dimanche 28 décembre 2008

Rêve 24

Une histoire de pistolet et d'homme mort dans la salle.
Un salon avec des femmes et beaucoup de gens, et Thomaas (nous sommes dans son appartement mais il n'en a pas l'allure).
Une pièce circulaire et des phrases écrites dessus : Au pied de la nuit bondissait une étoile
Des rideaux.
On critique encore mes oeuvres, quel anéantissement.

Rêve d'hier :

Une fenêtre face à New York la nuit
Elle est sur une chaise,
Je soulève lentement son maillot jusqu'à soutenir ses seins
Et pincer leurs pointes,
Que d'amour terrassé !

vendredi 26 décembre 2008

Foire d'empoigne

La chair, blanche dans l'incendie
Luit comme jamais,
La chair, l'ombre des flammes danse sur elle
Autour perle la glace,
La chair, à mille lieux en dessous
Dort sérieusement,
La chair, meurtrie, abusée,
Pénètre la pure angoisse,
La chair, apprend à parler
Après les coups,
La chair, pâle et enfantine
Mordille ses premiers mets

Et déjà la chair,
Pourtant fébrile et affamée,
On a envie de l'embrasser

Comme de s'ouvrir le ventre
Pour que l'air passe mieux.

Une vague rouge caresse
Des mers aux continents
Les coeurs des humains,
Les circuits des robots,
Soudain folie,
Rafales dans ces chairs grises,
Fêtes qui se terminent
Lentement en noirs charniers,
Ballons de galas
Ecrasés sur la nuit,
Chevaux aux tripes traînantes,
Bellissimes trop belles pour être approchées
Saccagées comme des livres.

Maintenance :
De la crasse, de la rouille, de la charogne
Partout,
On s'éteint par habitude,
On perd prise dans la lave,
Générateur percé à l'aile,
On mange avarié,
On rêve mort.

QUELLE BLONDE ZIGURAT !

mercredi 24 décembre 2008

Le Sifflement

C'était juste après les fêtes, un bourdonnement imperceptible. Il fallait prendre des bonnes et longues douches et soulever son ventre, une légère pointe dans le tympan. Comme un petit peu d'eau niché dans le canal auditif, rien de grave, pencher la tête cinq secondes et réentendre le monde tout à coup, ouvert et vrai et non plus étouffé. Chanter, the Shadow of your smile, entière, rien à dire. Walking with the deads into a night of silence.

pardonnez-moi. j'écris d'un monde qui n'existe pas. un monde qui, à cause de cette légère anomalie a perdu toute la somme de cohérences acquises pendant deux millénaires. d'ailleurs, moi-même je n'existe pas, un humain doté de telles nuances dans l'élocution est impossible maintenant. disons que je suis une idée, un espoir, un drapeau. je suis tout ce que ces gens dans cette affliction auraient aimé laisser aux générations futures. je suis le langage, la forme, le fond. je suis ce qui ne sera plus.

Avant qu'Il ne se déclare, j'avais toujours vécu la peur au ventre. A dire vrai, je vivais de rêves en rêves, je vivotais entre eux. Chaque jour je me mettais dans les bras d'une femme différente ou à la tête d'une nouvelle affaire florissante. Je me plaisais à revêtir toutes ces casquettes dans le secret de mes contemporains. Il ne devait rien savoir de moi. Les passantes devaient toujours penser que je n'étais qu'un être faible et dégoûtant pour que je puisse les deshabiller tranquillement. Si elles devinaient seulement les paradis que j'inventais pour elles, elles s'affoleraient c'est sûr. Je devais rester celui que je croyais devenir ou tout tomberait par terre. A ce moment là, je ne me rendais pas compte de mes faiblesses.

Si l'on devait résumer les choses basiquement et de manière ordonnée, n'importe laquelle de mes connaissances me décrirait ainsi : un jeune homme pas très bavard, au teint pâle et à l'air effacé. Son travail ? Je crois qu'il fait la nuit, je ne sais plus où, dans une usine peut-être dans un hôtel. Des petites amies ? Je ne sais pas, quand je le croise il est seul, il me dit souvent qu'il est sur des pistes mais on en sait jamais plus. Mon avis général sur lui ? Je l'aime bien mais il ne fera que passer, je n'ai pas l'impression de pouvoir lui dire grand chose ou qu'il pourra m'apporter quoi que ce soit.

