jeudi 30 octobre 2008
Des villes et des feux
Encore un titre oublié. Vous êtes sur un quai pris dans les brumes de cet octobre déjà mort, dans votre sac un livre, celui qu'à écrit votre père étant jeune, une surprise, ce dernier étant d'un naturel plutôt stérile. Il aura fallut attendre douze ans après sa disparition pour que ce manuscrit vous tombe entre les mains. The curious citizen, le titre est en anglais, le texte en français. Une fiction autobiographique écrite par votre propre père alors qu'il était encore avec son ex-femme, c'est à dire dans sa première jeunesse. Un compte d'auteur, vous en avez hérité justement de cette femme qui, apprenant que vous aviez quelqu'ambition littéraire, a décidé de le sortir de l'oubli. 234pages composant 10chapitres, la première phrase étant : "Je dois être né dans un tunnel". Votre père se sert de son personnage pour se raconter, un enfant un peu perdu dans sa campagne grise, dans ses lentes après-midi bretonnes desquelles il s'extrait un peu en balançant des pierres sur les trains à grande vitesse, l'enfant se demande pourquoi il n'y a jamais d'accident, sa vie avec une mère à moitié droguée (par les calmants et le champagne) et un père obnubilé par son travail, sa vie à jouer seul sur la large moquette cendrée. Et puis il rencontre cette femme, qu'il aime parce qu'elle ne se lasse pas de lui mais qu'il déteste parce qu'il aurait "préféré qu'elle ait les seins plus généreux". Très vite, votre père écrit comment il a "écopé d'une fille" et comment il n'a pas su faire face à cette paternité soudaine, ses rêves étant ailleurs. Vous comprenez pourquoi le peu que vous l'aviez connu, votre père avait toujours l'air de faire semblant d'être votre père. Vous comprenez que ce père qui n'était qu'une présence désagréable et sur la fin, une respiration gazeuse et maladive, vous comprenez qu'il était bourré de regrets. Votre tête est torturée par cette information et c'est à ce moment qu'une amie d'enfance vous rejoint sur le quai, de ces amies d'enfance qu'on a invité qu'une ou deux fois chez soi, auquelles on pense qu'une ou deux fois l'an et qui ne vous a jamais attiré, vous barbouillez une ou deux phrases pleines d'esprit (vous vous demandez alors où est votre âme à ce moment-là et où la sienne aussi) et vous montez dans le train, déçu de ne pas pouvoir penser à votre père en paix. Vous avez néanmoins remarqué la jolie blonde (25ans) et vous avez tout fait pour ne pas être placé trop loin d'elle, vous pourrez vous distraire de cette amie gênante en la regardant trois rangées plus loin d'un oeil charmeur. Sait-elle en posant brièvement son regard sur le mien, sait-elle la terrifiante comédie qui se joue dans votre crâne ? Sait-elle pour votre père ? Sait-elle pour le livre, pour le fait que je me sente observé quand je descends chercher des vivres à la cave ? Pour votre désir pour elle ? Sait-elle que vous allez passer un Halloween désastreux cloîtré chez vous à attendre que les gamins gourmands aient finit de frapper à votre porte parce que vous ne voulez pas être dérangé par des visages d'enfants alors que vous souffrez de perdre le votre ? Toutefois vous êtes chanceux, votre amie empoisonnée décide de passer le train à dormir (elle a peut-être compris que vous n'étiez pas d'humeur accorte...non elle est juste fatiguée, elle comprend peu) et vous avez tout le loisir de jeter des clins à la blonde et de reprendre votre réflexion. Votre père, une fois sa fille née, décide de passer beaucoup plus de temps à son travail où pourtant il déteste tout le monde, et chaque soir, en rentrant au domicile conjugale, il se pense poursuivi. Poursuivi par un homme en manteau de pluie beige, au teint cireux, aux joues creusées et au nez volontaire. Cet homme est partout, dans le fond du bus, à la sortie d'une boutique, à l'intérieur d'un bar. Votre père est rendu fou par cet homme en manteau de pluie beige. Il en parle à sa femme, qui dans la chaleur moite de l'hiver, paraît comme éteinte, seulement là pour s'occuper de la petite et pour se laisser "baiser". Votre père, en écriture, est triste et il décide de noyer ses jours libres chez une prostituée qu'il connaissait de réputation. Il se rend uniquement là-bas pour la sodomiser et il y a plusieurs pages assez troublante qui décrive avec détails et minutie, les joies et horreurs de cette pratique anale. Le style de votre père n'est pas immonde, il rappelle un peu Salinger auquel on rajouterait une placidité toute camusienne mais dans l'ensemble il n'est pas bon, déchenillé, ampoulé, crispé. Ce livre n'existera que pour vous et vos rapports avec votre père. Vous venez de passer la première gare et il reste deux arrêts, votre amie dort toujours (des paupières sans couleur, un cou tristement charnu) et la blonde a elle aussi couché ses paupières (irrésistible, une de ses mèches de cheveux pris sous le verre de ses lunettes). Votre père s'échappe un peu de sa paranoïa grâce à ses séances de plaisir sauvages et la fin d'année approche à grand pas, il y a quelques pages poignantes où votre père essaie de croire que sa fille est jolie alors qu'il sait qu'elle ne l'est pas et qu'il haït le vert blanc pistache qui habille cette "petite horreur boudinée". Mais tout s'emballe quand l'homme au manteau de pluie le bouscule alors qu'il sort de chez sa préférée, le peu de force mentale de votre père s'effondre et il flanque à terre le manteau avant de lui asséner une série de coup de pieds au visage dans les hurlements de cette "pute infidèle". Il décampe alors jusqu'à chez lui et trouve sa maison vide ( "une maison dénuée, désertique, à l'éclairage trop crue pour permettre à la lumière d'inventer quoi que ce soit"), et dans ses cent pas, il s'aperçoit que le long manteau de pluie pend sur sa rampe d'escalier. Soufflé, rendu fou, il est tout de même extirpé de sa terreur par les babillements de sa fille se trouvant bizarrement là. Il se rend jusqu'à sa chambre et la regarde ramper dans son parc à jouets avec son sourire aux gencives nues. "Cet être insignifiant m'a tiré une larme" et reposé il s'endort. Il est réveillé par les cris de sa fille, par ce qui semblait être trépignations, spasmes, étranglements, les yeux ouverts, il constate que la nuit est tombée "seules éclairaient les petites étoiles d'enfant collées au plafond" et que tout paraît encore plus vide (il ne reste plus qu'une gare). Il voit sa fille sur le dos et sur ses lèvres une traînée d'un liquide épais et luisant, il voit son corps en train de secouer, de se battre, de s'abandonner, il la voit s'étouffer et mourir dans ses vomissements et il ne bouge pas. Il écrit : "Ma fille étant bientôt morte, je pensais déjà à comment l'annoncer à ma femme, à la face sérieuse du prêtre, à la tristesse des amis, et aux longues heures d'attente avant l'inhumation.". Et le roman se termine ainsi (la capitale s'annonce désormais sous vos yeux) et cette cruauté vous fait comprendre la froideur de son ex-femme quand elle vous a remis ce livre et pourquoi il est à ce point resté secret. Vous ne pensez pas qu'il y ait un monstre chez votre père ni un artiste, vous pensez qu'il y avait simplement au fond, un homme au teint cireux, aux joues de creux et au nez volontaire. Un homme qui aurait sûrement aimé rester seul un petit peu plus longtemps mais qui n'en avait pas le courage. Un homme qui par trop de paresse s'est fait dépasser par sa vie. Un homme et non plus un père et les pleurs vous montent alors que votre amie vous quitte en un tendre salut et que la blonde est partie sans que vous vous en rendiez compte.
dimanche 26 octobre 2008
Observations approximatives sur un phénomène de moyenne importance
Tu sais dans la littérature
Et dans toute histoire, y'a pas 36voies.
C'est la vie et son emprunte légère,
La mort et son long manteau
Ou l'entre-deux...
C'est l'amour ou la mort
Ou l'entre-deux...
Le moment faible.
Donc au fond il n'y a pas infinité de concept,
Il n'y en a que foutu deux.
La mort, le gel de tout, le marteau qui éclate la tempe,
La vie, l'herbe rafraîchie par le soleil, la cambre,
De là, il y a des hommes et des femmes (mais surtout des hommes)
Qui ont voulu raconter cela.
Il se sont d'abord servis de Dieux et d'animaux,
De ducs et de comtesses,
De princes et de reines,
De marquis et de courtisanes,
De bons partis et de chastes,
De guerriers et de veuves,
De soldats et d'infirmières,
De papas et de mamans,
De frimeurs et de pétasses...
Il a toujours été question de modifier la forme
Le fond lui, reste inchangé.
Que des questions sociales majeures s'y accolent
N'est que zèle d'écolières.
La vie. La mort.
L'entre-deux.
Alors pour modifier la forme,
On est allée très loin,
Dans l'espace et dans le bas de nos rues,
Dans le futur et dans le fantasme,
Dans les clubs et dans les caves,
Dans les paradis terrestres,
Dans les noirs et dans les juifs,
Dans les écoles et dans les pestes...
Ce qui a amené à un épuisement
Prévisible des possibilités formelles
Ce n'est pas étonnant de se retrouver en face de TORTUES MUTANTES ET ADOLESCENTES
De voir la Faucheuse descendre sur Terre,
Pas étonnant de voir que certaines pages de certains livres
Ne couvrent qu'un seul mot,
Pas étonnant de découvrir l'ABSURDE
Et son malhabile penchant :
Le témoignage direct, qui en grec se dit Autopsie.
L'ABSURDE appartient autant au rêve que la Réalité,
La réalité étant de toute manière traversée par le rêve.
Si l'on se confesse maintenant
C'est pour relater.
Précautionneusement
Une somme de faits plus ou moins atroces,
Plus ou moins incroyables.
On en oublie de réfléchir.
On se contente d'aller le long d'un fil reconnaissable.
On suit une intrigue qui se réglera à coup sûr,
On regarde un film qui se terminera,
On sortira de là sans secousses
Comme après mille autres actions de la vie quotidienne.
Est-ce là l'effort, la nuisance que l'art se doit d'apporter ?
L'art doit-il être une de ses affiches que l'on observe
Inattentif avant de débarquer ?
L'art ne doit pas rendre fou,
Il doit rendre sain, être sain c'est avoir
Quelque chose à penser de différent.
Avoir quelque chose à penser qui ne soit pas longuement mâché
Par les crocs des machines,
Ces machines sont autant les médias que les gens qui nous entourent.
Ils nous déséquilibrent et tout le jeu
Consiste à se tenir,
Avec eux.
L'art doit faire tiquer les plus récalcitrants,
Il doit servir la vie,
Rendre frénétique le moindre matin,
Rendre morose le départ,
Rendre mordantes les journées perdues,
Rendre dure la faillite,
Il doit donner des formes particulières
Aux idées simplissimes.
Il doit saler notre course idiote.
Faire que merde, les passants cessent de passer
Une seconde, une seconde,
Pour vomir un délire,
Ce que l'on va mourir !
Ce que l'on va mourir !
Nous aurons laissé par-delà de Nous
Nos visions,
Nos euphories,
Nos blases,
Nos façons de danser,
Comprenez-les
Et inventez vos pas.
Et dans toute histoire, y'a pas 36voies.
C'est la vie et son emprunte légère,
La mort et son long manteau
Ou l'entre-deux...
C'est l'amour ou la mort
Ou l'entre-deux...
Le moment faible.
Donc au fond il n'y a pas infinité de concept,
Il n'y en a que foutu deux.
La mort, le gel de tout, le marteau qui éclate la tempe,
La vie, l'herbe rafraîchie par le soleil, la cambre,
De là, il y a des hommes et des femmes (mais surtout des hommes)
Qui ont voulu raconter cela.
Il se sont d'abord servis de Dieux et d'animaux,
De ducs et de comtesses,
De princes et de reines,
De marquis et de courtisanes,
De bons partis et de chastes,
De guerriers et de veuves,
De soldats et d'infirmières,
De papas et de mamans,
De frimeurs et de pétasses...
Il a toujours été question de modifier la forme
Le fond lui, reste inchangé.
Que des questions sociales majeures s'y accolent
N'est que zèle d'écolières.
La vie. La mort.
L'entre-deux.
Alors pour modifier la forme,
On est allée très loin,
Dans l'espace et dans le bas de nos rues,
Dans le futur et dans le fantasme,
Dans les clubs et dans les caves,
Dans les paradis terrestres,
Dans les noirs et dans les juifs,
Dans les écoles et dans les pestes...
Ce qui a amené à un épuisement
Prévisible des possibilités formelles
Ce n'est pas étonnant de se retrouver en face de TORTUES MUTANTES ET ADOLESCENTES
De voir la Faucheuse descendre sur Terre,
Pas étonnant de voir que certaines pages de certains livres
Ne couvrent qu'un seul mot,
Pas étonnant de découvrir l'ABSURDE
Et son malhabile penchant :
Le témoignage direct, qui en grec se dit Autopsie.
L'ABSURDE appartient autant au rêve que la Réalité,
La réalité étant de toute manière traversée par le rêve.
Si l'on se confesse maintenant
C'est pour relater.
Précautionneusement
Une somme de faits plus ou moins atroces,
Plus ou moins incroyables.
On en oublie de réfléchir.
On se contente d'aller le long d'un fil reconnaissable.
On suit une intrigue qui se réglera à coup sûr,
On regarde un film qui se terminera,
On sortira de là sans secousses
Comme après mille autres actions de la vie quotidienne.
Est-ce là l'effort, la nuisance que l'art se doit d'apporter ?
L'art doit-il être une de ses affiches que l'on observe
Inattentif avant de débarquer ?
L'art ne doit pas rendre fou,
Il doit rendre sain, être sain c'est avoir
Quelque chose à penser de différent.
Avoir quelque chose à penser qui ne soit pas longuement mâché
Par les crocs des machines,
Ces machines sont autant les médias que les gens qui nous entourent.
Ils nous déséquilibrent et tout le jeu
Consiste à se tenir,
Avec eux.
L'art doit faire tiquer les plus récalcitrants,
Il doit servir la vie,
Rendre frénétique le moindre matin,
Rendre morose le départ,
Rendre mordantes les journées perdues,
Rendre dure la faillite,
Il doit donner des formes particulières
Aux idées simplissimes.
Il doit saler notre course idiote.
Faire que merde, les passants cessent de passer
Une seconde, une seconde,
Pour vomir un délire,
Ce que l'on va mourir !
Ce que l'on va mourir !
Nous aurons laissé par-delà de Nous
Nos visions,
Nos euphories,
Nos blases,
Nos façons de danser,
Comprenez-les
Et inventez vos pas.
samedi 25 octobre 2008
Showman / Passage à l'heure d'hiver
Tu voulais une vraie vie toi
Pas de pâle opaline
Tu voulais une paire de bras
Quand tout vire héroïne
Tu voulais du changement
Et des autres au chevet
Tu voulais l'élément
De ces aubes achevées
Tu voulais la ligne directe
Vers les colonies noires
De ces merveilles infectes
Qui ne sortent que le soir
Tu voulais que ton art se vende
Larme après larme
Tu voulais qu'on puisse se pendre
A ta mémoire
Que les enfants chantonnent
Qu'il est beau qu'il est mort
Que ta folie détonne
Qu'elle éclaire même l'or
Tu voulais qu'on te présente
Qu'on te pose tout au bord
Tu voulais des amantes
En liasses tout d'abord
En laisses tout au bout
Tu voulais que le toubib
Te fasse tenir debout
Comme ces héros horribles
Tu voulais que les fêtes durent
Qu'elles s'étendent comme des blondes
Tu voulais le cru de l'aventure
Tous les corps dans ta ronde
Tu voulais à la montée du château
Déjà être courronné
Tu voulais à peine touché l'eau
Déjà savoir la soulever
Tu voulais qu'on te dise
Ce qui brûle les lèvres
Quand elle mente, fièvres
Amères et banquise
Ce sont les âmes derrière
La voix de ton sacre
Les servantes du désert
Que tes vieux pieds massacrent
Celles qui ont fait ta couche
Et chaque jour t'ont fait rire
Celles qui belles accouchent
D'un diable sans avenir.
