lundi 28 septembre 2009

La Pieuvre, Parabole 384

Adma - Tu serais pas un petit peu malade par hasard ?
* - Sûrement...mais tout ça c'est à cause de toi.
Adma - A cause ou grâce ?
* - ...
Adma - Tu préfères peut-être ta vie d'avant avec toute sa fadeur, avec toute sa vanité. Tu préfères peut-être ne rien faire et ne rien être plutôt que d'exister, même par l'extrême.

Il continuait à m'agacer mais quelque part, loin derrière sa bouche hideuse et ses paroles de je sais tout, il devait avoir raison.

Adma - Je ne suis pas là pour te dire quoi faire, non, je suis uniquement là pour te dire que l'existence ne doit pas être une chose fermée et protégée mais belle et bien une explosion. Tu sais, vivre ce n'est rien d'autre qu'un grandiose chamboulement atomique, qu'une facétie du hasard et pourtant, et pourtant, nous pouvons ressentir des choses très fortes alors autant en profiter.

* - Tu parles comme si tu étais humain comme si tu savais à quel point la vie pouvait être compliquée, tordue, impossible. Mais tu ne le sais pas, non, tu ne le sais pas, que chaque pas au dehors est comme une mort pour moi, que tous les mots qui sortent, que tous ces mots qui sortent, sortent comme des énigmes et non comme des solutions. Tu ne sais pas que rien est simple et que la vie est très habile quand il s'agit de balayer l'humain.

Adma - Rien n'est simple peut-être mais tout n'est pas si dur. Quand tu courais tout à l'heure, j'ai pu lire en toi un peu de simplicité. Tu dévorais l'instant et ça n'avait pas l'air d'être un effort impossible à produire ou à reproduire alors pourquoi ne cours-tu pas plus souvent ? Pourquoi manges-tu toujours avec la moitié de tes dents ? Qu'est-ce qui a bien pu te balayer ? En résumé, où est ton drame ?

Mes émotions luttaient comme deux chiens autour d'un os luisant, je ne savais plus le vrai du faux, je ne savais plus si je devais haïr cette étrangeté parlante ou simplement la prendre dans mes bras pour ne plus la lâcher et le pire de tout, je ne savais pas du tout comment répondre à cette question. Comment était-ce venu ? Comment tant de peurs et d'hésitations avaient trouvé le chemin jusqu'à ma poitrine et mes tripes ? Comment avais-je déserté la route de ceux qui osent ?

Adma - Tu ne vois pas ? Ce n'est pas grave, ça reviendra. Partons d'ici tout d'abord et allons discuter là où tu seras tranquille.

Sans prendre en compte mon état de nerfs, il s'avança vers moi, long et d'un bleu presque translucide dégageant des ombres d'os, rapidement, trop rapidement, je sentis qu'il s'était enroulé tout autour de moi, comme une femme. Une désagréable sensation de brûlure se propagea sur tout mon corps, j'avais l'impression de prendre feu. Puis le silence et de nouveau la stupeur à son point culminant.