J'étais en effet, un être parfaitement aimable. J'étais également une chimie des plus creuses. Je n'avais pas appris à parler. Mes parents dans toutes les époques que mon cerveau façonne maladroitement n'avaient jamais cessé d'être des amas de chairs beuglantes dénués de sens. Il est commun également qu'une seule image et qu'un seul souvenir nous vienne en tête quand on vient à nous questionner sur l'enfance. Certains se rappellent de leur balançoire, d'autres du sein de maman, d'autres encore de la pâte à sel ou des ruades entre frères. Moi, je n'avais aucun souvenir de rien. J'étais une carcasse émotionnelle formidablement vide qui comme dit précedemment se contentait de morceaux de désir dérobés on ne sait où. J'étais un mal de l'époque, une absence de volonté. Lorsque l'on me disait de me tenir correctement à l'école, je ne rechignais pas mais je ne percevais pas absolument pas la finalité de tout ceci. Quand mes examens furent acquis, ma position n'avait pas bougé d'un iota. Ce n'est pas tellement que j'hésitais mais il était alors strictement inadmissible d'agir autrement. L'action n'était pas pour moi. C'est avec l'âge et les premières sorties que la peur a commencé à grossir.

je signale que. bien que cette introduction soit un tantinet verbeuse. elle est nécessaire à la bonne compréhension de mon histoire et donc de l'histoire de l'homme tel qu'il n'existera plus. voilà pourquoi rien ne vous sera épargné.

Elle était là dans ces sous-sol où l'on dansait des grands bonheurs. Elle était là quand il fallait faire le premier pas et quand je ressentais non plus une absence de volonté mais le regret de celle-ci. Je regrettais de ne pas pouvoir chuchoter aux oreilles des jeunes filles car je me disais que ça devait être agréable. Le monde tournait autour de ces chuchotements et j'étais assis dans mon silence. Quelquefois, une audacieuse, une malade, une miraculeuse osait me tirait le bras pour le coudre autour d'elle. Là, j'évoluais dans un temps et un espace où terreurs et paniques rythmaient toute la scène. C'était l'arrivée de réalité dans le giron du rêve et comme toute fin de conte ça tenait de l'effrayant. Pourtant à cet âge-là et c'est dommage pour moi, les filles n'étaient pas encore toutes des sottes, esclaves à leur tour d'un tout autre système. Mais là n'est pas la manoeuvre donc revenons à moi, les mains crispées, et, suintant sur le ciel des robes. Car il faut le comprendre et ceci rapidement car la fin viendra vite mais ces petites filles aux doux airs piétinaient en valsant mes fameux châteaux de sable.

Des châteaux pourtant célèbres dans les quatre coins du monde, farcis de douves et de donjons aux solides charpentes, avec ses chapelles vives, ses guérites solides. Alors comment rien qu'un pied de fillette pour écraser ces constructions fortes de plusieurs millénaires ? C'est facile, à l'heure des bals, le pied de fillette et le château de sable appartenaient à la même famille, celle du néant. Cependant l'univers est complexe et avant d'être au parfum, il me fallait comprendre également que même le néant avait plusieurs étages. Cela n'est pas très clair je sais mais cela ne l'était pas pour moi. Il faut saisir aussi que cela ne fait pas longtemps que je sais si je travaille effectivement dans une usine ou bien dans un hôtel.

