des millions d'hommes ont méticuleusement assassiné des millions d'hommes), calmement, le film se termine, sans accroc, presque comme si de rien était, comme si on oubliait.
Reign over me de Mike Binder :
Il est 15h et Pan, un film, un petit film, j'ai mis la main dessus parce que quelque part on a parlé, parce que quelque part on m'a dit que dans ce film il y avait des images de "Shadow Of the Colossus", un inconnu quelque part m'a dit ça et je l'ai lu et j'ai décidé de suivre son conseil sans qu'il ne soit au courant de rien, sans avoir ni à lui serrer la main ni à lui devoir quoi que ce soit, alors oui il parle bien de ce jeu magnifique (mais qui aujourd'hui a le courage de jouer aux jeux vidéos sans s'en mordre les doigts ?) et oh, à côté de ça il y a un Don Cheadle qui comme le dit un certain et comme j'acquiesce maintenant n'est pas un si mauvais acteur que ça, et Adam Sandler, monsieur Happy Gilmore (un film dément qui m'a traîné de l'enfance à l'adolescence)(un film moyen en fait, un peu comme un Shadiyac, c'est drôle mais ça va pas plus loin mais quand t'es gosse bon Dieu et qu'on te propose du fun en baril, et ben tu prends et BASTA, il n'y a pas de post-considération, il n'y a que la réception parfaite de l'OEUVRE) et monsieur Punch Drunk-Love (film à conseiller à TOUT LE MONDE AYANT UN COEUR EN BON ETAT DE MARCHE), Adam Sandler donc en autiste névrosé et tout ça tout ça dans New-York avec des problèmes, une comédie dramatique, une comédie dramatique (AVEC LYV TYLER), réussie tout simplement et comme il est bon d'en voir parfois.
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