lundi 23 avril 2012
Un rêve interminable
Sur le sol, cette large flaque de sang qui se dessine n'est pas là par ma faute. Quelqu'un d'autre que moi à éventrer la nuit ; je ne fais que me servir des restes...
Je les sale avec l'ennui, je les sucre en me souvenant de sa beauté passée...
et elle va, s'élargissant, emplissant les rainures du carrelage avant de bercer mes pieds, nus et grossiers.
La densité et la couleur de ce sang-là diffèrent d'avec mes habitudes, il a beaucoup plus de fluidité, davantage de vitesse et son légendaire teint de viande semble s'être obscurci. Ce n'est plus qu'un vaste miroir d'encre à la surface duquel quelques étoiles nagent...
Quant à la lune, elle est absente. Elle a sans doute été gardé par l'éventreur du soir, pour l'une de ses expériences, pour qu'il la gratte et l'étudie, à la recherche de cet Art...
Interminable, de cette mélancolie...
Pure et intense, possédée par toi seule.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire