" Ce sifflement c'est ma marche vers les étoiles de la nouveauté "
DONC
Une femme coréenne d'Im Sang-soo :
Ode à la sensualité, à la mort et cela va de soi à la vie, le film d'Im Sang-soo souffre (c'est un compliment) de cette espèce de grand chaos lié au père qui infeste (toujours un compliment) le cinéma sud-coréen de ces dix dernières années. Il y a toujours ces actes au bord du drame qui giclent tout à coup en dehors de la routine, comme des appels à l'aide dangereux et desespérés. Il y aussi le sexe qui, s'il ne peut pas tout, permet de se reposer pendant quelques heures de toute cette vie qui pèse en passé et solitude (il est amusant d'ailleurs de remarquer que le personnage le plus libre est une jeune grand-mère venant d'enterrer son mari), ce même sexe filmé fièvre après fièvre par le cinéaste et qui fait envie. Il y a dans ce film des fantasmes qui se réalisent, des cauchemars aussi et une volonté de danser dans une société où tout est fait pour mourir en silence.
JCVD de Mabrouk El-Mechri :
J'aime Jean-Claude Van Damme mais pas JCVD. J'aime Jean-Claude Van Damme mais pas JCVD car je n'ai pas besoin d'un film pour comprendre que ce n'est pas quelqu'un de mauvais et de bête. J'aime Jean-Claude Van Damme mais pas JCVD parce que c'est un acteur aujourd'hui après avoir été un corps, the muscle from Bruxelles. J'aime Jean-Claude Van Damme parce qu'il a passé la drogue et qu'on a pu savoir comment sans que ça soit sensationnel ou déliquescent (?). J'aime Jean-Claude Van Damme mais pas JCVD car ce film en oscillant entre la comédie, le film de braquage, le méta-métrage hagiographique et l'exercice de style se tire une balle dans le pied, les acteurs n'y brillent pas (l'idée de faire de Zoualem un criminel nerveux est enthousiasmante sur le papier, mais après ?), le potentiel de Damiens n'est pas exploité, il n'y a que Van Damme et Van Damme n'a rien à faire dans cette histoire sans intérêt. J'aime Jean-Claude Van Damme parce qu'il fait de JCVD un film juste parce qu'il y est présent et pour ce moment d'acting et d'émotion qu'il nous livre face caméra. Seulement voilà, des moments comme ça j'en ai déjà vécu avec Jean-Claude Van Damme et c'est pour cela que je n'aime pas forcément JCVD.
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