mardi 21 avril 2009
Zombies for a more safety future
C'est un rêve apocalyptique...nous sommes les derniers rescapés de je ne sais pas moi quelques explosions nucléaires de seconde zone, nous sommes dans un train, une femme, noire, qui doit être là depuis des semaines me demandent combien il y a de survivant, je lui réponds en scindant la ville (mon village, 3000habitants, je l'ai jamais scindé de l'histoire, jamais connu sa construction profonde) en 2, 40 d'un côté, 20 de l'autre, elle me dit : "S'il y en a au moins 60, c'est quand même bien"...je demande à mon grand frère pour Vanessa, le visage triste, étourdi par les larmes, il me fait signe que pour elle c'est terminé...mon cerveau s'active face à toutes ces informations tandis que le train roule et que je ne sais pas où on va, je ne sais pas ce qui se passe, je ne sais pas pour combien de temps...je sais que dès que le rêve a cédé sa place, mon tout premier reflexe fut d'imaginer un roman de tout cela...
lundi 20 avril 2009
Réunion
Tout ce que je fais c'est écrire
A contre courant
Fouillant perles et débris pour l'émotion,
Je suis l'insecte aux pattes qui s'accrochent aux rebords de la baignoire
Cette araignée qui se relève même après un gros jet d'eau chaude en pleine figure,
Mais toujours l'eau revient comme un rideau de mort,
Tout ce que je fais c'est écrire
Des jardins que je n'ai jamais vu,
Des mains que je n'ai pas tenu,
Des souvenirs qui ne sont pas les miens,
J'écris des champs d'étoiles qui jamais ne brilleront au-dessus de ma tête
C'est peut-être pathologique tant d'imagination que ça m'en crève le coeur,
Que ça m'en soulève la peau, que ça m'arrache le front comme la languette d'une boîte de lait,
J'explore le grand désordre, la violence ordinaire de ces cités qui chutent loin de moi,
Je ne suis jamais autant chez moi que dans l'ailleurs,
A valser avec mes monstres, à les faire défiler mécaniquement devant le miroir,
Tant de brûlures, de cicatrices, de chairs grises qui se décomposent,
Tant de lambeaux, d'amputations, de bras en écharpe,
C'est la galerie millénaire des gueules défoncées,
Il faut que je procède moi-même à ma mutation, me joindre à eux pour l'ultime banquet,
Fuir l'escalator d'ivoire et les palaces opalescents, et glisser comme un chat vers la fosse
Où nous nous empileront et finiront par refouler gravement;
Os, cerveaux, articulations, jointures, toutes ces alchimies infestées par l'odeur,
Par la grouille abominable des larves en tout genre,
Foetus écrabouillés dans des sacs plastiques banals, flanqués à la décharge parmi nos corps mélangés, nos blessures suintantes qui, dans une orgie macabre, se joignent et s'entremêlent,
Ne donnant plus à voir qu'une grosseur sanguinolante, noirâtre, sublime,
L'union pacifique des corps désarmés dans l'unique certitude,
L'humanité enfin tranquille et débarassée du crime et de l'ambition,
Un pays où, comme le criquet explose sous la botte du voyageur détaché,
Mes dernières détresses s'éteignent avec délice.
A contre courant
Fouillant perles et débris pour l'émotion,
Je suis l'insecte aux pattes qui s'accrochent aux rebords de la baignoire
Cette araignée qui se relève même après un gros jet d'eau chaude en pleine figure,
Mais toujours l'eau revient comme un rideau de mort,
Tout ce que je fais c'est écrire
Des jardins que je n'ai jamais vu,
Des mains que je n'ai pas tenu,
Des souvenirs qui ne sont pas les miens,
J'écris des champs d'étoiles qui jamais ne brilleront au-dessus de ma tête
C'est peut-être pathologique tant d'imagination que ça m'en crève le coeur,
Que ça m'en soulève la peau, que ça m'arrache le front comme la languette d'une boîte de lait,
J'explore le grand désordre, la violence ordinaire de ces cités qui chutent loin de moi,
Je ne suis jamais autant chez moi que dans l'ailleurs,
A valser avec mes monstres, à les faire défiler mécaniquement devant le miroir,
Tant de brûlures, de cicatrices, de chairs grises qui se décomposent,
Tant de lambeaux, d'amputations, de bras en écharpe,
C'est la galerie millénaire des gueules défoncées,
Il faut que je procède moi-même à ma mutation, me joindre à eux pour l'ultime banquet,
Fuir l'escalator d'ivoire et les palaces opalescents, et glisser comme un chat vers la fosse
Où nous nous empileront et finiront par refouler gravement;
Os, cerveaux, articulations, jointures, toutes ces alchimies infestées par l'odeur,
Par la grouille abominable des larves en tout genre,
Foetus écrabouillés dans des sacs plastiques banals, flanqués à la décharge parmi nos corps mélangés, nos blessures suintantes qui, dans une orgie macabre, se joignent et s'entremêlent,
Ne donnant plus à voir qu'une grosseur sanguinolante, noirâtre, sublime,
L'union pacifique des corps désarmés dans l'unique certitude,
L'humanité enfin tranquille et débarassée du crime et de l'ambition,
Un pays où, comme le criquet explose sous la botte du voyageur détaché,
Mes dernières détresses s'éteignent avec délice.
mardi 14 avril 2009
Les éclairs volent comme des mouches à travers la ville, mes mots les suivent de près. J'ai presque cent ans, l'orage se fait sentir. L'écrivain est un être de grâce perpétuel même quand il s'acharne aux toilettes car quand il en est sort, il est quelqu'un d'autre, un errant magnifique bordé par la moindre nouvelle lumière qu'il regarde avec des yeux toujours neufs. Il sent, il pressent l'amour de chaque rues, il entend dans une toux étouffée pour ne pas gêner tout le souci de se faire une place au soleil, il voit chez tous ces pauvres gens, l'espoir dans la cale. Il parle avec les arbres, il leur dit : "Vous n'êtes pas heureux ici, vous rêvez de forêt. Moi aussi, ne vous en faites pas, nous les aurons nos forêts à 5000 balles par mois. " On lui tient sa porte, on entend gronder en lui des larmes plus hautes encore que le plus haut building. Quand il passe dans toutes ces rues d'été, bercés par les néons de violets ou de phosphores, il voit la nostalgie, la solitude, la pieuse beauté du monde. Il marche après sa mort, après celle qui mettre son bras comme une écharpe autour de sa nuque froissée, pleine de pliures froides, de moiteurs ignobles. Il va par toutes les rues comme un enfant et ça le rend bien triste puisqu'il ne le sera plus. La mort rôde, des nervures lumineuses enveloppent les boulevards, les jambes nues des femmes lui inspirent des sonnets aussi tragiques que de perdre son père. Il ne veut pas être ailleurs, il ne pourrait pas et pourtant il ne cherche que ça, un ailleurs avec la mort pour compagne, bien en chair et alanguie. Il ne supporte pas les souffles graisseux de certains parce qu'il aspire à l'orgie, la place toute recouverte de corps dans l'étreinte, il chante la douceur des jours qui n'en ont plus. L'écrivain est pire qu'un Dieu, il invente paradis sur paradis et ils sont bien réels, debout, le visage taillé, dans sa tête.
Le dernier Miyazaki est une oeuvre bouleversante, le petit serveur des fins de nuit de Mac Donald, celui avec la peau qui luit, celui avec la peau qui suinte, avec une face privée de toute délicatesse, avec des mouvements lourds et cathodiques, avec une voix d'agonisant, celui-là est amoureux de moi. J'écoute Lalo, c'est du meilleur effet. Je ne veux plus jamais passer un été seul.
En récitant cette maxime, je sais son peu de talent propitiatoire, je sais ce grand salon vide qu'il me faut pour bien disposer de mes énergies, en récitant cette maxime, je sais qu'ils se succéderont et que je les chevaucherai encore en ayant que mes mains et mon foi pour les dépasser. En récitant cette maxime, je demande juste au monde et à mon âme de garder à jamais cette folie latente.
Le dernier Miyazaki est une oeuvre bouleversante, le petit serveur des fins de nuit de Mac Donald, celui avec la peau qui luit, celui avec la peau qui suinte, avec une face privée de toute délicatesse, avec des mouvements lourds et cathodiques, avec une voix d'agonisant, celui-là est amoureux de moi. J'écoute Lalo, c'est du meilleur effet. Je ne veux plus jamais passer un été seul.
En récitant cette maxime, je sais son peu de talent propitiatoire, je sais ce grand salon vide qu'il me faut pour bien disposer de mes énergies, en récitant cette maxime, je sais qu'ils se succéderont et que je les chevaucherai encore en ayant que mes mains et mon foi pour les dépasser. En récitant cette maxime, je demande juste au monde et à mon âme de garder à jamais cette folie latente.