RETENIR DAVID SERPENT DE LIERRE
QUE CE TEXTE A ETE ECRIT AU COURS D'UN PARADOXE
TEMPOREL
FRANCAIS (P.T.F)
ET QU'IL FAIT DONC DEJA PARTI
DES ARTS EN PERDITION
Pas de pâle opaline
Tu voulais une paire de bras
Quand tout vire héroïne
Tu voulais du changement
Et des autres au chevet
Tu voulais l'élément
De ces aubes achevées
Tu voulais la ligne directe
Vers les colonies noires
De ces merveilles infectes
Qui ne sortent que le soir
Tu voulais que ton art se vende
Larme après larme
Tu voulais qu'on puisse se pendre
A ta mémoire
Que les enfants chantonnent
Qu'il est beau qu'il est mort
Que ta folie détonne
Qu'elle éclaire même l'or
Tu voulais qu'on te présente
Qu'on te pose tout au bord
Tu voulais des amantes
En liasses tout d'abord
En laisses tout au bout
Tu voulais que le toubib
Te fasse tenir debout
Comme ces héros horribles
Tu voulais que les fêtes durent
Qu'elles s'étendent comme des blondes
Tu voulais le cru de l'aventure
Tous les corps dans ta ronde
Tu voulais à la montée du château
Déjà être courronné
Tu voulais à peine touché l'eau
Déjà savoir la soulever
Tu voulais qu'on te dise
Ce qui brûle les lèvres
Quand elle mente, fièvres
Amères et banquise
Ce sont les âmes derrière
La voix de ton sacre
Les servantes du désert
Que tes vieux pieds massacrent
Celles qui ont fait ta couche
Et chaque jour t'ont fait rire
Celles qui belles accouchent
D'un diable sans avenir.
RETENIR DAVID SERPENT DE LIERRE
QUE CE TEXTE A ETE ECRIT AU COURS D'UN PARADOXE
TEMPOREL
FRANCAIS (P.T.F)
ET QU'IL FAIT DONC DEJA PARTI
DES ARTS EN PERDITION
Rêve eurf...Du vague, du vague, du vague
J'ai laissé Bret sur la table. Mon verre COCA KING SIZE obtenu chez MACDO est rempli de lait. Mon Ipodtouch est plein de bonnes chansons. Un Blaise Cendrars est retourné. 1984 est par terre. Un ouvrage massif de Paul Klee emprunté à la Faïencerie sur le compte d'un ami, Memyan, je le connais peu, un mec simple, arrogant car très beau, sa soeur, le chef d'oeuvre, c'est pour elle : L'orage que j'imagine, un chef d'oeuvre de 15ans maintenant, j'en ai été amoureux pendant plusieurs heures mais d'un amour malade vraiment, pas d'une vague envie. Cela fait 4mois que j'aurais dû lui rendre cet ouvrage et je me demande comment il se débrouille avec ces gens...en tout cas il m'a pas balancé. Une fois, une Pléïade s'est retrouvée dans un grille-pain dans la banlieue de Canterburry alors qu'une machine à bulles dictait sa loi, il ne faut pas me faire confiance. Je porte un jean et une chemise que mon Ami a bien voulu me filer. Ils doivent être au coeur d'un Paris riant ou essoufflé mais mon portable fait la banane. L'homme sans qualités est caché par une pile de cds mal gravés. La Bible de Néon est suspendue à la chauffeuse sur laquelle nous avions dormis la première fois il y a sûrement un an. A cette époque, j'étais maudit parce que je n'écrivais pas et parce que je délaissais mes amis mais j'étais dans le tourbillon d'une concrétisation amoureuse ! Que dis-je du sprint final ! Trois mois plus tard, les lignes se sont effacées. Un an plus tard, je suis encore là à regarder ces lignes effacées avec le même genre d'oeil incrédule. Pas loin de la Bible, mon cahier rouge, dedans mon livre, avec Léo et Blanche, Viktor et Eve, l'Humaniste et les autres...Je devrais être en train de les animer mais ma vieille barre continue de me tanguer dans les côtes. Je ne me confesse pas ni ne passe le temps, j'oblige mes doigts à battre une mesure. Je n'aurais pas droit à des détectives affamés cherchant la moindre de mes lignes et trouvant ces petits morceaux comme autant de pépites. Je le sais depuis peu. J'aurais le droit certes à un documentaire de seconde ou deuxième partie de soirée sur Arte mais rien de plus. Je ne suis pas du faste parce que le faste n'est pas de moi. Je suis du lait et des bureaux sans âme, des ampoulées mal visées se réfletant dans une fenêtre où seulement il y a quelques heures un de ces ciels portés par la forêt m'aurait fait faire naufrage. Je suis de ces peluches en pagaille et aux moultes origines, un lapin de mon enfance, un autre, celui d'Alice, volé à Jennifer, une souris violette trouvée dans un diapome à ma mère. Je suis de la guitare qui ne sert qu'à bruiter les saisons de mes nerfs (GASP). Je suis du bouton trop serré, tu tee-shirt trop large / JE SUIS DU VENT CASSé ! DES PLAGES PLEINES DE TROUS ! je suis des feux sans envergure ! de la jeunesse sans larmes ! JE SUIS DU RIRE AU DENTS JAUNES ! de la musique de fin de repas qui gêne, qui gêne ! JE SUIS DE LA BELLE BLEUE QUI FINIT DANS LES CHEVEUX DU PUBLIC ASSOUPI ! je suis du film qui fait trop traîner ses plans ! je suis du livre dont on se décourage ! JE SUIS De la beauté toute molle sans voix.
Je suis le guide de toutes les joies
L'époux au superbe,
Car ma toilette est faite
A l'eau de misère
Au vinaigre de mort.
Je suis le guide de toutes les joies
L'époux au superbe,
Car ma toilette est faite
A l'eau de misère
Au vinaigre de mort.
vendredi 24 octobre 2008
Cloche-marre (putain, des flingues, une femme, quelque chose)
Comme David tu le sais
Un blog est un formidable déversoir à fiantes odorantes
Et autres liqueurs putrides
Je me permet une petite douceur intitulée
Et je demande les deux points
:
merci
... FIGUREZ-VOUS
qui n'est ni plus ni moins qu'un abécédaire non exhaustif et non alphabétique de tous les articles nettiquetées commençant par FIGUREZ-VOUS, formule motrice plus que médiocre avouons-le...SO :
Figurez-vous que vous avez du style
Figurez-vous que demain, c'est la fin du monde ! ! ! (j'aime ces points d'exclamation)
Figurez-vous que le figuratif soit imposé comme le voile islamique ou Ayatollas de l'art qui se veut contemporain tout en crachant sur...(c'est indigent, inconstruit)
Figurez-vous que mon lapin me répond lorsque je lui parle...(formidable!)
