En ce dernier jour d'octobre, jour du festival américain consacré aux goules, vampires et autres squelettes du diable, j'ai décidé de m'intéresser au créateur de toutes ces horribles créatures : l'Homme. Je ne suis pas ici pour descendre l'Halloween moderne des régions reculées de France qui se résument par des petits poignets tapotant sur des portes en mauvais état en espérant qu'elles s'ouvrent et qu'avec elles s'ouvrent également la boîte à gélatine. J'ai toujours peur pour ces gosses la nuit dans ma sombre région, toujours peur qu'un solitaire libidineux décide d'ouvrir pour se pencher sur une toute autre boîte à gélatine. Ils ne me font pas peur mais j'ai peur pour eux, pas que nos cités ne soient pas tranquilles, juste que commettre un crime un jour pareil, cela ne serait plus être criminel, cela serait avoir du timing. Les costumes sont cheaps, les gamins sont heureux et se gâtent les dents et mon unique souvenir conscient de cette fête et d'être descendu dans ma rue, un 31 octobre -sans doute pour promener mon chien invisible- et que ces mioches aux panoplies de zombie ou de fantôme, avaient l'air encore plus effrayé par moi que par toute autre chose, pourtant je ne faisais que passer et je devais porter comme toujours une chemise blanche et un long manteau gris. Mais mon allure est suspecte, elle est abominable car j'ai en moi tous les monstres de fable. Mon ventre est plein de spectres cracheurs de feu, de suceurs de sang épileptiques, de farfadets mangeurs de viscères et de lapins coupeurs de tête. Forcément qu'ils ont la trouille. La citrouille même.
Revenons-en à nos moutons ou plutôt à nos frères humains. J'ai déjà dû utilisé cette astuce et ce jeu de mots une fois dans ma vie, si quelqu'un retrouve où un jour, je me promets de lui offrir mon prépuce dédicacé. Une des notions les plus prégnantes dans notre société d'illétrés heureux est la notion de tolérance. Notion que je n'ai jamais réellement comprise tant les têtes pensantes actuelles pensent plus à se tirer sur les rotules et sur les glandes séminales (qui a dit testicule ?) qu'à traiter en profondeur et avec du temps devant eux des sujets qu'ils survolent en essayant toujours de trouver la phrase qui fera mouche et qui ne pourra pas être détourné sur internet ou à la une de quelconque canard satirique. J'ai donc décidé de faire des recherches en amont de ma méconnaissance et avec l'aval de ma conscience. J'ai donc été sur wikipédia :
Selon le grand auteur Wikipédia, la tolérance est : la vertu qui porte à accepter ce que l'on n'accepterait pas spontanément. C'est aussi la vertu qui se porte à se montrer vigilant tant envers l'intolérance qu'envers l'intolérable.
L'article nous explique que cette notion "s'applique à de nombreux domaines"
A un moment, y'a même Locke (le vrai pas le chauve handicapé de Lost) qui intervient pour dire en bon mort qu'il est désormais : "tolérer, c'est cesser de combattre ce qu'on ne peut changer"...ou comment toute la vie perd son sens. Même si évidemment, toutes les mesures qui entourent cette phrase ne sont pas là et je suis certain que Johnny ne donnait raison à cette sentence que dans une région bien spécifique.
M'enfin...je n'en sais pas beaucoup plus...tolérer, cela serait plutôt que de courber l'échine...simplement faire le dos rond...bien
Mais mes recherches ne s'arrêtent pas là ! Pris dans une fièvre savante absolument extrême, je fouille dans mes vieux ouvrages et autres traités d'alchimie épargnés par l'incendie de 1931, je me rends ensuite à la bibliothèque nationale d'Exeter où je rencontre Marta que je sodomise avec préservatif quelques heures plus tard (elle m'avait pris pour le fils de Kévin Costner) et après avoir éteint la télé et mis le son moins fort, je baisse les yeux vers mon armoire branlante et m'empare d'un tome de la Nouvelle Encyclopédie B*****
Sur la couverture, on peut lire au-delà du titre, ces inscriptions que je trouve excessivement douces :
X
tigron
____
zithum
C'est le bon bouquin, je suis sur la bonne voie et la nuit tombe dans mon verre d'absinthe.
Tolérance : (voir : lâcheté) hm pardon : (putain, c'est blindé de photos de l'Eurotunnel...il fallait bien se faire un peu de pub à l'époque...d'autant que c'était un gouffre financier sans fond)(il y aussi des photos de nègres et de chefs d'Etat...et de chefs d'Etat nègres)(y'a aussi un portrait de Tolstoï par Kamskoï où il ressemble à Florent Pagny)(y'a aussi des japonais et une toile merdique de Tobey)hmmmmmmmmmm
Tolérance : au sens large, action d'admettre sans réaction ou représailles...voir prostitution. Maisons de tolérance...