Journal d'un petit bourgeois aux poches trouées
Aujourd'hui et comme pour toute cette semaine, j'ai avec moi, la clé (une clef très futuriste) de l'appartement de T. Ce qui fait que je vais dormir chez T. pendant toute cette semaine et ainsi pouvoir profiter "un petit peu plus complètement" des joies de la capitale. Le temps est doux et clair et semble pourtant abriter un orage, orage que j'aimerais bien vivre ici, parce que j'aime absolument les nuages qui se percent en avril et qui donnent tout un coup un aspect électrique et métallique à tout et toutes choses, si en plus, on a la chance de se tenir près d'un jardin, on pourra très facilement juste après le déluge, le sentir gonfler, exhalant au passage une myriade de parfums rares et capiteux, comme mettre sa main pour la première fois sous la jupe d'une fille. Au-delà de l'appartement, j'ai traîné selon les instructions d'une certaine sur les marches dégueulant de l'Opéra, celui-là même qui donne son nom à une station de métro bien connue des banquiers de tous poils. J'y ai vu le défilé habituel des touristes parisiens, du groupe d'américains gras et n'ayant pourtant à la main qu'une bouteille d'eau à moitié vide, aux couples de vieux japonais ayant toujours au poing la plus perfectionnée des caméras, en passant par la famille yiddish toujours prête quand il s'agit de lire l'hébreu dans la beauté du monde, et encore ces italiens gominés et foireux, ces allemands sans squelettes, ces petites parisiennes toutes jolies qui quoi qu'ils arrivent ne font toujours qu'attendre l'arrivée d'un groupe d'amies sans doute retenues par je ne sais quelle affaire très importante, ces faux clochards un peu à l'est qui font mille fois le tour de la place, ces parisiennes encore qui se reposent en fumant avec peine des clopes pas chères et qui ont toujours des sacs remplis d'un fourbi pas possible. Je ne supporte pas le sac des jeunes filles, autant je suis toujours (beaucoup de toujours) curieux des vêtements d'une femme, parce que, la séduction étant l'apanage du goût humain, l'habit est devenu plus qu'une deuxième peau, autant leurs sacs m'emmerdent allégremment. Je n'ai jamais trouvé un sac de femme à mon goût, je les ai toujours trouvé dégoûtants, sans doute aussi parce qu'elles n'en sortent jamais rien. Après une heure passée dans les regards touristiques d'autrui, après avoir laissé la fumée rentrer puis sortir, après être définitivement passé à côté de ce rendez-vous, je suis rentré en constatant avec délice que l'atmosphère orageuse du vingtième arrondissement de Paris était toujours là. Mes habitudes ne vont pas soudainement se métamorphoser mais je ressens un bien fou à écrire autre part, dans un temps et un lieu libéré, un bien fou aussi à écrire un petit peu autre chose. Je pense donc qu'il va vite devenir vital pour moi de devenir plus qu'à l'occasion un véritable parisien, car il y a tant de filles dehors, tant d'oiseaux et d'hommes au bord du gouffre que je ne peux pas sciemment les ignorer de suite. Aussi, je n'ai pas encore évoqué les tableaux de T. mais ce sont vraiment des chefs d'oeuvre, des choses qui vivent et qui respirent, comme s'il peignait avec son sang, sa pisse, son sperme et ses larmes, comme si là dans la pièce d'à côté qu'est son atelier, se tenait son âme, allongée aux quatre coins de la pièce. Comme on entendre peut-être parler de moi parce que je transpire le verbe par chaque pore et que sans cette sueur, je serai à l'asile, vous entendrez je l'espère bientôt parler de lui car c'est un homme, un vrai.
Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde.
Etre moderne aujourd'hui, c'est savoir écrire un livre sans se le voler avant.
Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde.
Etre moderne aujourd'hui, c'est savoir écrire un livre sans se le voler avant.
lundi 13 avril 2009
La Pieuvre aux mille doigts : Echec en prose
Ce livre décousu et boursouflé est assurémment la mauvaise affaire de cette rentrée 2010. Partant d'un postulat de départ tout à fait honorable, un jeune homme frustré fait la rencontre d'une créature fantastique bouleversant son quotidien, le jeune auteur s'embourbre dans les formules et dans les styles (ce qui est grave!) et nous livre une oeuvre au rythme déclassé, à la langue trop épaisse et aux dialogues faussement philosophiques. En bref, un bien mauvais livre d'un bien mauvais auteur auquel il conviendrait de bien plus maigres ambitions ! Au rayon des premiers livres, nous lui préférons évidemment le formidable "Deuil d'été" du pétulant Roland Topor.
Télécommunications
Un premier flot d'images troubles et colorées me frappa l'esprit, comme une vague, mes paupières sur mes yeux. L'impression d'un vieux jardin blindé par l'azur, un coeur crayonné à la pastel rose, le visage bleu des Alpes d'Adma. Je luttais contre mon sommeil, contre ma fatigue, contre ma folie. Au-dessus de moi était toujours penché comme une bête curieuse ce long être vivant alors que s'annonçait la deuxième vague, que mes coudes sur le carrelage faisaient office de mains maintenant qu'elles n'étaient plus. Des tournesols grillés par le soleil et la pluie, les lèvres smaragdines d'une jeune fille inconnue, des extraits de films en langue originale. Je le sentais bouger tout autour de moi, anxieux peut-être quant à ma disparition, dans son souffle, dans l'air déformé, je distinguais ceci :
" Tu as l'air très fatigué, je comprends, c'est normal. Je ne suis pas quelque chose d'habituel. L'heure est presque terminée de toutes les façons alors n'oublie pas, trace mon nom, pose ta main dessus et siffle comme tu l'entends. A bientôt "
Malgré l'entière errance de mes sens à ce moment précis, je pus ressentir comme des signes d'inquiétude et d'espoir dans sa manière de me dire au revoir. Est-ce bien mon professeur d'arithmétique qui tient sa tête dans ses mains ? Est-ce le parfum triste des cités que tant de bus longent ? Est-ce mon pantalon mouillé par l'enfance ? Est-ce bien mon réveil qui écrit ce nom de femme à l'aide de batons irradiés et phosphorescents ? Je ne peux plus tenir, je sombre pour de bon, la présence d'Adma me couvrant, m'incitant à ne plus revenir dans le monde des yeux ouverts.
