Ce voyage en Bretagne fut d'une étonnante linéarité
Et malgré celle-ci
Totalement nécessaire.
J'y ai trouvé la fin de mon livre,
Une lettre à écrire,
Noyé mon portable,
Compris que j'allais être quoi qu'il arrive en bordel
Jusqu'à que ce que les pas se mettent à claquer sous les volets (j'expliquerais ça un jour)
Compris que rien ne m'attendait nulle part...
Aussi j'ai dansé dans la nuit sur la plage,
Seul, je ne pouvais le faire que seul, c'était comme pleurer...
Je ne pleure plus, je n'arrive plus à pleurer sur commande,
Je dois être en bon chemin,
La mer était belle, avec ou sans diadème, celui que pose le soleil quand il perce la nue,
Avec ou sans les lampadaires au fronton, avec ou sans ces bêtes translucides se déplaçant en roulant sur elles-mêmes, dans la boue,
Avec ou sans la chute, la terre qui prend les genoux, avec ou sans mes ruades frénétiques,
Avec ou sans le fantôme bleu, aurore boréale au rabais, crevée dans un coin de ciel.
MON PORTABLE EST DONC MORT CHER AMI ET JE N'AI PAS D'AUTRES MOYENS
POUR VOUS JOINDRE
ET PUIS JE ME SENS D'HUMEUR FADE
ET PUIS JE SUIS LIBRE
ET PUIS...PEUT-ETRE DEMAIN MEME AVEC VOTRE TRAIN
...enfin...je ne sais pas si mon avenir dira de moi : " tu es un bon écrivain "
je ne sais pas, je sais que je risque d'écrire mais quand même surtout
de vivre /
L'important c'est d'aimer d'Andrej Zulaswski :
Un film pour le moins étrange,
Diable que Schneider est captivante,
Diable que cette musique est bouleversifiante,
Diable que c'est tourné comme dans une roulette russe,
Diable pourquoi donc la tension amoureuse se pastiche et se mescale ?
Diable !
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