Un jour alors que j'essayais par d'incessantes contractions du bassin d'élargir au maximum ma zone rectale afin d'en expier quelques pièces bien senties, j'ai feuilleté un recueil de mots croisés de ma mère (c'est une vraie championne à ce machin) et je suis tombé sur cette phrase d'Arletti à propos de la fermeture des maisons closes : "Ils veulent fermer les maisons closes ? Mais c'est plus qu'un crime, c'est un pléonasme !"
J'ai trouvé ça drôle, j'espère que vous aussi. Tout ça pour dire que l'encyclopédie ne m'a pas vraiment aidé même si cette définition va plus dans mon sens que dans le sens que veut en donner la société : action d'admettre sans réaction ou représailles...VERTU d'accepter ce que l'on accepterait pas spontanément. En gros, on peut tolérer le bagne. Et pourtant ma mère et à la télé on nous dit : "Il faut tolérer le Noir, l'Arabe, le Polonais et l'Italien, il faut être tolérant"...mais être tolérant, ça veut dire qu'au départ ils nous emmerdent...c'est horrible d'être tolérant, être tolérant c'est être raciste et se taire...je n'ai pas envie d'être tolérant, j'ai envie d'être humain. Il y a bien évidemment des éléments perturbateurs dans chacune de ces souches ethniques et c'est eux que je dois tolérer...pas le reste...enfin...je dois tolérer les cons aussi...mais je fais ça spontanément. J'aime mon prochain spontanément comme je peux m'en foutre quand il passe à côté. Tolérance zéro : Amour 1...
Enfin je ne sais plus ce que je tolère et ce que je ne tolère pas et je me dis que ça va bien à l'homme de tolérer...d'être ce criminel silencieux qui ne rend jamais de comptes, d'être cette bête au palais froid qui cesse le combat, d'être cette poupée désarticulée qui saute par la fenêtre sans emporter le patron avec...
L'Homme du 21ème siècle est un accomodant, il est petit bras, il veut faire la révolution en restant dans sa chambre...un peu comme moi vous me direz mais moi j'ai choisi de faire avant tout le ménage en moi-même avant de peut-être m'attaquer à quelque tour d'argent...l'Homme d'aujourd'hui est monstrueusement tolérant et c'est intolérable...il tolère son racisme, les guerres qui se font à l'autre bout du monde, les landaux que l'on pousse sur les rails, les armes bactériologiques, sa foi en Dieu se réactivant tous les dimanche et s'éteignant à la première goutte de bière, ces programmes télévisuels indigestes où Machin va manger avec Machine et/où Machine essaie de rencontrer des mâles en mal d'amour et bon Dieu que c'est magnifique, l'amour c'est beau et la vie est une expérience formidable, oui, ça fait du bien de vivre des choses vraies pour une fois, surtout avec une caméra DV tenu par un pervers limpide au CV taillé dans le cristal, surtout avec en fond sonore un Coldplay d'il y a cinq ans et la voix-off d'une femme qui fait tout pour vous ressembler mais qui vendrait un rein pour tourner dans le prochain film de je ne sais quel crétin tout juste capable de reproduire le plus mauvais des Truffaut...il tolère le décolleté de sa fille de dix ans, le réchauffement climatique, le pathétisme de Yann Moix, les propos débilisés de TOUT CE BEAU MONDE DANSANT DANS LE PETIT ECRAN...il tolère tout cela..."putain c'était grave bien ce moment passé avec toi"...on a perdu notre langue, elle nettoie les chiottes d'un hôtel de luxe de Bombay...pas loin des ruines appelées villages occupées par les Intouchables qui ne sont tout sauf tolérer, ils existent autant que des mouches sur un pare brise, à peine le temps de s'apercevoir qu'une aile bat encore que déjà un des balais de l'essuie glace l'envoie valser près des trottoirs déglingués à frapper des femmes qui n'en sont pas encore...
Je ne suis pas très tolérant. Je prie pour ne pas être le seul tout en sachant que Locke aura raison au soir de ma mort. Je prie pour que la prochaine main qui tambourinera à ma porte connaisse un jour un ouvrage de Pascal (je suis français moi monsieur) autant que le corps d'une virtuelle*
* l'on peut aussi, évidemment, miser sur la chance et se dire que ce minot symbole aura droit à sa part charnelle
La tolérance ?
C'est la lâcheté qui s'habille de vertu
Charlie B.