" Tu as l'air très fatigué, je comprends, c'est normal. Je ne suis pas quelque chose d'habituel. L'heure est presque terminée de toutes les façons alors n'oublie pas, trace mon nom, pose ta main dessus et siffle comme tu l'entends. A bientôt "
Malgré l'entière errance de mes sens à ce moment précis, je pus ressentir comme des signes d'inquiétude et d'espoir dans sa manière de me dire au revoir. Est-ce bien mon professeur d'arithmétique qui tient sa tête dans ses mains ? Est-ce le parfum triste des cités que tant de bus longent ? Est-ce mon pantalon mouillé par l'enfance ? Est-ce bien mon réveil qui écrit ce nom de femme à l'aide de batons irradiés et phosphorescents ? Je ne peux plus tenir, je sombre pour de bon, la présence d'Adma me couvrant, m'incitant à ne plus revenir dans le monde des yeux ouverts.
jeudi 9 avril 2009
FOLIE 7MILLIARDIEME
Les faussaires de Stefan Ruzowitsky :
Il est 3h30 du matin, vous n'êtes pas tout à fait fatigué, vous venez de vous enfiler deux sandwichs au jambon ainsi qu'un bol de céréales sucrées, vous portez un tee-shirt rose en hommage à un célèbre personnage de manga, votre tête vous fait mal, vous avez pris un cachet en conséquence après avoir failli en absorber un contre les rhumatismes, votre roman piétine sans vraiment que vous sachiez pourquoi, vous vous retrouvez devant ce film traitant encore une fois de la Shoah, encore une fois les allemands sont des ordures sanguinaires et abominables tellement abominables qu'on a du mal à se dire que ça date du siècle d'avant toutes ces histoires grises, la photo est travaillée, l'histoire se déroule normalement, le faible meurt, le fort s'en sort, les allemands tuent à tour de bras et finissent en déroute, ces juifs-là sont ceux qui ont fabriqué des billets pour les SS afin qu'ils dérèglent l'économie mondiale, ces juifs-là auraient mérité de se cantonner à une pièce de théâtre à enjeux purement dramatiques et THEATRAUX (c'est horrible de se dire qu'une telle folie humaine ne peut être traité qu'au théâtre avec justesse, afin de saisir un peu, comment mais comment des millions d'hommes ont méticuleusement assassiné des millions d'hommes), calmement, le film se termine, sans accroc, presque comme si de rien était, comme si on oubliait.
Reign over me de Mike Binder :
Il est 15h et Pan, un film, un petit film, j'ai mis la main dessus parce que quelque part on a parlé, parce que quelque part on m'a dit que dans ce film il y avait des images de "Shadow Of the Colossus", un inconnu quelque part m'a dit ça et je l'ai lu et j'ai décidé de suivre son conseil sans qu'il ne soit au courant de rien, sans avoir ni à lui serrer la main ni à lui devoir quoi que ce soit, alors oui il parle bien de ce jeu magnifique (mais qui aujourd'hui a le courage de jouer aux jeux vidéos sans s'en mordre les doigts ?) et oh, à côté de ça il y a un Don Cheadle qui comme le dit un certain et comme j'acquiesce maintenant n'est pas un si mauvais acteur que ça, et Adam Sandler, monsieur Happy Gilmore (un film dément qui m'a traîné de l'enfance à l'adolescence)(un film moyen en fait, un peu comme un Shadiyac, c'est drôle mais ça va pas plus loin mais quand t'es gosse bon Dieu et qu'on te propose du fun en baril, et ben tu prends et BASTA, il n'y a pas de post-considération, il n'y a que la réception parfaite de l'OEUVRE) et monsieur Punch Drunk-Love (film à conseiller à TOUT LE MONDE AYANT UN COEUR EN BON ETAT DE MARCHE), Adam Sandler donc en autiste névrosé et tout ça tout ça dans New-York avec des problèmes, une comédie dramatique, une comédie dramatique (AVEC LYV TYLER), réussie tout simplement et comme il est bon d'en voir parfois.
Il est 3h30 du matin, vous n'êtes pas tout à fait fatigué, vous venez de vous enfiler deux sandwichs au jambon ainsi qu'un bol de céréales sucrées, vous portez un tee-shirt rose en hommage à un célèbre personnage de manga, votre tête vous fait mal, vous avez pris un cachet en conséquence après avoir failli en absorber un contre les rhumatismes, votre roman piétine sans vraiment que vous sachiez pourquoi, vous vous retrouvez devant ce film traitant encore une fois de la Shoah, encore une fois les allemands sont des ordures sanguinaires et abominables tellement abominables qu'on a du mal à se dire que ça date du siècle d'avant toutes ces histoires grises, la photo est travaillée, l'histoire se déroule normalement, le faible meurt, le fort s'en sort, les allemands tuent à tour de bras et finissent en déroute, ces juifs-là sont ceux qui ont fabriqué des billets pour les SS afin qu'ils dérèglent l'économie mondiale, ces juifs-là auraient mérité de se cantonner à une pièce de théâtre à enjeux purement dramatiques et THEATRAUX (c'est horrible de se dire qu'une telle folie humaine ne peut être traité qu'au théâtre avec justesse, afin de saisir un peu, comment mais comment des millions d'hommes ont méticuleusement assassiné des millions d'hommes), calmement, le film se termine, sans accroc, presque comme si de rien était, comme si on oubliait.
Reign over me de Mike Binder :
Il est 15h et Pan, un film, un petit film, j'ai mis la main dessus parce que quelque part on a parlé, parce que quelque part on m'a dit que dans ce film il y avait des images de "Shadow Of the Colossus", un inconnu quelque part m'a dit ça et je l'ai lu et j'ai décidé de suivre son conseil sans qu'il ne soit au courant de rien, sans avoir ni à lui serrer la main ni à lui devoir quoi que ce soit, alors oui il parle bien de ce jeu magnifique (mais qui aujourd'hui a le courage de jouer aux jeux vidéos sans s'en mordre les doigts ?) et oh, à côté de ça il y a un Don Cheadle qui comme le dit un certain et comme j'acquiesce maintenant n'est pas un si mauvais acteur que ça, et Adam Sandler, monsieur Happy Gilmore (un film dément qui m'a traîné de l'enfance à l'adolescence)(un film moyen en fait, un peu comme un Shadiyac, c'est drôle mais ça va pas plus loin mais quand t'es gosse bon Dieu et qu'on te propose du fun en baril, et ben tu prends et BASTA, il n'y a pas de post-considération, il n'y a que la réception parfaite de l'OEUVRE) et monsieur Punch Drunk-Love (film à conseiller à TOUT LE MONDE AYANT UN COEUR EN BON ETAT DE MARCHE), Adam Sandler donc en autiste névrosé et tout ça tout ça dans New-York avec des problèmes, une comédie dramatique, une comédie dramatique (AVEC LYV TYLER), réussie tout simplement et comme il est bon d'en voir parfois.
mardi 7 avril 2009
la petite maison aux 28chats
nos corps se souviennent hélas du vieux délire
celui qui rameute cohorte de fées blanches
liquides délicieux à déguster ensemble
postures infectées à faire gémir les hanches
gardes du jeune tigre qui sous les baisers tremble
nos corps se souviennent hélas du vieux délire
où ta bouche sacrifiée s'amuse à tordre l'azur
où tes mains multipliées me prennent en entier
où tes joues décrivent un merveilleux sentier
où les pierres précieuses libérées, font le mur
celui qui rameute cohorte de fées blanches
liquides délicieux à déguster ensemble
postures infectées à faire gémir les hanches
gardes du jeune tigre qui sous les baisers tremble
nos corps se souviennent hélas du vieux délire
où ta bouche sacrifiée s'amuse à tordre l'azur
où tes mains multipliées me prennent en entier
où tes joues décrivent un merveilleux sentier
où les pierres précieuses libérées, font le mur
dimanche 5 avril 2009
Fuck Mates Near Roberval
AURORES ?
ICARE SOUS LA PLUIE ?
LES NUITS DE 7H00 ?
SYMPHONIES DU HASARD ?
LA NUIT SE LEVE ?
LES AUBES ET LES NUITS ?
LES NUITS DE CIEL BLEU ?
LES HEURES BLEUES ?
A L'AUBE QUAND LA NUIT TOMBE ?
...
qui gagnera ? Giudecca ? Florence ?
La Pieuvre !
Giudecca, La Pieuvre, les nuits de sept heure...what a beautiful program my friends !
ICARE SOUS LA PLUIE ?
LES NUITS DE 7H00 ?
SYMPHONIES DU HASARD ?
LA NUIT SE LEVE ?
LES AUBES ET LES NUITS ?
LES NUITS DE CIEL BLEU ?
LES HEURES BLEUES ?
A L'AUBE QUAND LA NUIT TOMBE ?
...
qui gagnera ? Giudecca ? Florence ?
La Pieuvre !
Giudecca, La Pieuvre, les nuits de sept heure...what a beautiful program my friends !
vendredi 3 avril 2009
A Cat ? What, a cat ? No, a Golden FISH !
The Chaser de Na Hon-Jin :
Encore un premier film, encore un film sud-coréen, encore un truc poisseux avec des marteaux, du sang, de la pluie. The Chaser est un film audacieux sur bien des points et c'est d'ailleurs à ça que l'on reconnaît un bon film de genre (appellation que je ne comprendrais jamais vraiment), c'est à dire qu'il garde un certain nombre de codes tout en parvenant à s'en écarter suffisamment pour y joindre sa propre âme, sa propre musique. On est loin des films américains de ces dix dernières années, où les coups ont l'air de faire mal mais n'ont pas de valeur. Ici chaque coup porté sonne comme de juste l'adversaire, chaque mouvement entraîne une chute, chaque blessure compte pour de vrai. C'est cette cruté dans les scènes d'action qui donne au cinéma sud-coréen un cachet tout à fait particulier, reflet d'une société faussement brillante et humainement à la ramasse.