dimanche 20 septembre 2009

La vie, la mort, les chapeaux de paille

Je me dois de le faire, pour moi et tous les autres. Je me dois de le faire pour donner du poids à cette vague qui brume mes yeux. Je me dois de le faire pour toutes ces petites choses qui m'ennuient, pour tous ces textes sans saveur ni sens qui se trémoussent dans le vent des médias. Je me dois de le faire pour l'apogée, pour me sentir vidé et ne plus rien avoir d'autre à faire que de mourir dans la joie. Je me dois de le faire pour tous ces silences qui en disent long. Je me dois de le faire parce que je me recroqueville trop souvent dans mon lit comme un morceau de douleur. Je me dois de le faire pour donner toute la mesure du ciel, des mers et des poitrines. Je me dois de le faire pour rester en place devant ma glace, pour bouffer les incrédules. Je me dois de le faire pour ne pas m'envoler. S'envoler c'est disparaître dans la foule, céder, serrer la main du tyran et ne plus vouloir la briser. Je suis une manta fatiguée qui balaie les fonds marins d'épave en épave sans jamais s'arêter. Je me dois de le faire pour faire remonter l'épave, qu'elle sente et qu'on se bouche le nez. Je me dois de le faire parce que je ne veux plus aller dans ces pays de fatigue, dans ces horizons mornes et sans verdure, sur ces places privées de soleil. Je me dois de le faire pour que l'on m'emprisonne et que je n'ai rien à regretter du dehors, tellement j'aurais fait, tellement j'aurais conçu. Je me dois de le faire pour ces familles entières qui sont mortes sur mon dos, de la mine à la retraite anticipée, pour tous ces gosses déjà trentenaires qui n'attendent que mon signal pour ouvrir le feu. C'est ainsi que je dois vivre en portant la misère des miens et en ayant comme peinture de guerre les larmes de ma mère. Je me dois de le faire parce que mes mains sont faites pour ça, elles sont longues mes mains, tout un poème, elles doivent en écrire sinon elles vont tomber. Je me dois de le faire car je le fais toujours, lorsque mon regard triste égratigne la campagne ou la grimace des chiens, lorsque je me réveille et que mes premières idées se font avec de l'encre. Je dois remplir des pages pour toutes les émotions, bléssées ou en suspens, qui flottent autour de moi, ce sont elles mes microbes à moi et quand j'écris, je deviens malade et donc plein d'une toute nouvelle vie. Malade comme un chien cette fois-ci sans grimace, je touche enfin à la volonté. Cette même volonté qui tue, escroque ou plante des citadelles. La volonté du noir que d'être blanc, la volonté du blanc que d'être beau. Quand je suis malade et donc quand j'écris, je ne suis plus tout à fait loin de comprendre comment tout génocide a pu être possible, je ne suis plus tout à fait loin d'Hitler et de son grand sérieux. Car comme je recompose, les voix et les couleurs, je décompose aussi les idées et les gestes. Je suis la souris du monde en équilibre. Je suis le point noir sur les visages idiots des gens de mon village. Je suis ce bout d'espace au plafond d'une mansarde. Ce bout d'espace qu'on ne comprend pas mais qui est là et qui fait que l'on se sent mystérieusement bien à son endroit. Je suis une main coupée pour des diamants de sang, je suis le corps congelé de Marina pensant à ses parents. Il n'y a plus d'entre-deux à ce moment-là, le futur disparaît, il n'y a que l'instant frais et sans cesse poignardé, il n'y a que mon Cerveau qui existe à l'instant, confectionnant des phrases qui me semblent idéales. Car c'est bien l'idéal que tout cela, que cette intensité, je rêverais de pouvoir vivre toujours au même tiempo mais ça m'est impossible, j'ai trop peur de ne pas revenir, de voir la rive se perdre, de ne plus lire mon prochain dans les yeux de mon prochain. Alors quand sonne l'éclair, l'enfantement des peines, je suis au moins heureux d'avoir ce talent-là, celui de penser à des choses aussi confuses, aussi risquées, aussi folles, tutoyant la destruction à chaque nouvelle lettre. La destruction c'est en revenir aussi, ne plus avoir en soi l'énergie nécessaire à toute création, cesser d'aimer et d'haïr en même temps ce qu'on fait ou ce qu'on ne fait pas. Le fil est trop mince, la littérature trop belle, les trappes y ont le champ libre. Avis à ceux qui me suivraient, il faut comprendre c'est à dire prendre avec soi, le fait qu'en Art c'est bel et bien la fausse bonne idée qui a carte blanche et non l'artiste. Nous ne sommes libres de rien pas même de savoir ce que l'on fait, nous sommes comme vous, des lunes qui passent, des soleils qui explosent, notre seule différence c'est que nous ne pouvons pas...vivre en silence.

A retenir :

Ouvrir le feu
Vivre en silence

écrit lors de LA JOURNEE MONDIALE POUR LA PAIX
pour peu qu'on s'en souvienne

lundi 7 septembre 2009

Que brille sur toi ces diamants fous

Le truc est là.
J'aimerais écrire un poème amoureux.
Poème pour forme courte, amoureux parce qu'il évoque une femme.
Mais voilà, tout comme * je n'ai personne à qui penser.
Pas même une brune.
Mes rencontres s'évanouissent et je rencontre peu.
Alors c'est décidé, j'écrirais ce poème, "que brille sur toi ces diamants fous"
Au moment-même où j'aurais une douceur en tête.
Oui, la prochaine, elle y aura droit.

dimanche 6 septembre 2009

The Octopus, page §

Toute cette réflexion m'étouffait. J'avais envie d'être nostalgique mais je n'arrivais qu'à être triste. Je me disais que ma vie ne pouvait plus être qu'une succession d'évènements malheureux, gris et dénués de sens. On a trop tendance à glorifier l'absurde pour se dire que le seul absurde valable est celui qui garde un sens, une signification, quelque chose qui le fait exister dans les yeux des filles ou dans le cerveau des poètes. J'avais besoin d'air, d'aller dans des jardins inconnus à la nuit tombée et d'y découvrir des lumières, des odeurs. J'avais une faim d'inconnu et pour une fois, mon coeur ne trouvait plus rien à grapiller au creux de mon estomac pour m'en distraire. Je devais faire être autre chose, fuir la banalité écrasante d'une vie qui ne dit rien, qui se tait et meurt. J'allais quitter le silence et l'anonymat, devenir quelqu'un pour ce monde, une personnalité. Quand on parlera de moi, on aura au moins une dizaine d'adjectifs clairs et précis pour me décrire. J'allais m'écrire. De mon quartier, je ne connaissais que la rue gauche, rue que je montais pour rejoindre le métro ou un restaurateur chinois dans lequel je prenais toujours la même chose, toujours à emporter. Je pris la rue droite, elle descendait, forcément, ma marche, elle, commençait à peine. Des artères nouvelles s'offraient à moi pas après pas, les trottoirs s'élargissaient ou rétrécissaient sous mes pieds convaincus. Les fenêtres allumées promettaient des vies et des histoires auxquelles je ne songeais plus et, petit à petit, ces fenêtres dévoilèrent un monde, un champ infini de possibilités dont je m'étais écarté depuis tant de temps. Je n'étais plus triste, ni nostalgique, j'avais envie d'être, avec ou sans Adma. C'est alors que je sentais toutes ces forces en moi que je me suis trouvé devant la petite porte grillagée du square Ozanam, un square à l'ombre d'une église dont le nom m'échappe encore aujourd'hui. J'ai poussé cette petite porte et après une heure de marche, je me suis assis, transi de curiosité et de fatigue. Il devait être 23h et je savais qu'il fallait que je rentre avec l'aube pour qu'il se passe quelque chose. J'ai commencé par regarder ce mur de vieilles pierres s'étalant devant moi, et plus je le regardais, plus avec mes yeux je peignais de choses dessus, des mots, des expressions, des couleurs. Des appels magnifiques vers d'autres yeux qui passeraient. Ces mots étaient écrits avec toutes les teintes de rouge, de bordeau et de violet que je pouvais imaginer, il y avait aussi des dessins d'enfants qui voltigeaient dans ma tête et qui sur ce mur prennaient toute leur consistance. J'avais envie d'écrire Adma aussi. J'avais envie de plaquer ma main dessus et de siffler une fois pour qu'il me rejoigne et que je lui dise tout cela, peut-être qu'il comprendrait. J'étais enthousiaste, j'étais invincible, inventant des trésors de beauté sur cette façade nue et polie par les siècles. Je voulais que l'on sache que je pouvais faire l'amour comme personne, que mes baisers étaient vrais, durs et concentrés. Je voulais que l'on sache que j'avais le coeur pur. Le temps passait, il faisait froid maintenant, mon instinct de survie ne s'est pourtant pas réveillé, il ne m'a proposé de rentrer chez moi et de prendre un thé gris avant de me glisser dans mon lit et de penser à tout ça, c'était quand même déjà quelque chose. Non, je suis reparti de plus belle, il était minuit passé quand je suis rentré dans ce bar curieusement éclairé. La clientèle y était comme drapé d'une douce aura et c'est avec un sourire non feint que l'on m'a demandé ce que je voulais prendre. Une bière blanche, ai-je répondu très simplement, la bière étant un souvenir d'enfance d'une heure où mes parents partaient et m'emmenaient encore en