Figurez-vous que dimanche dernier en feuilletant le quotidien le "Parisien" du 6/7/2008 que m'avait rendu fort obligeamment le vendeur à la criée...(quel connard!)
Figurez-vous que les chrétiens...(ah on aimerait avoir la suite, salauds!)
Figurez-vous que (KNOBZ) PODCASt - (apparemment une chanson s'intitule "Figurez-vous que")
Figurez-vous que c'est l'histoire blague POLICE et Militaire (un de mes préférés)
Figurez-vous que j'ai dessiné un cabri avec GéoplanW (et bien nous te félicitons)
Figurez-vous que je vous méprise (avec en dessous) Hay je vous lâche ! Au fait si vous n'êtes pas content sachez que je vous emmerde :D.
Figurez-vous un peu. Oh ! Qu'une, d'Elle-même, un beau soir, sût venir, Ne voyant que boire à Mes lèvres ! où mourir....je m'enlève rien que d'y penser ! (c'est de la poésie...respect)(ahahahah le ringard, l'assembleur à la manque)
Figurez-vous que j'étais peinard dans la gran...dans la cham...(dans le top 3 assurément)
Figurez-vous que ...- bow-window (c'est tellement bon que je met la suite) figurez-vous que...j'ai fait une journée de figuration pour une série télé, on attend longtemps et du coup j'ai beaucoup dessiné, à moi les nouveaux...
AND ENFIN UN TOP TOP TOP
Figurez-vous que je suis contente que mon second fils ait la varicelle
Figurez-vous que Lionel Jospin nous a sorti du marasme en arrivant à faire monter...
Figurez-vous que non ! Nous les champignons sommes ouverts à tous les moyens de communication malgré notre situation...bref là n'est...
Figurez-vous que cette plage dispose d'un pavillon bleu
AND THE ABSOLUTE GENIUS WINNER of le monde idéal :
Figurez-vous que j'ai dû emmener ma fille ce matin chez le vétérinaire pour lui faire passer ce test.
//////////////////
Voilà un concours de Figurez-vous est bien sûr dès à présent mis en ligne
Et le plus créatif d'entre vous remportera un seau de terre cuite
Et un collier composé de zobs et d'amanites tue-mouches ////////
Fin de la dégoûlinade.
Un blog est un formidable déversoir à fiantes odorantes
Et autres liqueurs putrides
Je me permet une petite douceur intitulée
Et je demande les deux points
:
merci
... FIGUREZ-VOUS
qui n'est ni plus ni moins qu'un abécédaire non exhaustif et non alphabétique de tous les articles nettiquetées commençant par FIGUREZ-VOUS, formule motrice plus que médiocre avouons-le...SO :
Figurez-vous que vous avez du style
Figurez-vous que demain, c'est la fin du monde ! ! ! (j'aime ces points d'exclamation)
Figurez-vous que le figuratif soit imposé comme le voile islamique ou Ayatollas de l'art qui se veut contemporain tout en crachant sur...(c'est indigent, inconstruit)
Figurez-vous que mon lapin me répond lorsque je lui parle...(formidable!)
Figurez-vous que dimanche dernier en feuilletant le quotidien le "Parisien" du 6/7/2008 que m'avait rendu fort obligeamment le vendeur à la criée...(quel connard!)
Figurez-vous que les chrétiens...(ah on aimerait avoir la suite, salauds!)
Figurez-vous que (KNOBZ) PODCASt - (apparemment une chanson s'intitule "Figurez-vous que")
Figurez-vous que c'est l'histoire blague POLICE et Militaire (un de mes préférés)
Figurez-vous que j'ai dessiné un cabri avec GéoplanW (et bien nous te félicitons)
Figurez-vous que je vous méprise (avec en dessous) Hay je vous lâche ! Au fait si vous n'êtes pas content sachez que je vous emmerde :D.
Figurez-vous un peu. Oh ! Qu'une, d'Elle-même, un beau soir, sût venir, Ne voyant que boire à Mes lèvres ! où mourir....je m'enlève rien que d'y penser ! (c'est de la poésie...respect)(ahahahah le ringard, l'assembleur à la manque)
Figurez-vous que j'étais peinard dans la gran...dans la cham...(dans le top 3 assurément)
Figurez-vous que ...- bow-window (c'est tellement bon que je met la suite) figurez-vous que...j'ai fait une journée de figuration pour une série télé, on attend longtemps et du coup j'ai beaucoup dessiné, à moi les nouveaux...
AND ENFIN UN TOP TOP TOP
Figurez-vous que je suis contente que mon second fils ait la varicelle
Figurez-vous que Lionel Jospin nous a sorti du marasme en arrivant à faire monter...
Figurez-vous que non ! Nous les champignons sommes ouverts à tous les moyens de communication malgré notre situation...bref là n'est...
Figurez-vous que cette plage dispose d'un pavillon bleu
AND THE ABSOLUTE GENIUS WINNER of le monde idéal :
Figurez-vous que j'ai dû emmener ma fille ce matin chez le vétérinaire pour lui faire passer ce test.
//////////////////
Voilà un concours de Figurez-vous est bien sûr dès à présent mis en ligne
Et le plus créatif d'entre vous remportera un seau de terre cuite
Et un collier composé de zobs et d'amanites tue-mouches ////////
Fin de la dégoûlinade.
