mercredi 30 juillet 2008
Rêve 08
C'est un rêve confondant. Il y s'agit d'un train, pris dans la neige et la nuit. D'un homme, mon ami, peut-être moi qui annonce qu'il a un cancer et qui prend ce train et des gens qui l'aiment qui doivent attendre un autre train pour le rejoindre. Il y a aussi un homme sur une chaise en fer entre deux voies, qui laissent passer les train tout près de lui en se contorsionnant. Il y a le deuil d'un père pour mon ami ou peut-être moi dans ce train qui chante : "J'ai dix ans" d'Alain Souchon. Cela se termine dans un stade, toujours dans la nuit, il y a des coups de feu, un jeune homme tire, puis est blessé, il y a des mouchoirs, du sang, du faux sang, sauce tomate épaisse dessus, il veut un dernier tirage couleur avant de mourir et j'ai l'air de le détester mais je lui accorde parce que cela reste un homme. Enfin la tempête de neige reprend, les trains passent, j'ai une longue écharpe bleu foncé qui vrillent dans le vent. C'est la nuit et je me réveille.
mercredi 23 juillet 2008
Rêve 07
C'est un horrible et sédicieux. Il commence par l'apparition du père (Gene Hackman) dans la famille Tennenbaum dans la même ville que dans "Substance Mort" que je lis en ce moment. Celui-ci dit qu'il est malade, et je le comprends, et nous buvons du café. Ensuite, je me retrouve dans ma cuisine, et ma famille tout autour de la table me demande de tuer un mec, un cousin qui semble attardé. Il est marrant de voir que par habitude j'appelle cousin tous ceux qui ont un scarabée dans la cafetière. Alors je le fais, avec un couteau à beurre, je lui fais des trous partout, atrocement. Pas de cris, peu de sang. Il meurt, fin.
...
Je crois que j'ai besoin de solitude. Je n'aime pas réellement les gens. Ce n'est pas qu'ils m'ennuient mais jamais hormis dans ta propre aventure, je n'ai jamais ressenti le moindre sentiment de tranquillité. J'exclus en cela les femmes et tout le bagage amoureux que je peux y inclure. J'aime marcher. Guetter les heures fauves et écrire des poèmes. J'aime prendre des trains en étant malade de ma propre pensée. J'aime imaginer comment sera le monde affecté par ma voix, comment les journalistes se comporteront pour m'accueillir, comment un tel ne baissera pas les yeux, comment un autre osera, etc...J'aime imaginé cette foutue petite célébrité qui tuerait tout ce que je ne pourrais jamais être. Il ne faut pas mettre au pas ma misère, mon échec. C'est en cette perte que se situe mes dents, ma gorge, mon larynx. C'est dans cette chambre à la fenêtre ouverte et au rideau fermé, dans ces bouts d'ongles disposées sur cette moquette mille fois sali par l'eau, le lait, la jouissance...c'est dans ces toiles d'araignées que j'aspire une fois par mois en pensant être un gladiateur romain ou quelque chose dans le genre, c'est dans chaque fois que je balance un verre par terre, chaque fois que je suis lâche, chaque fois où je n'arrive pas à avoir une conversation normale, où je me sens planer sans rien prendre. Les gens n'aiment pas. Ils restent assis sagement devant l'écran, ils ficellent un paquet de salives et de suçons. Ils ne sentent pas l'herbe les cueillir, leurs coeurs battre comme une armées de bombe H. Les gens n'aiment pas, ils vont au travail, s'engueulent, se consolent, pratiquent la levrette ou se disent des mots tendres. Ils vont au cinéma et si l'actrice sortait de la toile pour s'offrir au mari, le mari hésiterait, c'est cette hésitation qui m'indigne. J'ai vu des gens s'ouvrir les veines pour des reines impossibles. Ils étaient avec elles, nous étions avec elles, leurs seins nous permettaient de ressentir quelque chose en écoutant des chansons tristes. Elles sont parties et la vielle est venue, avec elle, plus aucun moyen d'intimité, c'est la foire, faut trouver le bon soir, la bonne fille qui t'emmenera danser jusqu'au fond, et faut boire et faut boire, pour l'exemple. Se gâcher, gaspiller son temps dans des délibérations carrées sur l'avènement incoercible de l'idiotie humaine généralisée. S'exclure, sans argents, sans coeurs brisées.
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Je crois que j'ai besoin de solitude. Je n'aime pas réellement les gens. Ce n'est pas qu'ils m'ennuient mais jamais hormis dans ta propre aventure, je n'ai jamais ressenti le moindre sentiment de tranquillité. J'exclus en cela les femmes et tout le bagage amoureux que je peux y inclure. J'aime marcher. Guetter les heures fauves et écrire des poèmes. J'aime prendre des trains en étant malade de ma propre pensée. J'aime imaginer comment sera le monde affecté par ma voix, comment les journalistes se comporteront pour m'accueillir, comment un tel ne baissera pas les yeux, comment un autre osera, etc...J'aime imaginé cette foutue petite célébrité qui tuerait tout ce que je ne pourrais jamais être. Il ne faut pas mettre au pas ma misère, mon échec. C'est en cette perte que se situe mes dents, ma gorge, mon larynx. C'est dans cette chambre à la fenêtre ouverte et au rideau fermé, dans ces bouts d'ongles disposées sur cette moquette mille fois sali par l'eau, le lait, la jouissance...c'est dans ces toiles d'araignées que j'aspire une fois par mois en pensant être un gladiateur romain ou quelque chose dans le genre, c'est dans chaque fois que je balance un verre par terre, chaque fois que je suis lâche, chaque fois où je n'arrive pas à avoir une conversation normale, où je me sens planer sans rien prendre. Les gens n'aiment pas. Ils restent assis sagement devant l'écran, ils ficellent un paquet de salives et de suçons. Ils ne sentent pas l'herbe les cueillir, leurs coeurs battre comme une armées de bombe H. Les gens n'aiment pas, ils vont au travail, s'engueulent, se consolent, pratiquent la levrette ou se disent des mots tendres. Ils vont au cinéma et si l'actrice sortait de la toile pour s'offrir au mari, le mari hésiterait, c'est cette hésitation qui m'indigne. J'ai vu des gens s'ouvrir les veines pour des reines impossibles. Ils étaient avec elles, nous étions avec elles, leurs seins nous permettaient de ressentir quelque chose en écoutant des chansons tristes. Elles sont parties et la vielle est venue, avec elle, plus aucun moyen d'intimité, c'est la foire, faut trouver le bon soir, la bonne fille qui t'emmenera danser jusqu'au fond, et faut boire et faut boire, pour l'exemple. Se gâcher, gaspiller son temps dans des délibérations carrées sur l'avènement incoercible de l'idiotie humaine généralisée. S'exclure, sans argents, sans coeurs brisées.
lundi 21 juillet 2008
Rêve 06
- C'est un bout de rêve violé à la réalité. Dans la journée avec amis, il fut évoqué la possibilité d'appeler ou d'envoyer un message par erreur à une personne chère mais non destinataire.
- Alors j'ai sonné. Je l'ai sonné elle. Et elle m'a répondu ce qu'elle me répondrait si cette folie me prenait.
- Ce n'était qu'un petit cauchemar, je suis sauf et rien n'a changé.
Rêve 05
C'est un rêve violent. Je suis dans mon salon, il y fait noir, je suis sur mon canapé et devant moi se tient mon frère, le grand, le rasé, l'olympien. Il me titille sur mes résultats désastreux et la fac et je lui répond comme une bête, méchamment, comme lorsqu'une colère nous dépasse. Il ne bronche pas mais me menace, et nous arrêtons au moment où mes yeux considèrent le jour.
vendredi 18 juillet 2008
Rêve 04
C'est un rêve bigre et confus. J'ai l'impression qu'il n'a qu'une fin, pas de début propre, à part peut-être une sensation de neige et d'arrêt de bus. Toujours est-il que cette fin est drôle. Je suis dans une maison qui transpire la cocaïne tant chaque recoin semble en être incrusté, il y en a sur les tables, sur le sol, partout. Curieux d'y goûter, je me mets à la flairer sans en prendre, un moment tout de même, je me décide à y aller, et on me la chipe des mains, alors j'en trouve autre part, et on me la chipe, et on me la chipe et on me la chipe...Tantale cocaïnomane. Sur la fin une ambiance de thé, un gosse noir tourne autour de la table et j'essaie de la trouver pour mettre la main sur la précieuse substance, ce qui doit arriver arriva, comme souvent dans ce genre de chamailleries, l'objet de conquête explose, le sachet commence à s'égrainer dangeureusement, coke perdue dans l'abime du monde ! Je me dépêche de laisser le reste couler dans une théière, heureux et peunaud et toujours sans blanche aux narines...le maître de maison semble parler à son fils et dit : "Tu sais ce que ça veut dire"
Ma mère intervient alors pour me dire que vu l'heure elle va devoir retourner à une banque ou quelque chose comme ça...et la sensation de neige revient.
Ma mère intervient alors pour me dire que vu l'heure elle va devoir retourner à une banque ou quelque chose comme ça...et la sensation de neige revient.
mercredi 16 juillet 2008
Rêve 03
C'est un rêve long. Il commence par le sexe et finit par le meurtre avant un dernier mouvement. Le sexe tout d'abord, trois femmes apparemment, la brune m'excite le plus, elles n'ont pas de visage, très peu de corps. De quoi m'éblouir. Le meurtre ensuite, je suis enfant, un gamin de l'école (sans doute mon collège) me fait une crasse et méticuleusement le lendemain je crois que je le tue. Ma mère est au courant et décide de m'envoyer là-bas dans les champs (je vois la grosse vitre de la voiture), elle pleure. On me retrouve quelques années plus tard au coeur d'une maison, avec des amis, sauf que mes amis me vont se faire trucider des plus horribles façons qu'ils soient (je me souviens juste d'un homme tout long habillé en noir qui en s'allongeant sur mon ami (qui ressemblait à Will Ferell) semblait vouloir le violer). A la fin, une des tueuses nous laisse, (je suis dans la peau de Will Ferell et le mec en noir a l'air d'avoir fait de moi sa chose) deux amies et moi, et comme je le sais vu que j'ai fait un flashback, ces filles ont réussi à voler de la corde de piano à leur tortionnaire. La scène finale donc, l'homme en noir me laisse pour s'amuser avec les filles, les filles profitent du moindre moment d'innatention et l'attaque par derrière en sciant à l'aide de la corde tout son visage en le prenant par le dessous du nez, on voit son crâne s'ouvrir au fur et à mesure qu'il hurle ou qu'il rit, elle le termine, il ne saigne pas bizarrement et on m'envoit son corps et on me demande de le cacher sous les couettes (j'étais sur un lit et les filles sur un autre).
Je me retrouve à Paris, un Paris froid, un Paris que l'amour rafraîchit au printemps. Devant moi des murets blancs tout du long et de longues files de voitures, presque arrêtées mais qui ne s'excitent pas. On lance un générique, très floral, très champ encore une fois avec Christophe Lambert en premier rôle, je peste : "Putain encore un film avec Christophe Lambert" et je traverse tout en pensant qu'ils doivent être en plein tournage, je vois sur ma droite un acteur jouant un aveugle dans l'un des épisodes de H, j'arrive sous un tunnel, une jeune noire porte une mitraillette, je lui tire dans le dos et tout le monde se met à rire.
Je reviens en arrière, Mr Smadja, un prof du lycée me demande si j'ai des nouvelles d'Estelle A sauf que je connais une Estelle B mais pas une Estelle A, mais il continue, il continue et le rêve s'achève, près de l'Alma, je commence une belle chanson très Brassens sur le vert des cimetières mais je peine à m'en souvenir au bout de deux secondes et en me réveillant je me souviens de
Diana, tous les paysans pleurent,
Diana, au journal de vingt heures,
Diana, y'a même le sang du chauffeur,
Diana...
Et Dieu sait que ces paysans enfouient sous leurs larmes étaient magnifiques.
Je me retrouve à Paris, un Paris froid, un Paris que l'amour rafraîchit au printemps. Devant moi des murets blancs tout du long et de longues files de voitures, presque arrêtées mais qui ne s'excitent pas. On lance un générique, très floral, très champ encore une fois avec Christophe Lambert en premier rôle, je peste : "Putain encore un film avec Christophe Lambert" et je traverse tout en pensant qu'ils doivent être en plein tournage, je vois sur ma droite un acteur jouant un aveugle dans l'un des épisodes de H, j'arrive sous un tunnel, une jeune noire porte une mitraillette, je lui tire dans le dos et tout le monde se met à rire.
Je reviens en arrière, Mr Smadja, un prof du lycée me demande si j'ai des nouvelles d'Estelle A sauf que je connais une Estelle B mais pas une Estelle A, mais il continue, il continue et le rêve s'achève, près de l'Alma, je commence une belle chanson très Brassens sur le vert des cimetières mais je peine à m'en souvenir au bout de deux secondes et en me réveillant je me souviens de
Diana, tous les paysans pleurent,
Diana, au journal de vingt heures,
Diana, y'a même le sang du chauffeur,
Diana...