/ /

We are puppets. Nous sommes des marionnettes. Certains disent du destin, d'autres disent du désir. Je dirais plutôt que nous sommes des marionnettes. Nous ne pouvons qu'avancer dans le noir. Nous n'avons pas grand chose à dire et parfois quand c'est fait, il n'y a personne pour nous écouter. Nous sommes des êtres de chairs, de sang, d'os, nous sommes faits pour nous reproduire. Pour engendrer convenablement et perpétuer la folie. Vivre est une folie, un mal de crâne épouvantable. Et puis il y a ces petits moments qui font que l'on supporte. Ces fois où, porté par la lumière du jour, on a envie de tout embrasser. Ces fois où, une tête se penche sur vous, une main est passée dans vos cheveux, des lèvres se mettent à traîner là où vous avez toujours cru que c'était infect. Ces fois là où un ami vous fait comprendre quelque chose de beau. Il n'y a rien de plus enrichissant et de plus fragile à la fois que de comprendre quelque chose de beau. Nous sommes des marionnettes, nous vivons le nez tendu vers le soleil en espérant qu'il fonde ou quelque chose s'en rapprochant. Nous n'irons jamais parler à la coiffeuse comme dans les films car c'est sûr, elle nous balancerait à la justice. Cet homme m'a parlé, il ne fait jamais ça d'habitude, parler à un inconnu, c'est au-dessus de ses forces. Quel acte monstrueux ! Il est sorti de son rôle. Vous a-t-il blessé ? Non, il m'a violé correctement. Cet homme. Vous êtes buveur ? Joueur ? Menteur ? Vous faites parti d'une secte ou d'une organisation parasataniste ? Avez-vous fait vos rappels ? Quelle question ! Je lui ai adressé la parole, j'avoue tout. J'avais les yeux qui partaient dans tous les sens, le front en sueur, les mains ramollis, le corps et l'âme tous entiers déchirés. Il fallait que je lui parle pour...vous voyez...nous sommes des êtres vivants...c'est dans nos qualifications de naissance...Pourquoi ne pas avoir attendu votre petite en tailleur gris comme tout le monde ? Pourquoi ne pas avoir guetté la vilaine secrétaire qui vous traiterait comme un rien ? Pourquoi ne pas avoir patienté le temps que les formes de votre demi-cousine s'apprennent ? Pourquoi pas monsieur ? Vous devez être un sacré pervers pour parlez avec une telle angoisse à une coiffeuse. Les coiffeuses sortent généralement avec des ouvriers incapables. Les hommes d'esprit tel que vous doivent eux s'en remettre à la paume et au sifflet comme on dit. Les hommes d'esprit tel que vous tombent sur des filles de bonne famille et se doivent de trouver un travail pour subvenir aux besoins conséquents de ces dernières. Les hommes d'esprit tel que vous monsieur, se doivent de mettre un tout petit peu l'esprit de côté s'ils ne veulent pas finir creux et catatoniques. Je me suis mis à penser que cette coiffeuse pouvait être quelqu'un de tout à fait charmant au-delà de sa fonction clairement débilisante. Je me suis mis à penser que derrière les franges parfaites et les bigoudis installés, une femme en émotion, sommeillait tendrement. Monsieur, une coiffeuse est une coiffeuse, elle coiffe, elle met en ordre les révolutions capillaires du quidam et ensuite elle s'en rentre chez elle, avec ou sans ouvrier. Elle n'en aurait rien à faire de vos histoires et de vos breloques déroulées à la plume et à l'encre. Les coiffeuses ne sont pas là pour vivre d'amour, de mots et d'eau fraîche. Les coiffeuses marchent à l'eau tiède. Je ne sais pas quoi faire de vous monsieur maintenant, vous êtes en tort mais je ne peux pas vous frapper sur la nuque, vous risqueriez de bâtir une grosse oeuvre sur cette maltraitance et de vous en féliciter par la suite, me faisant passer pour ridicule. Je ne suis pourtant pas ridicule, je dois seulement vous faire admettre qu'enfreindre le silence est un crime punissable. Des gens ont souffert plus que vous pour que ce silence existe. Des gens qu'on a mis en cage, qu'on a réduit à l'état de larves, pire même que les larves, pour que ce silence existe et soit respecté. Des gens ont eu la gorge tranchée pour ce silence, des femmes furent gazées à la chaîne pour ce silence. Des enfants, là pas si loin, à quelques kilomètres, en file indienne, fusillés, le chef de file, une balle dans le front, celui qui est tout à la fin voit tout le monde tomber. Tout ce monde pour ce silence et vous, sans considération aucune, vous vous permettez un romantisme avec cette coiffeuse au demeurant très peu jolie. Merci monsieur l'agent, vous savez, je me contente de faire mon travail, d'ailleurs sur vous, je verrais bien je sais pas moi, une houpette. Nous verrons cela plus tard, je dois d'abord m'occuper du monsieur. J'accepte, j'accepte, je deviens ouvrier. Vous ne pouvez pas monsieur, votre qualité est celle d'un homme de lettres, vous hantez les salons, vous mangez de la viande froide, vous rêvez plus que tout. Vous trempez votre doigt dans la misère et vous le ressortez et vous écrivez avec les larmes aux yeux, des larmes lumineuses. Vous faites la figure du siècle et nous derrière nous corrigeons selon nos méthodes. Ce qui fait que vous laissez derrière vous une impression douce et nostalgique d'une époque morte, proprement annihilée et que vous ne faites que réchauffer timidement le coeur de quelques aventuriers de la langue. Ils ne feront rien comme vous n'avez rien fait. Vous allez écrire des livres monsieur et des très intelligent mais vous ne ferez rien. Nous marcherons, nous construirons une Terre vue de l'espace encore plus juste qu'elle n'est aujourd'hui. La coiffeuse croisera son ouvrier et leurs machoîres s'uniront et sans même que l'acte ait ou non consistance, ils auront fait l'amour. Vous détaillerez les matins et nous les ferons jaillir. Vous périrez avec le sourire désastreux du savant et nous, nous continuerons. Destin, désir, non, juste un temps s'étirant jusqu'à sa limite. Disparition. Que l'on soit le premier ou le dernier dans la file, nous finirons le corps moite, gueulant et cherchant dans les draps.

lundi 22 décembre 2008

Je dois être cette autre chose

Rêve :

Je tiens un de mes manuscrits chiffonés
Qu'Olivier semble avoir lu
Il me dit : Ce n'est pas un roman, ça ne peut pas être ça
Il me chuchote l'abandon.

Je lui réponds et tout répond à cet abandon :

C'est la Mort.

///////////////

Je souffre de trop de vies que je ne vivrais jamais
De trop de cadavres dans tout le corps.

lundi 15 décembre 2008

Lune, mère blanche

The Dead Clock

Simulate the time

Papoteries pour l'hiver

...IL FAUT AVOIR VU BLOW OUT



l'écriture viendra sans se presser...

Pièce de vers pour une veuve nommée Marta
...
Leene...
La cloche de Leene...
Je repense à toi...
Ces mots que tu me disais
Tu ne peux pas leur dire...
Ce ne sont pas les mêmes, ils sont faits de froideur,
D'un mensonge...

Lune, mère blanche :

J'avais fait de la pluie ma compagne légère,
J'avais fait du vent mon frère des routes,
J'avais fait des couchers mes soeurs adorables,
J'avais forgé de même mon glaive dans la givre,

J'avais fait de la science mon ennemie millénaire,
Je vivais dans les coeurs clairs des arbres,
Je trempais mes lèvres dans l'aube du matin,
Je réchauffais mon corps sous le manteau astral,

Je dormais souvent en écoutant les bêtes
Me servir des chants incohérents et beaux,
Je chassais à la lumière,
Et la lune, grosse, ventre du ciel,

Me poussait au travers des ronces nocturnes,
Sans cesse, je la regardais, sans cesse une chaleur
Me rassurait l'esprit,
Elle faisait de mon front le théâtre de tous les rêves,

Elle faisait de ma nuque un sol brillant,
Une arche fertile,
Elle faisait de mes yeux des merveilles d'inertie,
Elle faisait de mon torse, sec et serré à ses creux,
Un tapis herbeux d'où les roses jaillissent...

Elle faisait de mes journées des randonnées grandioses,
Je le savais
A sa façon de s'éteindre sur les villes de l'Est,
A sa façon de céder sa place à la tâche de flamme,

JE NE CONNAISSAIS RIEN DU TEMPS QUI PASSE
Ni des filles aux jupes taillées dans le délice,
Ni des lignes nostalgiques dans la tendre Paris,
Ni des vampires d'acier qui vous chicotent la glotte,
Ni des allées et venues sur ces artères lasses,
Ni des lanternes dont le jus noircisse le lys,
Ni des guerres où dentelles et parfums périssent sous le bruit,
Ni des lacs fait d'un sang épais comme de la soie / Note :

Je n'aurais pas dû ouvrir le premier livre
J'aurais dû continuer sur mes sentiers d'oeillets
A contempler ce qu'ils appellent vivre
En tirant sur tous les bouts de mon éternité.

samedi 13 décembre 2008

Rêve Nombre à venir

J'entre dans la salle de classe, une salle bon dieu ensoleillée, je me demande si je vais rester, je regarde la professeur, elle a pas le visage commun, je la trouve belle en quelque sorte, je reste, je suis Déborah dans le fond de la classe (j'espère qu'elle va s'asseoir à mes côtés, Debbie elle est jolie), je fais une mauvaise blague en demandant si la prof est morte (cela fait longtemps que j'ai pas été en cours d'anglais avec cette femme au nom macédonien), elle l'est effectivement

L'AMBIANCE SE RAFRAICHIT

je me retrouve dehors, non loin du préau, les noirs se moquent de moi, je retrouve mon père en voiture par la nuit parisienne, il m'engueule sur la fragilité de mes résultats scolaires, Olivier traîne et je veux à tout prix que Thomaas porte un long manteau sablé.

...
Le Sifflement est une nouvelle de science-fiction.
En 2011, les monde entier est touché par un mal imprévisible : un sifflement continu et barbare se fait à leurs oreilles sans que rien ne puisse y changer, savoir comment le monde réagirait en tel cas, voici l'histoire, son fond, l'OBSESSION, la maladie et les moyens de toutes sortes pour s'en défaire et à aspirer à une idée VAGUE-DIVAGUE du Happiness !

jeudi 11 décembre 2008

The Map : Le sifflement

THE MAP
EST DANS l'ordre des choses
à venir,
une cruciale folie

- LE PROBLEME DE TOUTE SOCIETE C'est qu'elles sont toujours
Reposé sur des incertidudes
...des individus
Voilà POURQUOI
Toujours l'anarchie est-elle de mise !
MAIS BON

...JE SUIS le pantin d'une maladie
Appelle-ça comme tu veux
DISONS QUE ça me COLLE AU SOL
Comme une rafale DOUZE MEME

...
The Map
Et le Sifflement (nouvelle de science-fiction)(LODZ ? Trouver l'appartement ? Faire l'amour ? Débrouiller cet amitié ? EMPLIR LES PIECES ?)
Ne plus être une puanteur (prier)
Faire l'amour
Et puis Le Spectateur
Petite pièce de théâtre
Pour les derniers qui suivent.

Merde.

dimanche 7 décembre 2008

The Map

Il exagère !
Cette fois SANG Nez trop !
Toujours il s'abandonne à l'UK title !
Il doit aimer sa mère d'une folie nulle pour fonctionner ainsi !
...
Bien,
Ces derniers jours commencent par :

J'aurais pu comme tant d'autres
Faire sauter le diable sur mes nuques.

Et comme je suis à l'intérieur d'un traumatisme, je ne livrerais pas plus de détails.

Bonjour,
Je suis Keanu Reeves et vous êtes sur le blog "La Page des Rêves"
Bienvenue et vive la France.

Y'a un truc qui cloche chez Keanu Reeves
Il est beau mais
Il doit sûrement être malade ce Keanu Reeves,
Déprimé,
Et puis foutu, je sais pas, je le vois bien seul et ventru au bord d'une piscine à jongler avec les antidépresseurs (j'ai lu ça dans un canard aux feuilles de glace),
En tout cas, il est évident qu'il sait qu'il joue dans un mauvais film,
Il y a qu'à voir la feuille de thé qui le réalise (un inconnu snobinant)
Pour savoir que c'est de la peloche numérique gâchée.

Comme je me dois de respecter un minimum le principe d'existence
De CE TOMBEAU A LA LANGUE FROIDE
Je m'en vais raconter un Rêve :

Je suis dans une voiture,
Je sais que je ne dois pas traîner dans ce coin
(je me dis : je ne dois pas traîner dans ce coin sous peine de mort)
Je me fais tirer dessus
Et avec toute une famille (petite famille juive à robe marine)
Qui passe par les vitres
Je me retrouve seul avec mon tee-shirt blanc James Dean tâché de sang,
Et je leur parle (foutus mexicains sans doute)
Mais je ne me souviens pas de mes mots.

J'ai fait un rêve aussi hier soir mais dans la marche des mots
Et des évasions, il s'est fait la malle (salaud de rêve)

...
Qu'elles soient douces ou non, elles portent toutes de longs manteaux de lait

/
J'ai une lettre à écrire
Pour célébrer la non logique
Je dois me faire connaisseur de l'oeuvre de Dino Risi
Et de Léon Bloy
Et de Joë Bousquet
Et lire Chateaubriand dans la lumière christmasique
/

Celui là il jouissait d'une puanteur, quelque chose d'émouvant...
Il y avait tellement de nègres dans le wagon que ma rance odeur de mort
Pouvait bien passer pour la rose princière !
...
LE STYLE C'EST UNE MUSIQUE
ET COMME ELLE
IL DOIT DE TRANSPORTER
DE NE PLUS LACHER QU'AU DERNIER MOT
ET QU'ON SE DISE APRES
QU'AI-JE FAIT ? JE VIENS DE LIRE UN LIVRE
JE ME SOUVIENS
JE REVIENS EN ARRIERE
LA SENSATION M'EST FAMILIERE
ELLE ME GLACE LES OS
JE NE POURRAIS LA TROUVER AILLEURS
LE STYLE C'EST UNE MUSIQUE

je n'ai pas de style,
je ne suis pas musicien,
pour le moment j'interprète...

*************************
au revoir.
'les femmes,
ô pour vous je suis le bas camélia
étranger au parfum'

jeudi 4 décembre 2008

Island of memory

DOUZE HEURES DE SOMMEIL DANS LES TRIPES
AND
UN TITRE EN ANGLAIS
AS EVER
MAIS UN REVE SANS MOT
SANS SIGNIFICATION
A PART
LE MOUVEMENT DES CORPS
ET LES PORTES
DES MILLIARDS DE PETITES CELLULES
ET LES PORTES
ET UNE IMPRESSION DE SABLE
PLUTOT MEME
DE MARRON
ET LES PORTES
LES PORTES
UNE ACTIVITE BIEN SPECIFIQUE
DERRIERE CHACUNE D'ENTRE ELLES
DANS CES PIECES
J'AI VECU TOUTES LES ACTIONS "INIMAGINABLES" DE LA VIE
A GASP
JE SUIS
OR
I HAVE TO MAKE MY WAY QUICKLY
SO QUICKLY
SO QUICKLY
QUE JE LE FAIS DE PLUS EN PLUS LENTEMENT
LIKE AN INJURED PERSON
LIKE MYSELF
AND NO ONE CAN SAY THAT
JE NE SUIS PAS INNOCENT
JE DOIS FAIRE DISPARAITRE LES PORTES
TOUTES CES MANIERES DE DEVINER
TOUS LES TREMPLINS AU REVE
I HAVE TO BE THE ROOM


. . .
. . . . . .
. . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . .
?
!
I
L
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A
I
M
E
L'ERREUR %