Cauchemar en devenir : La terrible et authentique histoire de Matty Sénégal
J'ai fait les plus grandes études. Je les ai lâché en cours de route. J'ai été perché dans des arbres, dingue la chloro, dingue le vert, dans des habits bleu marine trop courts pour moi. J'ai fait du cheval, j'en ai sauté des obstacles, ce que j'aimais leur odeur, chaude comme devrait être celle de l'humain. J'ai écrit des lettres d'amour alors que la pluie allait tranquille à la fenêtre nuit d'automne. J'ai écouté une centaine de chansons différentes sur le chemin de mon école et chaque jour c'était bon. J'ai chanté devant quelques filles, ma voix avait un petit quelque chose, de bizarre, de grave, de touchant, même une qui m'a dit que je devais faire ça, même des plusieurs qui m'ont dit que je devrais faire de la scène, des histoires, conter, faire se bidonner les classes de concert. Je n'ai jamais frappé que mes frères ou des faibles, des nés pour se faire pourrir. J'ai fumé ma première clope dans une maison brûlée avec une brochette d'amis, on devait crapoter. J'en ai fumé quantité d'autres le long du canal, certains de comprendre un paquet de choses. Dans la mélancolie, le coulant des lumières. J'ai vu floppées de films sans consistance, rendu des devoirs en retard, décroché des 12, des 13, des 17, deux ou trois 20, des images, des bons points, des bonnes appréciations, des blâmes, des retenues. J'ai roulé des patins à des pas croyables, j'ai rêvé un nombre à lier de femmes à qui je n'ai jamais osé adresser la parole, même qu'elles étaient toutes à côté, même que je sentais leur pouls, leur poitrine, c'était au-dessus de mes forces. Malsain l'avalanche d'évènements et d'actions qui sous le glaçage du temps se sont révélés être au-dessus de mes forces. Je n'ai jamais joué au petits soldats, toujours aux figurines. J'ai pris une dizaine de cuite, j'ai peut-être violé une...enterré...non, vomis, suées, tête basse, rien de plus, j'ai jamais été bon pour l'alcool. J'ai dansé un slow avec ma prof de littérature, comme j'aurais aimé être un homme à ce moment-là, lui dire je ne sais pas, ce qu'on dit aux amantes, je ne désire que vous, un de ces sacrés barratins. J'ai vendu pas moins de trente-et-un jouets à un excentrique sur Ebay. J'ai dormi six heures avec elle et ses belles boucles blondes. Je l'ai regardé dormir pendant 53minutes. J'ai demandé une ou deux fois ma direction à un officier de police et chaque fois, on m'a indiqué un plan qui se trouvait juste derrière moi. J'ai reçu quatre cartes gratinées pour mon anniversaire. Une carte de Milan où se trouvait Laeticia, une carte du pays Basque où crânait Emma, une carte de London où Debbie avait posé bagages, une carte d'Australie où Oli s'emmerdait, une carte de mon oncle à la neige où il faisait le service minimum. J'ai fait sembler de pleurer à la mort de Lady Di et mon père m'a cru. J'ai tenu des propos racistes au moins six fois dans mon enfance sous le coup de la colère. Je n'ai jamais aimé faire l'amour protégé. Je ne me suis jamais abonné à aucun magazine. J'ai tenu la main à Naïs pendant 5secpndes avant que nous ne soyons déjà plus un couple. J'ai fermé ma porte un nombre incalculable de fois pour pouvoir me masturber sans danger. J'ai été exécrable avec mes frères presque tout le temps parce qu'ils ne pigeaient rien. J'ai mis longtemps à comprendre que c'était moi qui ne pigeais rien. J'ai su que c'était la vie quand j'ai vu la mer détaler et que mon coeur rebondissait dans tous les coins de ma cage thoracique. J'ai appris le piano pendant deux ans avant d'abandonner. J'ai donné à Rose le surnom de : Phénomène. Je n'ai jamais rencontré de stars, enfin pas de vrais. J'ai pris le métro sur toutes les lignes, tous les arrêts, toutes les heures. Je n'ai jamais rencontré personne dans le métro. J'ai fait du printemps ma saison préférée. J'ai toujours pris son d'éviter Nietszche et les romantiques pour m'attarder sur la Beat Génération. J'ai faillit crever quand j'ai entendu "Green Island Never Turns White" la première fois. Je n'arrive pas à supporter le silence. J'ai peur d'Amsterdam. J'ai peur qu'on me traite comme de la merde parce que j'ai peur d'être de la merde. J'ai brisé une pile d'assiettes une fois par plaisir et j'ai accusé mon petit cousin. J'ai peur des accidents de voiture, le soir par nationale, défoncés, fauteuils roulants, soupe matin midi et...J'ai peur qu'on ne se souvienne pas de moi. J'ai peur qu'on se souvienne de moi comme d'un bonhomme timoré, un épicurien inassouvie, un amant morbide...J'aime bien le matin quand elles portent mes chemises. Je n'ai jamais cru en Dieu ce qui ne m'empêchait pas de prier. J'oublie toujours l'année de découverte de l'Amérique. 1000 oui mais combien 17...16...1784...beurk. J'ai toujours aimé quand la soirée annonçait quelque chose de neuf, Noël, les cieux bleus et froids, un appart' avec de la bonne musique, des merveilles à portée de mimines. J'ai, étant petit, très longtemps eu peur en regardant Ghostbusters. J'ai la douloureuse certitude que l'homme m'ennuie. J'ai été à une fête où l'on attendait que moi et tout brillait, tout me réussissait, tout, femme, travail, amitié et dans le désordre. Famille aussi. J'ai craqué pour elle alors que je me vautrais dans les escaliers. J'ai pas compris comment elle est partie, c'est sûr...elle ne m'attend plus ?...c'est sûr. J'ai été le plus jeune journaliste à intégrer l'équipe de ce foutu radeau médiatique qu'était "l'Overall Magazine". J'ai tout rendu à temps, j'ai été apprécié et un jour on m'a débarqué sans raison suffisante. J'ai commencé les Dures et un an plus tard je me retrouvais sur la côte est, à plusieurs milliers de kilomètres de mes petites misères et de mes parents endormis devant des shows absurdes. J'avais maigri peut-être ou grossi, et j'étais à l'arrière d'un van à me faire sucer par une portoricaine bavarde sous l'objectif d'une caméra DV tenu par un homme que j'avais croisé un jour...je ne sais plus où...et je débitais des phrases tandis que mon membre se mettait à durcir de plus en plus sous les caresses de...quel est son nom ?...et sous ses assauts salivaires grandioses...je lui demandais si ça lui plaisait de sucer une queue française...J'avais dans l'ambition de ne pas renflouer le poison mondial...J'avais dans l'idée d'être un chanteur émouvant derrière un piano bleu pétrole...ma chose vibrait dans sa bouche...pour quelques dollars, je deviendrais un encart sur un site porno de plus, on me téléchargerait...mon membre et ma voix et les adolescents de Bombay, Moscou ou Taninges s'évaderaient en espérant un jour être à ma place sous le corps tané de cette pro dans ce van craspec...J'ai des mélodies, des refrains que je composais étant plus jeune, ils me reviennent en tête...ça s'appellait..."I'm dreaming of a white wedding", un accord de guitare plus tard on y était...que c'était bon. Elle sur ma carcasse disparue et moi en train de charmer la place...