ballade le dimanche. Ce devait être en juin, nous étions sur une place ensoleillée à merveille et alors que les oreilles du serveur attendait après mes mots, j'avais là aussi dit très simplement : Une bière blanche. C'est que j'avais écumé toutes les saveurs de grenadine, de chocolat, de limonade et que mon palais réclamait autre chose. J'aurais dû plus m'attacher à ce souvenir car pour une fois, j'avais décidé d'aller ailleurs sans craindre la réaction de mes parents face à un choix pour adulte, et bizarrement, ils s'étaient contentés de sourire, ne me jugeant en rien. Elle glissa contre ma langue et mes dents comme le font certaines femmes, c'est ce que je me disais et je me sentais beau, fort, orgueilleux et un peu libre car je faisais une entorse à ma réalité et cela n'avait l'air de chiffoner personne. La nouvelle bière blanche arriva et elle glissa elle-aussi, cependant, elle n'eut pas le même goût de grâce. J'avais connu quelques femmes entre deux et jamais en effet, je n'avais senti la chaude tendresse de la bière lors de nos embrassades. Ne pouvant m'avouer que j'avais peut-être surestimé le talent des femmes, cette déception ne me fit dire qu'une chose : elle me manquait. J'essayais ensuite de voir la rue droite de mes amours mais je n'y voyais rien ni personne, en vérité, cela devait bien faire cinq ans que je n'avais plus été amoureux que des passantes. Cela devait bien faire cinq ans que je ne m'étais pas jeté à l'eau avec une femme. Ce constat m'attrista et fit revenir le gris dans mes idées, le gris éternel d'une existence sans saveur, le gris des jours fades, de ceux où l'on avale sa nourriture avec peine comme lors d'un chagrin d'amour, j'étais moi aussi en plein chagrin d'amour mais vis à vis d'aucune précisément, seulement vis à vis de toutes noyées dans le flou. Le flou c'est la méconnaissance et du nom et de l'adresse, et du sourire et des courbes, j'avais été amoureux d'une femme que j'avais oublié et la seule chose qui me revienne, c'est qu'elle avait un goût de bière blanche. Une paire de larmes, comme des lentilles, recouvraient mes yeux. J'essayais de les faire passer en observant autour de moi les femmes de sortie. C'était peine perdue, il n'y avait que des hommes aux fronts barrés et à la mine interdite, il n'y avait que des gens tristes qui n'avaient pas envie de s'endormir avec tant de tristesse dans le ventre, parce qu'elle pousse au suicide, à la folie ou à pire. Alors ils boivent pour faire venir l'éclair, cet éclair qu'ils embrasseront avant de se coucher, cet éclair qui bien souvent ne ressemble qu'à l'ivresse. Ainsi je suis comme eux, triste à mourir dans une ville aimante. Mais moi j'ai Adma me disais-je en plaisantant, à moitié honteux, à moitié misérable, je me disais avec un sourire fou : moi je ne suis pas seul, je peux quand je l'entends retrouver un être imaginaire et bleu, ensemble, on peut parler base-ball et célibat, on peut faire des plans pour le futur et se marrer comme des baleines, oui, au moins j'ai Adma, quand je veux, quelle bêtise ! quelle misère ! Je n'avais rien d'autre que ma folie pour tromper la solitude, voilà ce que quelques années d'inaction peuvent faire d'un homme, aussi cultivé soit-il. Les bières s'enchaînaient, le temps coulait, la lumière artificielle des rues diminuait tandis que le jour se préparait. Les chaises commencèrent à être retournées sur les tables, on fermait, on n'eut rien à me dire pour que je parte. D'ailleurs, on ne m'a rien dit pendant toute cette nuit, on m'a laissé boire, j'avais espéré pouvoir intéresser un serveur curieux ou une bonne âme et pouvoir sous la demande déballer mes états d'âme. Il n'en avait rien été, que du silence, et je n'avais rien fait pour qu'il s'en aille. Dans le faux jour, la rue était fraîche comme après la pluie, il ne s'était pas passé grand chose finalement, si, j'avais repensé aux femmes et à leur absence avec sérieux et sans me voiler la face. Ne le faisais-je déjà pas tous les trimestres, un soir comme ça, où je n'arrive pas à dormir et où elles me reviennent ? Ce qui me fait rire et montre bien l'étendue de ma déconvenue, c'est que je n'ai pensé qu'à celles du passé et que pas même une fois le visage de Mérédith est venu éclaircir le mien. Cette petite n'était rien en fin de compte. Elle était belle c'est sûr et tout ce qu'il y a de plus attirant mais pas plus qu'une Hepburn sur le glacé des magazines.