Au-delà de l'étude du cinéma sud-coréen, attardons-nous plutôt sur son dernier bébé, The Chaser donc, ou l'histoire d'un PIMP (macro, proxénète, salaud) EX FLIC, cherchant à retrouver l'une de "ses" filles, se mettant ainsi sur la piste d'un Dangereux (ah bon c'est dangereux un serial-killer?) serial-killer...Là où le film marque des points autrement que par son côté très cru et pourtant très sensationnel au niveau des décors, c'est que cette chasse à l'homme qui a lieu (a-t-on d'ailleurs vu poursuite plus réaliste ?) très vite dans le film va aboutir sur les aveux du suspect. Le méchant est arrêté, tout va bien, la vie va pouvoir reprendre son COURS. Sauf que le mec est pas con même s'il est méchant et que bien évidemment ce sont les flics qui ont les mains liées, sans preuves. D'une chasse à l'homme on passe alors à une chasse à la femme, avec ce personnage principal qui cherche tout d'abord à retrouver son argent avant de passer vers le côté clair (apparition de la fille de la "putain") et de se mettre à courir derrière ses propres erreurs (il a envoyé égoïstement une femme vers son bourreau, il fait ça depuis plusieurs années). Comme notre personnage, il commence dans le noir et se termine dans le jour, croisant quantité de policiers incompétents et de collègues proxénètes plus soucieux du chiffre que de la vie. La pluie passe par là, le tueur les mène en bateau (quelques incohérences scénaristiques à signaler d'ailleurs concernant les preuves ou absence de preuves, et aussi un côté un peu gros dans la flemmardise policière), notre héros (oui il devient un héros, t'inquiète) passe du temps avec la fillette...les scènes sont belles...Et puis...je ne peux pas en dire plus, mais il y a une goutte qui vole suspendue merveilleusement...des coups encore, et un coup qui malheureusement ne pourra pas être donné, deuxième rupture d'avec le genre. Le film est terminé, la musique, excellente, habile aux frissons, donc trop rare, s'allonge, c'est un bon film, espérons que le réalisateur en ai encore sous le pied de sa beauté barbare.
Encore un premier film, encore un film sud-coréen, encore un truc poisseux avec des marteaux, du sang, de la pluie. The Chaser est un film audacieux sur bien des points et c'est d'ailleurs à ça que l'on reconnaît un bon film de genre (appellation que je ne comprendrais jamais vraiment), c'est à dire qu'il garde un certain nombre de codes tout en parvenant à s'en écarter suffisamment pour y joindre sa propre âme, sa propre musique. On est loin des films américains de ces dix dernières années, où les coups ont l'air de faire mal mais n'ont pas de valeur. Ici chaque coup porté sonne comme de juste l'adversaire, chaque mouvement entraîne une chute, chaque blessure compte pour de vrai. C'est cette cruté dans les scènes d'action qui donne au cinéma sud-coréen un cachet tout à fait particulier, reflet d'une société faussement brillante et humainement à la ramasse.
Au-delà de l'étude du cinéma sud-coréen, attardons-nous plutôt sur son dernier bébé, The Chaser donc, ou l'histoire d'un PIMP (macro, proxénète, salaud) EX FLIC, cherchant à retrouver l'une de "ses" filles, se mettant ainsi sur la piste d'un Dangereux (ah bon c'est dangereux un serial-killer?) serial-killer...Là où le film marque des points autrement que par son côté très cru et pourtant très sensationnel au niveau des décors, c'est que cette chasse à l'homme qui a lieu (a-t-on d'ailleurs vu poursuite plus réaliste ?) très vite dans le film va aboutir sur les aveux du suspect. Le méchant est arrêté, tout va bien, la vie va pouvoir reprendre son COURS. Sauf que le mec est pas con même s'il est méchant et que bien évidemment ce sont les flics qui ont les mains liées, sans preuves. D'une chasse à l'homme on passe alors à une chasse à la femme, avec ce personnage principal qui cherche tout d'abord à retrouver son argent avant de passer vers le côté clair (apparition de la fille de la "putain") et de se mettre à courir derrière ses propres erreurs (il a envoyé égoïstement une femme vers son bourreau, il fait ça depuis plusieurs années). Comme notre personnage, il commence dans le noir et se termine dans le jour, croisant quantité de policiers incompétents et de collègues proxénètes plus soucieux du chiffre que de la vie. La pluie passe par là, le tueur les mène en bateau (quelques incohérences scénaristiques à signaler d'ailleurs concernant les preuves ou absence de preuves, et aussi un côté un peu gros dans la flemmardise policière), notre héros (oui il devient un héros, t'inquiète) passe du temps avec la fillette...les scènes sont belles...Et puis...je ne peux pas en dire plus, mais il y a une goutte qui vole suspendue merveilleusement...des coups encore, et un coup qui malheureusement ne pourra pas être donné, deuxième rupture d'avec le genre. Le film est terminé, la musique, excellente, habile aux frissons, donc trop rare, s'allonge, c'est un bon film, espérons que le réalisateur en ai encore sous le pied de sa beauté barbare.
mercredi 1 avril 2009
Obama and Sarkozy are on a boat...
