mardi 21 juillet 2009

Since the day where I'm killing you

Le Poulpe de Guillaume Nicloux

De retour donc sur les traces de ce réalisateur de polars français atypiques, croisement innatendu entre James Gray et le "Pulp" esprit, pour un de ses premiers films ayant pour têtes d'affiche l'excellentissime Jean-Pierre Daroussin (DIEU !) et la non moins craquante Clotilde Coureau. Le Poulpe, c'est le surnom de Gabriel, buveur de canons et enquêteur à l'arrache, il est accompagné de Cherryl, petite pute excentrique, furieusement sexuelle et au caractère bien trempé. Ensemble, ils décident de démêler une affaire de profanation dans le cimetière d'un hameau breton, rencontrant dans le gris de la non ville toute une galerie de portraits tous plus alcolisés les uns que les autres. C'est dans cet effort purement littéraire et donc cinématographique (la relation entre ces deux médias étant désormais presque fusionnelle, malheureusement) que Nicloux surprend et également dans son rapport alors inédit en France avec la violence, car Daroussin campe non seulement un enquêteur cynique à la répartie impeccable mais il revêt également la peau de celui qui casse des phalanges et éclate des nez. Disons qu'à l'instar de ses homologues américains et coréens, il y a enfin cette sensation des coups qui font mal (sensation qui m'est chère car j'aime me rapprocher de cette angoisse de la mort, du coup de feu, qui traîne dans toute vie) et qui peuvent partir à tout moment. Poulpe est Pulp aussi grâce à son côté cool dans n'importe quel type de situation, aussi critique soit-elle, comme lorsque quatre molosses s'apprêtent à fondre sur lui pendant qu'il discute avec une fille aux informations précieuses et qu'il se contente d'un "J'arrive". En finalité, un bon film, qui n'est pas plus que ce qui l'est (un polor, donc film de genre) mais qui par sa décontraction et par le soin pris pour son ambiance est à conseiller à ceux qui désespérent devant la qualité moyenne des films d'Olivier Marchal.

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