jeudi 7 mai 2009

Another zombie story

Plus ma vie avance plus je pense que l'idée de nature est une bêtise. En tout cas, je peux dire simplement que le cerveau est un jouet facile à abuser. Je me suis en effet livré un peu contre mon gré, à une expérience tout à fait nouvelle. J'ai passé dix heures à regarder exclusivement des images de zombie et d'horreur. A la chaîne, comme l'esclave d'orange mécanique. Et il y a bien quelque chose d'absolument machinal dans notre belle cervelle puisqu'à peine couché, il ne me revenait que des images et des pensées liées à ces mêmes images et pensées consommées quelques heures auparavant. Mon cerveau dictait des phrases telles que : il y a un zombie là, je vais l'éliminer, ensuite je vais devoir brûler son cadavre puis j'irai chercher le rubis. Les seules forces imaginatives restantes étaient à se demander les faiblesses "réelles" de ces mêmes zombies. Mon sommeil en fut des plus agréables, le danger étant, quoi qu'il arrive, fabuleux et l'esprit ayant été cerné. Je crois que je comprends un peu plus et un peu mieux les crimes de toute consommation massive de n'importe quelle chose extérieure. Je crois aussi que c'est un remède parfait pour les insomnies en tout genre de pouvoir focaliser aussi bêtement notre grand sympathique. Mais il y a une part en moi qui se demande si une majorité de l'humanité n'a pas à un moment où un autre, mangé du zombie, au travail, à la messe ou devant la télévision. Et si dans la belle vie, dans la femme qu'on aime, il n'y a pas déjà quelque chose qui nous putréfie en profondeur.

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