Oh mes chéris mes chéris ! Soyez sans crainte, je ne me lance pas dans la glose géo-politique vaginante non non non je fais simplement un test pour savoir si ce type de titre va entraîner de grosses retombées médiatiques sur mon OEUVRE. Au fond, tu regardes depuis le début par le trou de la serrure, et tu vois le foetus, l'enfant, l'adulte, le mourant. Tu regardes l'écrivain sombrer dans mille déesses...
Tu ne manques rien, à part peut-être ce qui est mangé, ce qui est bu, ce qui est émis. Chaque déboire philosophique et sensationnel a le droit à un traitement de premier choix, sons et lumières compris. Mes amours et mes deuils sont des spectacles multidiffusés. Je suis un bouquet de chaînes, canal émotion, canal humour, canal pornographie, canal drame social, tout y passe. Il y aussi cette chaîne mouillée et tétanisante qu'on appelle solitude, là-bas, un homme laid enroulé dans une couette qui laisse couler des larmes aussi douloureuses que des fils que l'on retire avant la cicatrisation. Là-bas, des femmes fantômes que l'on prend par le poignet mais qui finissent toujours par filer dans tel ou tel dédale. Sur cette chaîne un programme brouillé, où la main est bien souvent la reine, elle écrit, elle masturbe, elle distrait. Les yeux eux ne décollent pas de l'écran, c'est la mise en abîme, la chaîne me diffuse regardant dans le vide des films italiens. Le corps tout entier est fixe sur la chaise, le dos est voûté, le ventre est caché, il n'y a qu'un visage ni trop enfant ni trop adulte, il n'y a qu'un visage qui se cherche dans l'image. Le pouls est faible, le coeur couvert de graisse, il y a bien longtemps notre héros contait les baleines en parenthèse, il y a bien longtemps, il dansait, il saisissait avec son sourire de bourreau la moindre brise glissant du cyprès froid. Il n'a plus de jambes depuis un bail, à vrai dire, elles lui "font défaut", il n'en supporte pas plus d'une à la fois, c'est un mutilé de guerre, d'une guerre utérine qu'il n'a pas pu mener conscient, il aurait aimé ça, se battre ou mourir et savourer comme le mauvais tabac ou le café passé sa douce infirmité. Il y a parfois aussi ce canal très absurde où il marche dans les rues au soleil parisien, il marche en compagnie d'hommes et de femmes qu'ils ne regardent pas et il déblatère un nombre fou de bêtises en tout genre. Il se transforme en une machine à réciter la blague, en un artiste bloqué sur scène, pirouettant la phrase, allumant les conventions, mais sans jamais regarder son interlocuteur, sans jamais rien garder de lui. On ne sait plus vraiment ce qu'il fait de sa vie disent les fans, certains regrettent qu'il ne soit pas allé jusqu'au bout de lui-même, d'autres se plaignent de tant de stagnations, certains relativisent, d'autres aimeraient qu'il se sorte un petit peu les phalanges du fondement. On l'a vu étudiant, faussement blasé mais plein de charme, avec des petites dents qui savaient mordre aux bons endroits. On le croise apprenti écrivain, arpentant les plages et les quais avec le même sinistre au fond de l'âme. C'est que la joie s'est vite enfuie, et que, le canal désespoir est encore en cryptée. Les fils y sont tous dénudés, les caméras sont effondrées, au-dessus de tout ça, un plafond plaqué or. On ne sait plus quoi dire de lui, c'était un génie sans doute, du moins, il avait quelque chose, une attirance poétique pour la plus mince des cigales, une attirance pathétique aussi, mais maintenant il mange la poussière et parle faux, il ne croit plus en rien. Le canal Rêve marche quand l'antenne n'est pas mise trop à l'ombre, ah le canal rêve, avec rien qu'un peu d'amour, rien qu'un peu de peau, rien qu'un peu de foi. Depuis que des vandales ont détruit les bureaux du canal religion, il ne l'a jamais regretté, mais parfois dans la folie, parfois dans les paroles vaines et écrasantes des passants, des frères, des oncles, parfois dans ces propres vaines paroles, parfois dans tout ce silence, dans les insultes, le monde qui se fissure et semble se perdre pour de bon, il a pu y penser. C'est que le canal souffrance fonctionne en illimité, sans coupures pub, sans flashs info, sans grève des programmes, alors oui il doit se reposer dans son lit aux diodes sales, oui il doit écrire après s'être gavé d'un tombeau d'informations inutiles et mortes-nées, oui il doit oublier d'appeler des rendez-vous manqués, oui il doit oublier de répondre à ses amis, oui il doit noircir, goûter à la méchanceté et au vice, oui il doit tout ça, pour tenir, pour que l'électricité circule toujours dans ce fruit aléatoire qu'est sa pensée, pour que le petit voyant rouge reste toujours en sursaut, pour qu'il tienne entre ses doigts la chaîne de sa vie.