éthymologiquement parlant
tolérer vient de supporter
sans rien dire il supporte
la télé qui va trop forte
et ce truc qui souffre là-bas ...pourtant
c'est papa, le cancer de maman
///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////:://///////////////////////////////////
AVEZ-VOUS EU ASSEZ PEUR POUR CE SOIR AHAHAHAHAHAHAHAH !
Tout de suite, un bonus non autorisé mais fort joli :
Une fortune de mer, Christophe Miossec
Revenons-en à nos moutons ou plutôt à nos frères humains. J'ai déjà dû utilisé cette astuce et ce jeu de mots une fois dans ma vie, si quelqu'un retrouve où un jour, je me promets de lui offrir mon prépuce dédicacé. Une des notions les plus prégnantes dans notre société d'illétrés heureux est la notion de tolérance. Notion que je n'ai jamais réellement comprise tant les têtes pensantes actuelles pensent plus à se tirer sur les rotules et sur les glandes séminales (qui a dit testicule ?) qu'à traiter en profondeur et avec du temps devant eux des sujets qu'ils survolent en essayant toujours de trouver la phrase qui fera mouche et qui ne pourra pas être détourné sur internet ou à la une de quelconque canard satirique. J'ai donc décidé de faire des recherches en amont de ma méconnaissance et avec l'aval de ma conscience. J'ai donc été sur wikipédia :
Selon le grand auteur Wikipédia, la tolérance est : la vertu qui porte à accepter ce que l'on n'accepterait pas spontanément. C'est aussi la vertu qui se porte à se montrer vigilant tant envers l'intolérance qu'envers l'intolérable.
L'article nous explique que cette notion "s'applique à de nombreux domaines"
A un moment, y'a même Locke (le vrai pas le chauve handicapé de Lost) qui intervient pour dire en bon mort qu'il est désormais : "tolérer, c'est cesser de combattre ce qu'on ne peut changer"...ou comment toute la vie perd son sens. Même si évidemment, toutes les mesures qui entourent cette phrase ne sont pas là et je suis certain que Johnny ne donnait raison à cette sentence que dans une région bien spécifique.
M'enfin...je n'en sais pas beaucoup plus...tolérer, cela serait plutôt que de courber l'échine...simplement faire le dos rond...bien
Mais mes recherches ne s'arrêtent pas là ! Pris dans une fièvre savante absolument extrême, je fouille dans mes vieux ouvrages et autres traités d'alchimie épargnés par l'incendie de 1931, je me rends ensuite à la bibliothèque nationale d'Exeter où je rencontre Marta que je sodomise avec préservatif quelques heures plus tard (elle m'avait pris pour le fils de Kévin Costner) et après avoir éteint la télé et mis le son moins fort, je baisse les yeux vers mon armoire branlante et m'empare d'un tome de la Nouvelle Encyclopédie B*****
Sur la couverture, on peut lire au-delà du titre, ces inscriptions que je trouve excessivement douces :
X
tigron
____
zithum
C'est le bon bouquin, je suis sur la bonne voie et la nuit tombe dans mon verre d'absinthe.
Tolérance : (voir : lâcheté) hm pardon : (putain, c'est blindé de photos de l'Eurotunnel...il fallait bien se faire un peu de pub à l'époque...d'autant que c'était un gouffre financier sans fond)(il y aussi des photos de nègres et de chefs d'Etat...et de chefs d'Etat nègres)(y'a aussi un portrait de Tolstoï par Kamskoï où il ressemble à Florent Pagny)(y'a aussi des japonais et une toile merdique de Tobey)hmmmmmmmmmm
Tolérance : au sens large, action d'admettre sans réaction ou représailles...voir prostitution. Maisons de tolérance...
Un jour alors que j'essayais par d'incessantes contractions du bassin d'élargir au maximum ma zone rectale afin d'en expier quelques pièces bien senties, j'ai feuilleté un recueil de mots croisés de ma mère (c'est une vraie championne à ce machin) et je suis tombé sur cette phrase d'Arletti à propos de la fermeture des maisons closes : "Ils veulent fermer les maisons closes ? Mais c'est plus qu'un crime, c'est un pléonasme !"
J'ai trouvé ça drôle, j'espère que vous aussi. Tout ça pour dire que l'encyclopédie ne m'a pas vraiment aidé même si cette définition va plus dans mon sens que dans le sens que veut en donner la société : action d'admettre sans réaction ou représailles...VERTU d'accepter ce que l'on accepterait pas spontanément. En gros, on peut tolérer le bagne. Et pourtant ma mère et à la télé on nous dit : "Il faut tolérer le Noir, l'Arabe, le Polonais et l'Italien, il faut être tolérant"...mais être tolérant, ça veut dire qu'au départ ils nous emmerdent...c'est horrible d'être tolérant, être tolérant c'est être raciste et se taire...je n'ai pas envie d'être tolérant, j'ai envie d'être humain. Il y a bien évidemment des éléments perturbateurs dans chacune de ces souches ethniques et c'est eux que je dois tolérer...pas le reste...enfin...je dois tolérer les cons aussi...mais je fais ça spontanément. J'aime mon prochain spontanément comme je peux m'en foutre quand il passe à côté. Tolérance zéro : Amour 1...