Je me suis perdu en chemin et c'est presque une course que je dûs faire pour rejoindre le square de tout à l'heure. J'avais en effet dans l'esprit d'assister au lever du jour tout près de cette église, sur mon petit banc de pierre, pour voir les rayons du soleil transpercer le vitrail. Il me fallut quelques minutes pour comprendre que la lumière qui convenait à cette église était celle de midi et qu'à cette heure-ci, je ne verrais que du jaune s'écrasant sur du verre. Déçu par ce moment en demi-teinte, et c'était le cas de le dire, je passais quand même saluer le mur sur lequel j'avais écrit tant de choses sans pour autant bouger d'un pouce. Je restais une minute face à lui me demandant ce que pouvait bien me réserver demain, il était toujours dans l'ombre mais il suffit que je cligne une fois des yeux pour qu'une large vague de jour le frappe de plein fouet.

Le mot stupéfaction n'était pas suffisant pour exprimer mon état de nerfs à ce moment précis car en effet, sous le jour en pagaille et sur cette vieille pierre, se trouvaient repris à l'identique, tous les mots, couleurs, dessins d'enfant et autres appels à l'aide que mon regard avait pensé sans pour autant les faire. Dieu que c'était beau, tout ce rouge, tout ce blanc et tous ces mots d'amour écrits avec les doigts, ces silhouettes merveilleuses tracées comme au fusain, ces "je ne veux pas te perdre", ces longues frises bordeaux qui filaient jusqu'au ciel, ce soleil gros et jaune rempli au crayon de couleur et mis en haut à droite, ces bleus venus de fontaines perdues, ce blond vénitien pour du blé à peine griffoné, ces arabesques à l'orientale, ces "je t'aimerais toujours" et en bas comme une signature, un nom, celui d'Adma.

Poussées par toutes ces splendeurs à l'unisson, ma main se posa sur le froid de la pierre et ma bouche, rose et bleue, siffla une longue fois.

samedi 5 septembre 2009

Double foyer

Dans une vie, on vit deux fois, une fois à l'intérieur avec nous-même et une autre avec autrui et l'idée qu'il se fait de vous. Et malgré la meilleure convergence entre ces deux êtres, on peut être sûr d'une chose, c'est qu'on ne maîtrise rien.

Idée à suivre : du jour au lendemain, un ami part, disparait, s'en va sans que personne n'en sache rien, sans aucune trace. son meilleur ami, brode les possibilités pour distraire sa tristesse.

- idée venue en regardant Une affaire privée de Guillaume Nicloux, qui n'est encore une fois pas un chef d'oeuvre mais tout au moins une oeuvre, avec un univers, avec ses codes, ses références, ses auto-références, sa famille (Daroussin et Arelstrup en tête) et son grain, encore une fois, une singularité pour un film de genre dans le cinéma français, il paraît que ça se fait rare, et bien non, regardez Nicloux et vous verrez que c'est possible.

La Pieuvre est belle et bien au bout de mes doigts mais elle se tait comme moi.

J'aime mon chat.