Wake Up
His in your life
...
Wake Up
His in your life
...
jeudi 23 octobre 2008
Je ne rêve plus donc : Monologue pour tous ces coeurs espérant l'embellie
Le monde entier buffe
Les assiettes sont vides
Il faut être télégraphique et être alexandrin
Je loupe mes trains, ma chaussure gauche fout le camp
La cour grise me passe par dessus
Les gens mêmement
Y'a bien Joyce mais bordel Joyce
Quelle intelligence, un cerveau
Et tout maintenant est affaire de pertes
Et je les suis
Avec ou Sans conscience
L'alcool, les amis, les fêtes
Dieu Paris la nuit sur ces marches où elle brûlait
L'agression, quelle connerie de petites lèvres roses
Pas d'un pouce mouvement, je timore !
That guy with glasses and AVGN, HOLY SHIT
Hooper11, BIBI, l'ASPISHOW, WTF !
Les draps bleus à l'accueil, une guerre ?
LE LABIRYNTHE DE PAN
LE LABYRINTHE DE PAN
LE LABYRYNTHE DE PAN
LE LABIRINTHE DE PAN
Le sicilien à une copine, on prend un café tous les trois and
Je suis réellement AWAY
AWAY, all the time away like a fucking dead robot
(une araignée vient de passer sous ma chaussette HOMER que je possède depuis 5ans)
(elle est putain de grosse)
JE NE SAIS PAS ECRIRE D'HISTOIRE
Je gagne 700euros par mois parce que je suis né à 6mois et demi
Et que les passants me regardent d'abord par le bas
J'emmerde ceux qui emmerdent le "JE"
J'emmerde le "Je"
La poésie, tout ce grand truc n'est pas pour moi
Je suis un minable, une cage, une cave, une case, une came, une cape, une ca
Je ne mérite pas qu'on se penche sur mes indignes folies
Je mérite de crever le ventre gros et les hémisphères stériles
Je suis un étudiant comme les autres
Comme j'aimerais me paumer dans Dublin dans les boucles d'Eileen
Comme j'aimerais la vitesse supérieure
Ne plus me gaver
Ne plus sortir, ouvrir la porte de mon imagination où j'ai une bite longue comme
PAS DEUX
Je me suis à comprendre que si j'avais eu un sexe d'une longueur déraisonnable
Toute ma vie aurait été conditionné par le dit membre
Et que j'aurais pu la passer plus de temps au coeur d'entrejambes rosées
Je n'aurais pas eu à croire à ces cauchemars que sont les mots
LES FORMES,
Les images libérées,
Les climats,
Je me serais contenté comme le peuple,
J'aurais tout mordu mon pain et ma cagnote, j'aurais bronzé debout,
S'il ne m'était pas arrivé des miracles à l'esprit,
Des qui font des terres blanchies par le soleil,
Des héros pathétiques,
Des qui sont à la manque,
Des araignées sous des chaussettes,
Dans le plafond,
Des amours avec le peu d'aise craché par ce WORD
AINSI qu'ils vont au cinéma, s'empiffrer d'amorces à se réacheter de la guimauve
EN TONNEAU, en boxes !
Ils lisent dans le métro des thrillers, des polars, des noirs mecs
Qui plombent, épousent, foutent en vrac des cadavres,
Des modernes romans où les hommes et les femmes collaborent
A des idées RIDICULES ET AFFAISSées !
AFFESSées ?
Je ne sais plus ma France,
Des témoignages 300pages sur la politique, notre président,
LA CRISE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Les africains sous-alimentés
Les américains tous des cons
Les européens petits bourgeois
Les clodos aussi se mettent à tricoter des odes le dimanche après le foot
Faites TRôNER Giselle la dealeuse !
Et il faudrait qu'un vingtenaire de mon sang foute en boîte
Un roman, des millions de mots, des baignoires pleines d'encre
(dire qu'avec celle-ci on aurait pu peindre ces dragons élégants qui volètent sur ma joue)
FAUDRAIT QU'IL REUSSISSE A AGIR
DANS CE SIECLE Où TOUT s'OBTIENT MORGUE A LA MAIN ?
