mercredi 21 octobre 2009
Le temps n'attend personne
La rue est claire, électrique. A l'intérieur, d'inconcevables litanies de passants. Des enfants flippés et sous calmants, des femmes dépravée par l'absence d'amour, des hommes aux sourires effacés. Ils passent devant moi et je suis sûr de ne jamais les revoir. Je suis un pick-pocket, mon métier, si on peut appeler ça un métier, est de vous vider les poches en un éclair. J'officie à Montmartre depuis deux ans, c'est un bon coin, je dois à être le seul pick-pocket à exercer là-bas, la plupart se cantonant aux quais de métro et à d'autres points névralgiques de la capitale, comme les Champs ou le Trocadéro. Ne m'en voulez pas, il faut bien que je vive et je sais ça mieux que personne. Je ne garde toujours que l'argent liquide, laissant les cartes de crédit et autres pièces d'identité dans de grandes enveloppes cartonnées que je glisse dans la boîte aux lettres la plus proche. Ainsi, quelques jours plus tard, la "victime" récupère ses papiers les plus précieux et je garde bonne conscience.
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