Les poètes de 7 ans, Lettre à Paul Demeny



1 Et la Mère, fermant le livre du devoir,S'en allait satisfaite et très fière, sans voir, Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,L'âme de son enfant livrée aux répugnances.
5 Tout le jour il suait d'obéissance ; trèsIntelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies. Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies, En passant il tirait la langue, les deux poings10 À l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points. Une porte s'ouvrait sur le soir : à la lampe,On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe, Sous un golfe de jour pendant du toit. L'été Surtout, vaincu, stupide, il était entêté 15 À se renfermer dans la fraîcheur des latrines : Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.
Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinetDerrière la maison, en hiver, s'illunait, Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne 20 Et pour des visions écrasant son œil darne,Il écoutait grouiller les galeux espaliers. Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiersQui, chétifs, fronts nus, œil déteignant sur la joue, Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue25 Sous des habits puant la foire et tout vieillots, Conversaient avec la douceur des idiots ! Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes, Sa mère s'effrayait ; les tendresses, profondes, De l'enfant se jetaient sur cet étonnement. 30 C'était bon. Elle avait le bleu regard, — qui ment !
À sept ans, il faisait des romans, sur la vie Du grand désert, où luit la Liberté ravie, Forêts, soleils, rives, savanes ! — Il s'aidait De journaux illustrés où, rouge, il regardait 35 Des Espagnoles rire et des Italiennes. Quand venait, l'œil brun, folle, en robes d'indiennes,— Huit ans, — la fille des ouvriers d'à côté,La petite brutale, et qu'elle avait sauté, Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses, 40 Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses, Car elle ne portait jamais de pantalons ; — Et, par elle meurtri des poings et des talons, Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.
Il craignait les blafards dimanches de décembre, 45 Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou, Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ; Des rêves l'oppressaient chaque nuit dans l'alcôve.Il n'aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu'au soir fauve, Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg 50 Où les crieurs, en trois roulements de tambour, Font autour des édits rire et gronder les foules.— Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles Lumineuses, parfums sains, pubescences d'or, Font leur remuement calme et prennent leur essor !
55 Et comme il savourait surtout les sombres choses, Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes, Haute et bleue, âcrement prise d'humidité,Il lisait son roman sans cesse médité, Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées, 60 De fleurs de chair aux bois sidérals déployées, Vertige, écroulements, déroutes et pitié !— Tandis que se faisait la rumeur du quartier, En bas, — seul, et couché sur des pièces de toile64 Écrue, et pressentant violemment la voile !26 mai 1871
*
Né le 8 février 1844 à Douai, Belge naturalisé Français, il avait vécu une enfance austère. Il avait été reçu au baccalauréat de philosophie en août 1863, puis avait décidé d'abandonner ses études et de vivre de sa plume. En 1867 il commence à composer un recueil nommé Les Glaneuses, qu'il publia, en autoédition, en 1870 à la Librairie artistique, dont il était copropriétaire. Ceci, bien que Rimbaud méprisât sa poésie, lui donna aux yeux du jeune poète ardennais à la recherche de publication, l'aura du poète édité et éditeur. Quel est d'ailleurs la réalité de ce mépris, et ne pourrait-on aller jusqu'à dire qu'il sert aussi au jeune poète à couvrir ses emprunts, même postérieurs : en effet ne voit-on pas les strophes d'un poème de ce recueil, « Anomalies » (p. 10, 11 et 12) commencer toutes par une anaphore en « J'ai vu » ; et un vers même peut évoquer « le Bateau ivre », en même temps d'ailleurs que d'autres poèmes de Rimbaud : « J'ai vu le flots porter ses baves amoureuses » ?
C'est à lui que Rimbaud adressera, non sans ironie peut-être, la «
seconde lettre du Voyant ». Il n'obtint apparemment aucune réponse à ce manifeste poétique.
Néanmoins Paul Demeny publia chez Alphonse Lemerre en 1873 un recueil qu'il nomma Les Visions, dont le premier poème est intitulé « Les Voyants », un autre « Vision d'Ophélie » et un troisième est dédié à Verlaine (cf. Pierre Petitfils, Rimbaud, Juillard, 1982, p. 407).
Son frère Georges, né à Douai en 1850, peut être considéré comme un des inventeurs du cinéma. Il fut le collaborateur de Marey et inventa le chronophotographe.
Je me demande d'où vient cette île de mémoire.

lundi 1 décembre 2008

Infesté ou l'Anti-rêve premier

J'avais fait fort ce soir-là, rêver et succomber,
Tourné le dos aux jours de magies et d'espoirs,
et dire :
Ici-bas git mon corps d'où sortent les vers noirs,
Dans mes yeux vérolés, le temps vient de tomber.

AVEC LUI LES AIGUILLES, LES BELLES HEURES NUES !