Enfin je ne sais plus ce que je tolère et ce que je ne tolère pas et je me dis que ça va bien à l'homme de tolérer...d'être ce criminel silencieux qui ne rend jamais de comptes, d'être cette bête au palais froid qui cesse le combat, d'être cette poupée désarticulée qui saute par la fenêtre sans emporter le patron avec...
L'Homme du 21ème siècle est un accomodant, il est petit bras, il veut faire la révolution en restant dans sa chambre...un peu comme moi vous me direz mais moi j'ai choisi de faire avant tout le ménage en moi-même avant de peut-être m'attaquer à quelque tour d'argent...l'Homme d'aujourd'hui est monstrueusement tolérant et c'est intolérable...il tolère son racisme, les guerres qui se font à l'autre bout du monde, les landaux que l'on pousse sur les rails, les armes bactériologiques, sa foi en Dieu se réactivant tous les dimanche et s'éteignant à la première goutte de bière, ces programmes télévisuels indigestes où Machin va manger avec Machine et/où Machine essaie de rencontrer des mâles en mal d'amour et bon Dieu que c'est magnifique, l'amour c'est beau et la vie est une expérience formidable, oui, ça fait du bien de vivre des choses vraies pour une fois, surtout avec une caméra DV tenu par un pervers limpide au CV taillé dans le cristal, surtout avec en fond sonore un Coldplay d'il y a cinq ans et la voix-off d'une femme qui fait tout pour vous ressembler mais qui vendrait un rein pour tourner dans le prochain film de je ne sais quel crétin tout juste capable de reproduire le plus mauvais des Truffaut...il tolère le décolleté de sa fille de dix ans, le réchauffement climatique, le pathétisme de Yann Moix, les propos débilisés de TOUT CE BEAU MONDE DANSANT DANS LE PETIT ECRAN...il tolère tout cela..."putain c'était grave bien ce moment passé avec toi"...on a perdu notre langue, elle nettoie les chiottes d'un hôtel de luxe de Bombay...pas loin des ruines appelées villages occupées par les Intouchables qui ne sont tout sauf tolérer, ils existent autant que des mouches sur un pare brise, à peine le temps de s'apercevoir qu'une aile bat encore que déjà un des balais de l'essuie glace l'envoie valser près des trottoirs déglingués à frapper des femmes qui n'en sont pas encore...
Je ne suis pas très tolérant. Je prie pour ne pas être le seul tout en sachant que Locke aura raison au soir de ma mort. Je prie pour que la prochaine main qui tambourinera à ma porte connaisse un jour un ouvrage de Pascal (je suis français moi monsieur) autant que le corps d'une virtuelle*
* l'on peut aussi, évidemment, miser sur la chance et se dire que ce minot symbole aura droit à sa part charnelle
La tolérance ?
C'est la lâcheté qui s'habille de vertu
Charlie B.
éthymologiquement parlant
tolérer vient de supporter
sans rien dire il supporte
la télé qui va trop forte
et ce truc qui souffre là-bas ...pourtant
c'est papa, le cancer de maman
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AVEZ-VOUS EU ASSEZ PEUR POUR CE SOIR AHAHAHAHAHAHAHAH !
Tout de suite, un bonus non autorisé mais fort joli :
Une fortune de mer, Christophe Miossec
Une fortune de mer
Qui dérive dans les rouleaux
En fredonnant un air
Qui rappelle la douceur de tes mots
Une fortune de mer
Tout au large de Concarneau
Qui ne sait plus trop quoi faire
Pour que tu le remorques à nouveau
Une fortune de mer
Au beau milieu de l'Atlantique
Sur qui s'abat le tonnerre
La douleur est parfois magnifique
Une fortune de mer
Une épave sur les flots
Dis-moi à quoi ça sert
De m'être accroché à ta peau
Un homme qui récite des prières
Pour que tu reviennes à nouveau
J'aurais dû le faire avant-hier
Mais je n'ai pas su trouver les mots
Je t'ai perdue Esther
Et je me suis jeté dans les flots
Et j'ai rejoint la mer
Tout au large de Concarneau
Esther Esther Esther