Et Dieu sait que ces paysans enfouient sous leurs larmes étaient magnifiques.
lundi 14 juillet 2008
Rêve 02
C'est un rêve superbe. Il commence par son baiser je crois et par un nouvel espoir dans le "fond de ma viande". Je dois la voir le lendemain et mon frère a l'air d'être là et ça me gêne et ça me terrifie, j'aimerais qu'on soit seul, elle m'a embrassé et pourtant je vais vers elle comme si je ne l'avais pas encore revu depuis depuis...Et il y a ces grandes buttes, peut-être vivantes dans un coin de mon village, peut-être parisiennes, toujours est-il que des hommes sautent de ces marches immenses de terre et d'herbes et qu'ils se receptionnent comme ils peuvent, toujours est-il que je saute aussi et que j'arrive en bas sans me faire trop de mal...Nous arrivons Boulevard Voltaire peut-être ou une de ces places faites de petits cafés aux larges terrasses, je marche en compagnie d'amis quand soudain certains hommes, peut-être des skins, se mettent à nous jetter des bouteilles à la terrasse d'en face, chaque bouteille est une peur, chaque bouteille vole au-dessus de mon crâne et explose non loin, après la dernière salve, je croise ma mère, le visage et les cheveux étonnamment clairs près d'un kiosque à journeaux. Elle me dit que je peux dormir chez Rosario si je le veux, je me dis que nous sommes le 14 Juillet et que mes parents ont très bien pu partir vers la capitale mais qu'elle me dise cela me surprend quand même...je pense au fait que je peux très bien dormir chez Olivier, que j'imagine tranquille dans son lit et dans une chambre plus vaste qu'en réalité...je veux une de ces solutions, Rosario ou Olivier, car je pense que je la verrai demain sur Paris...avant que je n'ai pu dire quoi que ce soit (d'ailleurs je parle très peu dans mes rêves, même si je fais parler d'une certaine manière toute la clique m'entourant), ma mère se propose de me ramener, me dit d'être sérieux et qu'il faut rentrer...
Je me retrouve chez moi à penser à ces phrases : "A 20ans on est comme un noir, fort, séduisant, robuste, animal" puis à une espèce de femme qui pouvait être une actrice porno inuite qui avait l'air d'avoir des dents comme "d'impeccables petits rochers"...
Le let it be des Beatles ainsi qu'un pont de bois où nous nous trouvons face à face (encore sans un visage précis) font ensuite leur apparition mais je pense qu'ils sont d'avantage conséquence de mon imagination à semi-éveillé que de mon inconscient naturel...
Je me retrouve chez moi à penser à ces phrases : "A 20ans on est comme un noir, fort, séduisant, robuste, animal" puis à une espèce de femme qui pouvait être une actrice porno inuite qui avait l'air d'avoir des dents comme "d'impeccables petits rochers"...
Le let it be des Beatles ainsi qu'un pont de bois où nous nous trouvons face à face (encore sans un visage précis) font ensuite leur apparition mais je pense qu'ils sont d'avantage conséquence de mon imagination à semi-éveillé que de mon inconscient naturel...
dimanche 13 juillet 2008
Rêve 01
J'ai eu une session de sommeil fracturée. Ayant mis mon réveil à 13h mais étant sûr de ne pas pouvoir me lever à cette heure, j'ai donc fait une première session de 6h à 13h et une autre de 13h à 16h. Je voulais à tout prix retenir des choses de la première car elle semblait très riche mais ma mémoire fut prise à défaut et je n'ai réussi à retenir que de cette phrase : " Je revoyais très clairement tous les moments passés avec elle, et ils n'étaient plus éparses ou en pointillés, mais doux et exacts ". Elle, du reste, n'était encore là qu'en impression, sans avoir d'identité visuelle propre, comme une toile, un arrière-plan. Pour ce qui est de la deuxième session, j'ai souvenir de mon cousin Michaël, un cousin que j'ai toujours trouvé beau, dont le visage changeait soudain par bribes pour prendre les traits de Sacha, que je trouve beau également, mon cousin Michaël jouait donc du ukulélé tandis que des images de bus scolaire jaune sautant de collines en collines pour attraper des espèces d'orbes bleu ciel animaient le reste. Différents personnages ont dû passer par la suite mais pour la plupart je ne me souviens ni de leur place ni de leur nom.
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