Que de phrases longues et compliquées, mal construites, nuques pliées, dos voûtés,
Des phrases alambiquées mais sonores,
Puis des phrases décors
Des phrases ambiance
Mais surtout des phrases CRITIQUES
Des phrases PENSEES
Des phrases VIVANTES
Alors oui Cendrars c'est un acte car il faut les faire vivre
Alors oui Céline today vivre ce n'est plus que parler (et le chant dans tout ça ? A la rue)
Alors oui mon ami je me gaspille sûrement
Alors oui et je laisse à mon mais ce vieux soin de rêver.
...
Don't worry et patiente ma rêveuse mon inanite
Je te sais ma nature
Je sais que ce sont là mes mémoires adolescentes
...
Et bêtises nécessaires
...
C'est que l'élan a remplacé le geste
Si tu veux
Impression ... EXPRESSION
C'est
Impression ... IMPRESSION PLUS (expression ?non)
Les assiettes sont vides
Il faut être télégraphique et être alexandrin
Je loupe mes trains, ma chaussure gauche fout le camp
La cour grise me passe par dessus
Les gens mêmement
Y'a bien Joyce mais bordel Joyce
Quelle intelligence, un cerveau
Et tout maintenant est affaire de pertes
Et je les suis
Avec ou Sans conscience
L'alcool, les amis, les fêtes
Dieu Paris la nuit sur ces marches où elle brûlait
L'agression, quelle connerie de petites lèvres roses
Pas d'un pouce mouvement, je timore !
That guy with glasses and AVGN, HOLY SHIT
Hooper11, BIBI, l'ASPISHOW, WTF !
Les draps bleus à l'accueil, une guerre ?
LE LABIRYNTHE DE PAN
LE LABYRINTHE DE PAN
LE LABYRYNTHE DE PAN
LE LABIRINTHE DE PAN
Le sicilien à une copine, on prend un café tous les trois and
Je suis réellement AWAY
AWAY, all the time away like a fucking dead robot
(une araignée vient de passer sous ma chaussette HOMER que je possède depuis 5ans)
(elle est putain de grosse)
JE NE SAIS PAS ECRIRE D'HISTOIRE
Je gagne 700euros par mois parce que je suis né à 6mois et demi
Et que les passants me regardent d'abord par le bas
J'emmerde ceux qui emmerdent le "JE"
J'emmerde le "Je"
La poésie, tout ce grand truc n'est pas pour moi
Je suis un minable, une cage, une cave, une case, une came, une cape, une ca
Je ne mérite pas qu'on se penche sur mes indignes folies
Je mérite de crever le ventre gros et les hémisphères stériles
Je suis un étudiant comme les autres
Comme j'aimerais me paumer dans Dublin dans les boucles d'Eileen
Comme j'aimerais la vitesse supérieure
Ne plus me gaver
Ne plus sortir, ouvrir la porte de mon imagination où j'ai une bite longue comme
PAS DEUX
Je me suis à comprendre que si j'avais eu un sexe d'une longueur déraisonnable
Toute ma vie aurait été conditionné par le dit membre
Et que j'aurais pu la passer plus de temps au coeur d'entrejambes rosées
Je n'aurais pas eu à croire à ces cauchemars que sont les mots
LES FORMES,
Les images libérées,
Les climats,
Je me serais contenté comme le peuple,
J'aurais tout mordu mon pain et ma cagnote, j'aurais bronzé debout,
S'il ne m'était pas arrivé des miracles à l'esprit,
Des qui font des terres blanchies par le soleil,
Des héros pathétiques,
Des qui sont à la manque,
Des araignées sous des chaussettes,
Dans le plafond,
Des amours avec le peu d'aise craché par ce WORD
AINSI qu'ils vont au cinéma, s'empiffrer d'amorces à se réacheter de la guimauve
EN TONNEAU, en boxes !
Ils lisent dans le métro des thrillers, des polars, des noirs mecs
Qui plombent, épousent, foutent en vrac des cadavres,
Des modernes romans où les hommes et les femmes collaborent
A des idées RIDICULES ET AFFAISSées !
AFFESSées ?
Je ne sais plus ma France,
Des témoignages 300pages sur la politique, notre président,
LA CRISE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Les africains sous-alimentés
Les américains tous des cons
Les européens petits bourgeois
Les clodos aussi se mettent à tricoter des odes le dimanche après le foot
Faites TRôNER Giselle la dealeuse !
Et il faudrait qu'un vingtenaire de mon sang foute en boîte
Un roman, des millions de mots, des baignoires pleines d'encre
(dire qu'avec celle-ci on aurait pu peindre ces dragons élégants qui volètent sur ma joue)
FAUDRAIT QU'IL REUSSISSE A AGIR
DANS CE SIECLE Où TOUT s'OBTIENT MORGUE A LA MAIN ?
Que de phrases longues et compliquées, mal construites, nuques pliées, dos voûtés,
Des phrases alambiquées mais sonores,
Puis des phrases décors
Des phrases ambiance
Mais surtout des phrases CRITIQUES
Des phrases PENSEES
Des phrases VIVANTES
Alors oui Cendrars c'est un acte car il faut les faire vivre
Alors oui Céline today vivre ce n'est plus que parler (et le chant dans tout ça ? A la rue)
Alors oui mon ami je me gaspille sûrement
Alors oui et je laisse à mon mais ce vieux soin de rêver.
...
Don't worry et patiente ma rêveuse mon inanite
Je te sais ma nature
Je sais que ce sont là mes mémoires adolescentes
...
Et bêtises nécessaires
...
C'est que l'élan a remplacé le geste
Si tu veux
Impression ... EXPRESSION
C'est
Impression ... IMPRESSION PLUS (expression ?non)
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