Tu ne manques rien, à part peut-être ce qui est mangé, ce qui est bu, ce qui est émis. Chaque déboire philosophique et sensationnel a le droit à un traitement de premier choix, sons et lumières compris. Mes amours et mes deuils sont des spectacles multidiffusés. Je suis un bouquet de chaînes, canal émotion, canal humour, canal pornographie, canal drame social, tout y passe. Il y aussi cette chaîne mouillée et tétanisante qu'on appelle solitude, là-bas, un homme laid enroulé dans une couette qui laisse couler des larmes aussi douloureuses que des fils que l'on retire avant la cicatrisation. Là-bas, des femmes fantômes que l'on prend par le poignet mais qui finissent toujours par filer dans tel ou tel dédale. Sur cette chaîne un programme brouillé, où la main est bien souvent la reine, elle écrit, elle masturbe, elle distrait. Les yeux eux ne décollent pas de l'écran, c'est la mise en abîme, la chaîne me diffuse regardant dans le vide des films italiens. Le corps tout entier est fixe sur la chaise, le dos est voûté, le ventre est caché, il n'y a qu'un visage ni trop enfant ni trop adulte, il n'y a qu'un visage qui se cherche dans l'image. Le pouls est faible, le coeur couvert de graisse, il y a bien longtemps notre héros contait les baleines en parenthèse, il y a bien longtemps, il dansait, il saisissait avec son sourire de bourreau la moindre brise glissant du cyprès froid. Il n'a plus de jambes depuis un bail, à vrai dire, elles lui "font défaut", il n'en supporte pas plus d'une à la fois, c'est un mutilé de guerre, d'une guerre utérine qu'il n'a pas pu mener conscient, il aurait aimé ça, se battre ou mourir et savourer comme le mauvais tabac ou le café passé sa douce infirmité. Il y a parfois aussi ce canal très absurde où il marche dans les rues au soleil parisien, il marche en compagnie d'hommes et de femmes qu'ils ne regardent pas et il déblatère un nombre fou de bêtises en tout genre. Il se transforme en une machine à réciter la blague, en un artiste bloqué sur scène, pirouettant la phrase, allumant les conventions, mais sans jamais regarder son interlocuteur, sans jamais rien garder de lui. On ne sait plus vraiment ce qu'il fait de sa vie disent les fans, certains regrettent qu'il ne soit pas allé jusqu'au bout de lui-même, d'autres se plaignent de tant de stagnations, certains relativisent, d'autres aimeraient qu'il se sorte un petit peu les phalanges du fondement. On l'a vu étudiant, faussement blasé mais plein de charme, avec des petites dents qui savaient mordre aux bons endroits. On le croise apprenti écrivain, arpentant les plages et les quais avec le même sinistre au fond de l'âme. C'est que la joie s'est vite enfuie, et que, le canal désespoir est encore en cryptée. Les fils y sont tous dénudés, les caméras sont effondrées, au-dessus de tout ça, un plafond plaqué or. On ne sait plus quoi dire de lui, c'était un génie sans doute, du moins, il avait quelque chose, une attirance poétique pour la plus mince des cigales, une attirance pathétique aussi, mais maintenant il mange la poussière et parle faux, il ne croit plus en rien. Le canal Rêve marche quand l'antenne n'est pas mise trop à l'ombre, ah le canal rêve, avec rien qu'un peu d'amour, rien qu'un peu de peau, rien qu'un peu de foi. Depuis que des vandales ont détruit les bureaux du canal religion, il ne l'a jamais regretté, mais parfois dans la folie, parfois dans les paroles vaines et écrasantes des passants, des frères, des oncles, parfois dans ces propres vaines paroles, parfois dans tout ce silence, dans les insultes, le monde qui se fissure et semble se perdre pour de bon, il a pu y penser. C'est que le canal souffrance fonctionne en illimité, sans coupures pub, sans flashs info, sans grève des programmes, alors oui il doit se reposer dans son lit aux diodes sales, oui il doit écrire après s'être gavé d'un tombeau d'informations inutiles et mortes-nées, oui il doit oublier d'appeler des rendez-vous manqués, oui il doit oublier de répondre à ses amis, oui il doit noircir, goûter à la méchanceté et au vice, oui il doit tout ça, pour tenir, pour que l'électricité circule toujours dans ce fruit aléatoire qu'est sa pensée, pour que le petit voyant rouge reste toujours en sursaut, pour qu'il tienne entre ses doigts la chaîne de sa vie.
Remember your skin
J'ai rêvé d'Oxmo Puccino (Sur la route d'Amsterdam)(chanson que je n'ai écouté qu'une seule fois mais elle a subit la pression au souvenir parfaite, puisqu'hier mon ami m'a demandé si je l'avais effectivement écouté...des petites choses quoi...)
De me tirer jusqu'à la gare de l'est en passant par des routes boueuses, des talus pluvieux, complètement hors de la cité, et de croiser une blonde, sur cette terre gorgée
Puis dans mon train, un match Kasparov-Marcelin, 2-0, classique.
De me tirer jusqu'à la gare de l'est en passant par des routes boueuses, des talus pluvieux, complètement hors de la cité, et de croiser une blonde, sur cette terre gorgée
Puis dans mon train, un match Kasparov-Marcelin, 2-0, classique.
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